jeudi 28 janvier 2016

Quand langues et cultures se conjuguent au local et à l’international….




La connaissance, voire la maîtrise de la spécificité locale de l’alsacien est un gage d’ouverture au monde : Isabelle  DIETRICH-SCHOEPFER, ancienne élève et Directrice de l’office pour la langue et la culture d’Alsace (OLCA) de Strasbourg, est venue présenter les missions de l’OLCA et exposer les spécificités linguistiques de l’Alsace.   ’s Elsassische, wie’s hit geredt wùrd, wie’s sich entwìckelt het, ùn wàs m’r ìn de Zükùnft stràtegisch màche kànn.

Par ailleurs, tant sur le site de Lucie Berger que celui de Jean Sturm, l’enseignement des langues étrangères se conjugue avec la connaissance des locuteurs et de leur culture.
Les voyages de découverte y participent fortement et plus encore les séjours en immersion dans les familles, de durée variable pouvant atteindre 3 mois dans une année scolaire, suivant un programme adapté.

Quels projets internationaux (une semaine ou plus) pour l’année en cours  ?
·                                  - Séjour à Venise (Italie)
·                                 -  Séjour en Ecosse (Royaume-Uni)
·                                  - Séjour à Vienne (Autriche)
·                                   - Echange avec la Westminster School d’Atlanta (USA)
·                                   - Echange avec le Rajkumar College de Rajkot (Inde)
·                                   - Echange avec le lycée d’Alpedrete près de Madrid (Espagne)
·                                   - Echange avec Haberdashers d’Elstree (Royaume Uni)
·                                  -   Echange avec l’école internationale de San Francisco (Etats-Unis)
·                                  -   Echange avec le Französisches Gymnasium de Berlin (Allemagne)
·                                  -   Echange avec l’Ev. Schule de Frohnau à Berlin (Allemagne)
·                                  -   Echange avec la Christchurch High School (Nouvelle Zélande)
·                                  -   Echange avec l’Ecole Internationale des Langues de Nanjing (Chine)
Des Gymnasiens participent aussi au voyage au Népal pour participer à la reconstruction de l’école de Lubra, ravagée par un tremblement de terre.

A cela s’ajoute les programmes spécifiques mis en place avec les écoles partenaires chinoise et indienne, les échanges de famille à famille comme par exemple: 

迎接挑战   Prendre part au défi
 IMG_0368 
Ces trois élèves chinoises de l’école  des langues de Nanjing ont pris part au défi de venir 3 mois en France.  Elles viennent de prendre le vol retour vers leur pays. 
A présent Salomé Feigenbrugel de 2°2  participe au voyage retour vers Nanjing. A son tour, elle va vivre une immersion de 3 mois en Chine.  Tous nos vœux de réussite accompagnent Salomé dans cette initiative.   

 

Elsa Dollinger et Clémence Ehret 1°S3,  accueilleront leur correspondantes respectives, Celine Dewhirst et Holly Armstrong du lycée St Hilda’s, Dunedin et Marie Navarre 2°1 accueillera Emily Gardiner, du Lycée Villa Maria, Christchurch, Nouvelle Zélande. Elles suivront les cours en immersion avec les élèves français pendant un mois et demi. 



Retours d'expériences et de vécus

Symbole de la transmission illustrant un livre de Jean Sturm: 
les fleurs et leurs racines

L’association des Alumni souhaite accompagner la formation des jeunes Gymnasiens par l’expérience de ses membres sous diverses formes, à la sollicitation des professeurs ou lors de journées d’informations organisées par le Gymnase avec l’API (Association des parents d’élèves).

Ainsi, ces dernières semaines, les « midis de l’orientation » ont permis à d'anciens élèves de venir présenter, entre autres:
·         Le double diplôme de droit franco-anglais de l'université de Strasbourg et de Leicester par Léa MALFRAIT
·         la HULT International Business de San Francisco par Charlotte EDER
·         la Prépa Cachan spécialité Droit / Lycée Cassin par Lucie LEFEBVRE
·         l’Université Mc Gill, sciences politiques et histoire de l’art par Louise KRONENBERGER
·         la Faculté de Droit de Strasbourg  par Mélina BROLLI et Olga ANDREOTTI
·         la Prépa ECE Kléber par  Céline CAPONE
·         le Master Démographie par  Jules KLERLEIN
·         l’Ecole de Commerce NEOMA à Reims par Mélanie FRISON et Alexia HEBERLE
·         le D.U.T. Gestion des Entreprises et Administrations (G.E.A.) à Schiltigheim  par Léontine CUNY.
·         l’université de Bath au Royaume Uni  par Otilia ONEA
·         Le double diplôme de droit franco-anglais de l'université de Strasbourg et de Leicester par Raphaël LAURAIN

Clelia SEYFRIED est venue  témoigner de ses 2 années de classe préparatoire ECS au Lycée Henri IV puis de son Master 2 à l'ESSEC.  Spécialisée en stratégie marketing, Clelia vient d'achever un stage au siège de Louis Vuitton en Sales Merchandising et en « Buisness Analyse » dans le département Maroquinerie Femme. Elle se destine maintenant à un double diplôme à Mannheim en économie et management.

De même, nombreux ont été ceux qui sont venus, avec les parents d’élèves, présenter leur profession lors de la 6ème édition de la « Découverte des métiers », proposée aux élèves des classes de seconde et de troisième le samedi 23 janvier 2016. 19 secteurs d'activités ont pu ainsi être mieux approchés.


Merci aux professeurs et parents qui organisent et à tous ceux qui s’engagent dans ce compagnonnage concret !

jeudi 7 janvier 2016

L'IB, un autre bac au Gymnase



Le Gymnase se prépare à ouvrir une nouvelle classe de première et terminale, préparant au bac international. Une offre éducative jusqu'ici inédite à Strasbourg, dans le prolongement de la filière bilingue anglaise.
Strasbourg va vraisemblablement devenir la ville de province avec l’offre éducative internationale la plus variée dans le secondaire. Aux formations qui existent déjà (lire ci-dessous) devrait s’ajouter en septembre 2017 la préparation du bac international (International Baccalaureate ou IB), pour laquelle candidate le Gymnase Jean Sturm.
Pour l’instant, les plus proches établissements proposant ce diplôme reconnu dans le monde entier se situent à Paris, Lille ou Lyon. Il en existe seulement 13 en France, mais 70 en Allemagne et 4 200 sur la planète. Né à Genève en 1968, ce cursus apatride s’était donné pour ambition de « créer un monde meilleur à travers l’enseignement ».

« L’élève peut construire un contenu adapté à son projet »
« Ces programmes encouragent les élèves de tout pays à apprendre activement tout au long de leur vie, à être empreints de compassion et à comprendre que les autres, en étant différents, puissent aussi être dans le vrai », déclare l’organisation dans sa mission. Des mots qui résonnent avec les valeurs humanistes du Gymnase, explique son directeur Guy Mielcarek, et plus largement avec l’une des priorités de l’éducation nationale depuis le choc des attentats.
Si sa candidature est bien validée (ce qui devrait intervenir au plus tard en janvier 2017), l’établissement compte scolariser une quinzaine d’élèves en première et une autre quinzaine en terminale en 2017-2018.


« L’élève peut construire le contenu du bac adapté à son projet », explique Janel Hooven-Boulogne, chargée de mission à Sturm. Chacun doit choisir six cours dans cinq ou six grands domaines, à des niveaux différents, en français et en anglais. En plus de ces connaissances « à la carte », un tronc commun les fait réfléchir sur la façon de construire le savoir, rédiger un mémoire sur une recherche personnelle et participer au programme « créativité, action, service », qui s’étendra d’ailleurs à tous les élèves du Gymnase. Ce module permet de valoriser un engagement associatif, une activité physique ou une exploration artistique, en faisant réfléchir les jeunes à ce qu’ils font d’eux-mêmes en dehors des cours.

C’est la section bilingue anglaise qui a déclenché ce projet de bac international à Sturm. Scolarisant 140 élèves du CP à la terminale, sous contrat avec l’État pour sa partie francophone, elle s’appuie sur une pédagogie anglo-saxonne, notamment en travaillant par projets et non par matières. Sauf qu’arrivés en seconde, les élèves découvrent « le système à la française ». Sa norme en rassure certains, « mais d’autres vont passer une énergie folle à résister à un système qui ne leur convient pas », explique Janel Hooven-Boulogne. Or, le sésame pour les études supérieures reste un « bon » bac. Qu’il soit français ou international. Les élèves de la section pourront donc choisir celui qui correspondra le mieux à ce qu’ils sont et aux études qu’ils veulent poursuivre. Et l’option sera ouverte à d’autres jeunes (avec un bon niveau d’anglais) qui misent sur une éducation internationale. 

Appel aux dons et au mécénat

Ouvrir un programme du bac international en France relève du défi financier : l’État ne délivrant qu’un diplôme de fin d’études secondaires (le bac français), l’IB se fait forcément dans le privé et hors contrat, donc sans prise en charge du salaire des professeurs.
Les frais d’écolage pourraient donc se monter à 13 000 € ou 15 000 € par an au lieu de revenir à environ 500 € comme pour les autres élèves du Gymnase. Certaines familles, dont les enfants partent étudier à l’étranger après le bac (entre 10 et 25 jeunes de Sturm chaque année), considéreront que sur deux ans (première et terminale), il s’agit d’un « investissement raisonné », comme le défend l’Américaine responsable de la section.
Mais il faut aussi financer les formations des professeurs et les aménagements. Le Gymnase a donc lancé un appel aux donateurs privés et aux mécènes. Ses statuts permettent de recevoir des dons et legs, dans le cadre de l’impôt sur le revenu et de l’impôt de solidarité sur la fortune, ouvrant à des déductions de 66 % et 75 % prévues par la loi.

Pour tout renseignement au sujet des dons, contacter arnaud.damery@legymnase.eu


À Strasbourg, l’éducation internationale a plusieurs cartes

Souvent, on les confond. Les cursus internationaux dans le secondaire sont déjà nombreux à Strasbourg, mais tous différents.

L’école européenne. Après sept ans d’existence à Strasbourg, elle a fait sa rentrée cette année en site propre à la Robertsau, avec plus d’un millier d’élèves répartis dans trois filières : francophone, anglophone et germanophone. Entièrement financée par la France, unique dans le pays, elle applique un programme européen très distinct de celui de l’Éducation nationale, avec une pédagogie d’inspiration anglo-saxonne (assez proche de celle du bac international). Son cursus mène au bac européen, un diplôme spécifique. Bien que publique et gratuite, l’école inscrit en priorité les enfants du personnel des institutions européennes ou internationales ou diplomatiques.

Les sections internationales. De la maternelle au bac, elles offrent un enseignement public soutenu dans la langue de la section et permettent à des étrangers de mieux s’adapter au système français tout comme à des Français de s’ouvrir au monde, à condition de réussir les examens de langue. C’est au lycée des Pontonniers que se termine le cursus, en section anglaise, espagnole, italienne, polonaise et russe (la première de France). Ces élèves passent le bac L, ES ou S, mais avec une épreuve supplémentaire en langue étrangère qui leur donne l’option internationale au bac (OIB) à ne pas confondre avec l’IB, le bac international. Au niveau sixième, le collège Vauban pourrait ouvrir en septembre pour décharger celui de l’Esplanade.

L’abibac. Il s’adresse à ceux qui ont suivi l’enseignement bilingue franco-allemand, disponible dès la maternelle sur de nombreux sites publics strasbourgeois (et dans le privé à Sturm et Saint-Etienne), mais aussi aux élèves de la section internationale allemande des Pontonniers ou aux bons lycéens en allemand. Avec trois épreuves supplémentaires en allemand, le lycéen obtiendra simultanément les diplômes du bac et de l’Abitur. Il peut échouer au second et obtenir le premier, mais pas l’inverse.




vendredi 18 décembre 2015

La 3ème dimension


Le biomimétisme




L’équipe de Technologie du Gymnase Jean Sturm est maintenant dotée d’une nouvelle imprimante 3D BQ WitBox. Petit bijou de Technologie, cette imprimante 3D à grand volume d’impression, permet de réaliser des pièces en différents matériaux notamment : en plastique PLA, en bambou, en cuivre ou en plastique mou. Grâce à ce nouvel équipement, les élèves vont découvrir le prototypage rapide dans le cadre de projets innovants et à la pointe de la technologie.

En classe de 3ème
Les élèves se sont lancés dans un projet de bio mimétisme. Le bio mimétisme est le fait de s’inspirer du vivant afin d’améliorer et de réaliser des objets plus performants, le terme est apparu pour la première fois dans l’ouvrage de Janine M Benyus: « biomimétisme : quand la nature inspire des innovations durables». Leur projet consiste à réaliser un robot marcheur de télésurveillance, s’inspirant du monde des  insectes.
Par ailleurs, les élèves vont concevoir et réaliser des pièces de robots afin que ce dernier réalise des actions complexes, comme par exemple : 
 - Attraper et soulever un objet vers une zone définie
              - Déplacer un objet en suivant une trajectoire.
L’objectif est d’étudier le fonctionnement des robots qui nous entourent de plus en plus comme les robots aspirateurs par exemple.

La BQ WitBox

En classe de 4ème
Les élèves vont concevoir et réaliser en impression 3D des éléments permettant d’automatiser la mini serre présente en salle de technologie.
Au programme sur les deux niveaux : Conception assistée par ordinateur , impression 3D, programmation en langage C et langage picaxe, Programmation en langage python sur carte Raspberry pi
 L’équipe pédagogique de Technologie du Gymnase :

Mme Hanne, M. Nominé,  M. Baert 

Adventsrätsel












 Le réseau PASCH, dont le Gymnase fait partie en tant que "DSD-Schule" (école préparant au Deusche Sprachdiplom), organise un concours  sous la forme d'un calendrier de l'Avent. Sur le site de PASCH « Partner der Zukunft »






se trouve un calendrier, où chaque jour représente un établissement appartenant au réseau. Il en existe dans le monde entier.
Le Gymnase est cette année l'un des 24 établissements internationaux dont les élèves sont appelés à deviner le nom. Le portrait de l'établissement, déjà présent sur le réseau depuis quelques années et réactualisé, y est affiché.

 Contact: Mme Jouanneau-Hedinger

Un mobile qui mobilise



Installation géante des élèves de seconde

Plus de 600 images composent « Imagine », au Gymnase. L’œuvre réunit les images qui parlent aux élèves de seconde.

 « Quand je suis entrée lundi matin, j’ai été émerveillée, j’ai trouvé ça sublime », s’extasie Laura Sgambati, qui enseigne les sciences économiques et sociales au Gymnase Sturm, à Strasbourg. Sur trois étages de hauteur, la cage de l’escalier monumental sert d’écrin à une création de la trentaine d’élèves de seconde suivant l’option « arts plastiques ».
Intitulé « Imagine », le mobile géant fait tournoyer plus de 600 images collées sur des cartons gris. Dans les huit classes de seconde, chaque lycéen de l’option a proposé à ses camarades de fournir, de manière anonyme et volontaire, une ou plusieurs images « qui les interpellent ».

« Un tourbillon de pensée »
Jouant avec la lumière, se montrent aléatoirement un hamburger, David Bowie, un dauphin, un Rubik’s cube, un tableau de Klimt, le Taj Mahal, le massacre de Tian’anmen, un Teletubbies, la saisissante affiche en noir et blanc de la saison du TNS, un dessin d’enfant et les mots malhabilement écrits « papa », « maman », et plusieurs fois la photo du petit Alan (initialement orthographié Aylan), ce petit Syrien d’origine kurde mort noyé en Turquie.
« C’est un tourbillon de pensées », résume Sauveur Pascual, le prof d’arts plastiques à l’origine du projet. « Il y a des bouts de réalité qui nous échappent parfois, pour des ados », réfléchit-il à haute voix en contemplant certaines images tournant doucement. « Il ne se dégage pas une impression de pessimisme, c’est extrêmement réconfortant », estime-t-il.
Avec ce travail, les lycéens se sont initiés à la démarche de projet, laissant une part de hasard dans la mise en espace. « Ce qui semble insignifiant au départ peut prendre sens parce qu’on lui a donné cette dimension artistique », explique celui qui plaide pour « inscrire les arts plastiques dans le domaine du champ social ».
L’équipe d’élèves a passé une bonne partie de son samedi à mettre en place toutes les suspensions.
Jeunes et enseignants s’arrêtent au hasard d’une image, se mettent à échanger entre deux marches. « On a créé beaucoup de lien social », sourit Sauveur Pascual. Ce qu’il souhaite : « Rendre nos élèves responsables du monde qui les entoure. »
Extraits de Ch. Dorn_DNA 2 décembre 2015

Duwig Adèle 2°7 et Suvanto Eeva 2°3, actrices du projet témoignent :
Pour commencer, nous avons demandé à nos camarades de classe et à notre entourage personnel de rapporter une ou plusieurs images qui les ont interpelés.
Il n'y avait pas de thème précis, les images ont été remises individuellement sous enveloppe anonyme. Ce travail artistique  est le résultat d'une participation collective, permettant d'exprimer les émotions de chacun. Toutes ces images ont été suspendues sous forme d'installation,  dans l'escalier monumental, en faisant jouer le hasard.
Imagine est un tourbillon de pensées ...

Pierre Antony au CNRS
















J-F Surmin, professeur de SVT au Gymnase jusqu’en 2009, témoigne de la grande joie d’avoir été invité, début décembre, à une cérémonie rare: la soutenance « d'Habilitation à Diriger les Recherches" de Pierre Antony.

Cet ancien élève du Gymnase a une carrière de chercheur exemplaire car il souffre d'une maladie invalidante; malgré ce lourd handicap il a réussi à montrer auprès de l'Université Louis Pasteur, puis le l'IGBMC de Strasbourg, ainsi que l'Université VanderBilt de Memphis, ses capacités de travail qui ont abouti à cette soutenance.
Ce jeune ingénieur-docteur du CNRS est d'un enthousiasme débordant, J-F Surmin en veut pour preuve ses interventions auprès de ses élèves lorsqu’il était encore en activité au Gymnase.
Après sa soutenance, Pierre Antony a organisé un symposium dont il a dirigé les débats sur le thème: Lipids and Lipidomics in Health and Diseases. 

Il est depuis peu secrétaire de la Société de Biologie de Strasbourg, qui a pour objet la diffusion et la promotion du savoir scientifique en biologie


Les Alumni se réjouissent de ce beau parcours et en félicite vivement Pierre Antony.

Elèves engagés

Invitation à la remise des prix de 1789
















Le 17 octobre dernier, l'Association des Alumni a participé à la remise des prix du Gymnase. L'Association, représentée par Anne Pascual, Adèle Riou et Sophia Huynh-Quan-Chiêu, a choisi de distinguer trois élèves pour leur engagement vis-à-vis des autres et leur savoir-être en communauté. 

Les Alumni du Gymnase souhaitent mettre en valeur des personnalités et des actions qui sortent du cadre purement académique. C'est grâce à des choix courageux, altruistes et originaux dans leur quotidien, que les élèves d'aujourd'hui deviendront les acteurs engagés de demain. 


 - Stéphanie SUTEU s'est engagée auprès de ses camarades pour soutenir l'Action de Noël. Elle a su mobiliser de très nombreux élèves des différentes classes de lycée, ce qui a facilité la préparation et la distribution des cadeaux. Son engouement a permis de doubler le nombre de cadeaux destinés aux enfants du quartier de Cronenbourg.

 - Olivier VOLKRINGER, très sensible et attentionné vis à vis des autres, a soutenu et aidé un élève en difficulté tout au long de l'année scolaire. Son écoute et sa persévérance ont été remarquables.

 - Lilian GROSS s'est fortement impliqué au sein du Conseil de la Vie Lycéenne. Son travail de rédaction très minutieux a permis une visibilité de plus en plus pertinente des actions et
des projets menés.

Ces trois élèves méritants, qui ont su donner l'exemple, se sont vu offrir un chèque-cadeau Fnac. Au-delà même du plaisir à remettre ces trois prix, les membres de l'Association qui étaient présentes à la cérémonie ont éprouvé une forme de nostalgie. En effet, quelle émulation, quelle fierté n'auraient-elles pas ressenties, si, élèves, elles avaient pu elles aussi vivre ce moment !

Cet agréable moment fut également l'occasion de faire connaitre, grâce à l’intervention remarquée de Sophia Huynh-Quan-Chiêu, les actions de l'Association Gymnase Alumni aux nombreux élèves, parents et amis présents dans l'amphithéâtre de l'Ecole de Management de Strasbourg.


Vivement l'année prochaine !

En action pour Noël




De nombreux Gymnasiens se sont engagés dans une très concrète « action de Noël », accompagnés de professeurs et animateurs.

Au sous-sol de la paroisse protestante de Cronenbourg-Cité, domaine de l’association Les Disciples, sont entassés des centaines de sacs remplis de cadeaux. Chacun d’entre eux est destiné à un enfant du quartier, dont le prénom est inscrit sur le paquet… Et, sauf exception, chacun trouvera son destinataire : le système est très bien rodé.

« C’est la 35année que Les Disciples organisent cette opération de Noël ; les familles sont repérées au travers de notre action sociale : le vestiaire, la banque alimentaire ou le soutien scolaire », explique Marc Ostertag, coordinateur de l’association. « Le cadeau, c’est le moyen, mais le véritable objectif, c’est la rencontre », insiste-t-il.

Faire le chemin vers l’autre
Cette année, près de 350 jeunes se sont portés volontaires pour prêter main-forte à l’association. Ces adolescents, scolarisés dans divers lycées et collèges du département, ne sont pas venus les mains vides : ils ont procédé eux-mêmes à la collecte des jeux et jouets. « Ils font le chemin vers l’autre de A à Z », sourit le pasteur Gérard Haehnel.
Catherine est là en tant que maman d’une élève de Truchtersheim, pour encadrer les collégiens. Issue d’une famille de réfugiés vietnamiens qui vécut dans cette cité, elle fut de l’autre côté de la porte, voici 33 ans. « J’avais 10 ans et je me souviens de l’importance de cette visite pour nous, de l’échange humain, de la gentillesse sans arrière-pensée religieuse. J’ai eu le sentiment que nous n’étions pas mis à l’écart, que l’on pensait à nous », se remémore-t-elle avec émotion.
Mise en paquet au Gymnase

Collèges et lycée n’ont eu aucun mal à recruter des bénévoles, tant cette opération suscite l’enthousiasme. « C’est une bonne action qui nous fait aussi plaisir à nous », avoue Lisa, en classe de première au lycée Jean-Sturm. « J’ai voulu revenir, car il y a un lien qui se créé : l’an dernier, nous avons joué avec les enfants après leur avoir offert les cadeaux. »

Bénédicte et Charlotte, elles aussi, reprennent du service. Les deux lycéennes sont membres actives de l’association Les Disciples, où elles viennent trouver de l’aide pour leurs devoirs – auprès d’enseignants et d’étudiants – et aussi donner un coup de main. Pour aller frapper à la porte de deux familles logées dans une tour de la rue Keppler, elles font équipe avec Hélène et Clémence.
Bénédicte, Charlotte, Hélène et Clémence frappent ainsi à la porte d’un appartement où vivent deux familles géorgiennes. Les quatre enfants trépignent d’impatience, surtout les deux garçons, âgés d’une dizaine d’années.
« C’est le plus cadeau que j’ai jamais reçu ! », s’exalte Lucas, dans un français parfait, après avoir déballé un waveboard, dont l’instabilité semble inquiéter sa maman… L’accueil est tout aussi chaleureux dans le deuxième appartement, où vit depuis deux mois une famille d’Arméniens, eux aussi demandeurs d’asile.
La maman, la grand-mère et une voisine, qui fait l’interprète, insistent pour servir un café, accompagné d’une orange coupée en rondelles et de chocolat noir. La conversation s’engage, elle porte sur les traditions de Noël en France et en Arménie, ou l’avenir professionnel de ces jeunes femmes et filles… La mère de famille aimerait venir faire du bénévolat au sein de l’association Les Disciples, dont Bénédicte lui note les coordonnées. Chacun se quitte, ému. « Je ne m’attendais pas à vivre cela, c’était formidable », lance Hélène, sur le chemin du retour.


DNA 13/12/15