samedi 10 novembre 2018

Benjamin Malatrait (Bac 2010): une start-up pour révolutionner le cuir


Cuir Marin de France est une start-up qui développe et commercialise des cuirs marins. Il s'agit de la première tannerie en création depuis plus de 35 ans en France. 
Concentré sur la valorisation de coproduits de peaux de poissons de la filière agroalimentaire et de la restauration et la mise en place d'un procédé de tannage utilisant des tanins végétaux, Cuir Marin de France porte l'ambition d'une mode Made in France et plus respectueuse de l'environnement à destination des maisons du luxe.

Benjamin Malatrait lance une campagne de financement participatif en royalties (sous la forme d'investissement): https://www.wedogood.co/cuir-marin-de-france/

La récolte a atteint 44% de l’objectif de 75 000 euros en seulement 7 jours, la campagne clôture le 1er décembre.


Aujourd’hui l'utilisation de cuir est controversée pour des raisons environnementales et étique. En effet, 90% des cuirs à travers le monde sont aujourd’hui produits à l'aide de procédé nécessitant l'utilisation de composés chromés.

L’innovation, soutenue notamment par BPI France dans le cadre de la Bourse French Tech et lauréat du concours Pépite régional et national est double. 
Une innovation d’usage en mettant en avant un matériaux luxueux ainsi qu'une innovation de procédé en développant pour la première fois en France un procédé de tannage industriel de tannage de peaux de poisson avec des tanins naturels.

"Aujourd'hui nous faisons attention à ce que nous mangeons, demain nous ferons attention à ce que nous porterons."

Noa Roquet (Bac 2018) dépoussière en vidéo la Psychanalyse de l'Alsace de son arrière-grand-père


Arrière-petite-fille de Frédéric Hoffet, Noa Roquet se passionne « depuis toujours » pour le cinéma, avec une prédilection pour le documentaire. Elle aime montrer comment l’humain réagit face à l’adversité, l’émotion en prime.

Elle a entamé en septembre 2018 une licence de cinéma à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Une suite logique pour la jeune femme de 18 ans qui s’est toujours passionnée pour l’image. Elle a passé un bac littéraire avec spécialité cinéma au lycée Jean-Sturm de Strasbourg et « rêverait de réaliser des documentaires ».
Dans Kthimi , court-métrage documentaire réalisé au Gymnase, elle suit une mère et sa fille, réfugiées kosovares, qui retournent dans leur pays d’origine après huit ans d’absence. Elle a également réalisé un court-métrage à l’Etablissement public de santé Alsace Nord (EPSAN) de Brumath, qui a remporté un prix dans un festival spécialisé de Bruxelles.

« Le documentaire offre une façon particulière de regarder le monde et d’aller vers les autres », explique Noa Roquet qui aime montrer comment l’humain réagit face à l’adversité, l’émotion en prime.

Noa Roquet dépoussière en vidéo la Psychanalyse de l’Alsace, alsatique emblématique de son arrière-grand-père Frédéric Hoffet. Le regard que ces douze personnalités posent sur l’Alsace d’aujourd’hui transcende le complexe de l’enfant adoptif.

Chaque réédition de la Psychanalyse de l’Alsace révèle l’avancée de la cure. Celle de 1973, parue dans la collection Alsatia Poche, s’ouvre sur un avant-propos de Germain Muller et une gravure de Théophile Schuler, D’r Hans im Schnockeloch. L’édition de 1994, chez Alsatia toujours, est enrichie d’inédits de l’auteur et complétée par Jean-Louis Hoffet, le fils, qui fut pasteur, conseiller régional et conseiller du président Adrien Zeller.
La couverture de l’édition de 2008, aux Éditions Coprur, montre des cigognes miniatures plantées dans des parts de Forêt-Noire. La préface est signée par l’écrivain Martin Graff et la postface par Adrien Zeller.

Prolongation du livre en douze vidéos
Une autruche remplace la cigogne dans la dernière réédition parue ces jours-ci avec des dessins de Tomi Ungerer. Son trait souligne la dualité culturelle d’Alsaciens pris dans un étau, la tête dans le sable ou englués dans une coquille d’escargot. Une version espiègle de la gravure de Schuler, en somme.
Mais l’illustration ne s’arrête pas là. Le livre se prolonge cette fois-ci par douze vidéos très courtes dans lesquelles des personnalités alsaciennes expriment ce qu’est l’Alsace pour elles aujourd’hui, 67 ans après la première publication du texte de Hoffet. Elles sont réalisées par Noa Roquet, arrière-petite-fille de Frédéric et petite-fille de Jean-Louis, étudiante en cinéma à la Sorbonne . Les pixels détrônent l’édition brochée et jaunie de chez Flammarion.

Les registres sont variés et les thématiques complémentaires, mais des invariants traversent les témoignages comme la langue maternelle, l’Histoire, l’incarnation de l’Europe, l’enracinement et l’ouverture.
Pour visionner les vidéos, survolez la mosaïque et cliquez sur les boutons de chaque portrait. Chacune des 12 vidéos fait 1mn30. La question : "Et aujourd'hui, qu'est-ce que pour vous l'Alsace ?"

Pour Kinan Alzouhir, chanteur d’opéra, réfugié syrien en Alsace depuis trois ans, Strasbourg partage des « choses particulières » avec Damas. Cyrille Schott, ancien préfet du Haut-Rhin, voit sa « petite patrie natale » comme « la terre du miracle de la paix européen ». Odile Uhlrich-Mallet, adjointe au maire de Colmar, décrit le comportement de l’enfant adoptif que Frédéric Hoffet développe dans son ouvrage en rappelant « le balancement » endémique entre « révolte » et « gage de patriotisme ».
Jean Rottner, président du conseil régional Grand Est, invite l’Alsace « à s’ouvrir », « à conquérir le monde » et « à n’avoir aucune peur ». Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, relève quant à elle que « le bassin de vie de l’Alsace est le bassin rhénan ». Catherine Trautmann, ancienne maire de Strasbourg et ministre de la Culture, évoque « la nécessité » pour l’Alsace « de peser » face au Bade-Wurtemberg, au Luxembourg, à la Bavière et à la Suisse.

« Une région formidable»
Opposant au Grand Est, Pierre Kretz observe pour sa part « une région qui se défend et prend conscience d’elle-même de manière différente et décomplexée ». « Une région formidable parce qu’il y a un renouveau démocratique et une vigilance citoyenne », estime l’écrivain et ancien avocatJean-Marie Woehrling, président du Centre culturel alsacien et ancien président du tribunal administratif, souligne « la vocation biculturelle, bilingue et transfrontalière » de l’Alsace en plein débat sur son avenir institutionnel.

Arsène Wenger, entraîneur d’Arsenal pendant 20 ans, parle de sa « fierté » de se sentir européen qui lui a donné « envie de fraternité et de voyages ». Mais aussi du « club de foot dans tous les villages », « du Racing et de la Meinau », et « de l’absence de l’Alsace à Noël » qu'il ressentait quand il vivait à l’étranger.

Pour Frédérique Neau-Dufour, directrice du Centre européen du résistant déporté basé au Struthof, l’Alsace est « le point d’interrogation de la France » qui « renvoie le pays à tous ses fantasmes sur le plan historique et à tous ses marqueurs identitaires ». L’historienne cite la langue, la centralisation et la religion.

«On a une identité et on a envie de la partager »
C’est une part plus intime que nous dévoile Clémence Zeller, architecte et fille d’Adrien Zeller, en parlant de la transmission d’une culture à ses enfants en dehors de la terre d’origine. « Il suffit de déménager pour se rendre compte qu’on a une identité et qu’on a envie de la partager », remarque l’Alsacienne de Paris.

« L’alsacien est ma langue maternelle qui a ceci de singulier qu’il est extrêmement accueillant, et qui fait que celui qui le parle devient lui aussi peu à peu accueillant et n’aime pas trop les frontières », explique Michel Wackenheim, archiprêtre de la cathédrale de Strasbourg, qui se sent « avant tout Européen ».

«Le sens inné de l’étranger»
Cette dimension ressurgit quand on interroge Noa Roquet sur l’actualité du texte de son arrière-grand-père. « L’Alsace est un peuple qui peut comprendre la douleur de l’exil avec un regard du passé. C’est une richesse pour entendre celles et ceux qui arrivent aujourd’hui chez nous », souligne la jeune femme.
À la fin du livre, son aïeul note que « l’horizon de l’Alsacien dépasse celui des deux nations dont il est l’héritier. Il a une ouverture d’esprit qui lui permet de pénétrer les civilisations les plus variées. Il a le sens inné de l’étranger. » Frédéric Hoffet l’écrit, Noa Roquet le révèle.

DNA 21 octobre 2018



La genèse du Gymnase sous la plume de Louis Nore

Louis Nore , qui a dirigé les journaux de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg pendant vingt-quatre ans, a publié le 4 octobre dernier un récit de 130 pages autour de la création du plus ancien lycée d’Alsace, le Gymnase par Jean Sturm, il y a près de 500 ans, et des années qui ont suivi.

Au passage, il livre de nombreux portraits en encadrés pour redécouvrir de grandes personnalités de la cité, comme Jacques Sturm, le « faux jumeau », ainsi que le nomme l’historien Georges Bischoff dans sa préface. Martin Bucer, Jacques Wimpfeling, Sébastien Brant, ou les moins connus Philipp Melanchthon ou – une femme ! – Catherine Schütz font aussi partie de la galerie.

« Pour moi, un gymnase, c’est un endroit où on joue au basket », plaisante l’auteur originaire de Toulon, se remémorant son arrivée à Strasbourg en 1990. Le vocable appliqué à un établissement a piqué sa curiosité et c’est avec plaisir qu’il s’est plongé dans l’époque de Jean et Jacques Sturm, qui n’avaient pas de lien de parenté, mais des idées communes sur l’éducation.

« Ce n’est pas une œuvre d’historien, même si j’ai fait des études d’histoire », explique le journaliste retraité. J’ai voulu raconter une belle histoire, une épopée. » Le décor : « Cette ville de Strasbourg qui venait d’aller dans la Réforme sans violence, paisiblement et naturellement. »

Les dernières pages du livre passent en accéléré sur la suite de l’histoire, évoquant Schoepflin et Oberlin, pour aller jusqu’à aujourd’hui, avec une liste d’élèves contemporains qui comptent dans la cité.
1538-2018 La Belle jeunesse du Gymnase Jean-Sturm , de Louis Nore, Bastian éditions, 18 €.
Samedi 10 novembre, de 9 h 30 à 12 h 30, dédicace au Super U d’Eschau. De 15 h à 18 h, à la Librairie Broglie.
Mercredi 21 novembre, de 17 h à 19 h, dédicace à la librairie Oberlin.
Samedi 24 et dimanche 25 novembre, dédicace au Festival du livre de Colmar sur le stand Bastian éditions.

DNA 21 octobre 2018

Hélène Munoz (Bac 2005): les tapas sans mémé ni orties

Ambiance latino-arty à la Krutenau

Elle est Française, née d’une mère péruvienne et d’un père chilien. Hélène Muñoz a repris cet été le restaurant Mémé dans les orties, rue Munch, pour en faire un bar à tapas « arty ». Bienvenue chez Quino !

Elle l’a fait ! Hélène Muñoz a beau n’avoir que 31 ans, elle vient d’entrer dans le cercle très restreint de ceux qui ont « repris » une affaire à Franck Meunier (lequel reste néanmoins propriétaire des murs). Exit, donc, Mémé dans les orties, place au Quino ! « Comme quinoa ? », s’interroge un collègue sceptique, craignant déjà l’arrivée d’un nouveau temple du « sans-gluten-100 %-végétal » ? Que nenni, même si l’endroit s’affiche « vegan friendly ». Aucun lien non plus avec le dessinateur de Mafalda. « Quino, c’était le surnom de mon papa, le premier enfant jamais né – par les hasards de la vie et d’un père jeune officier de marine – sur une petite île au Sud du Chili nommée Quiriquina », explique Hélène Muñoz. « Comme la coutume chilienne veut qu’on donne un surnom aux nouveaux nés et que Quiriquina sonnait trop féminin, ça s’est transformé en Quino ! » Depuis, l’inspirant papa est décédé et Hélène a voulu lui rendre hommage.

Artistes bienvenus

D’autant qu’en ouvrant ce bar à tapas, c’est aussi de ses racines que se rapproche la jeune femme, fille d’un père chilien et d’une mère péruvienne. « À la base, j’ai un DUT techniques de commercialisation », explique celle qui, la trentaine approchant, s’est réorientée vers un BTS hôtellerie-restauration à Illkirch. Elle a cumulé les expériences, fait l’ouverture du O’Brian, travaillé chez Tapas Toro, à la Brasserie Michel Debus, chez Capricciosa en tant que chef de cuisine… Jusqu’à ce qu’inspirée par un long voyage sac au dos en Amérique Latine, il y a deux ans, cette passionnée de cuisine se décide à voler de ses propres ailes. Panama, Costa Rica, Colombie, Pérou, Argentine, Chili… « J’ai toujours cuisiné des spécialités latinos, mais là, j’ai réalisé à quel point cette cuisine était riche et à quel point j’avais envie de la faire découvrir ! »

Chez Quino, chaque semaine voit débarquer son lot de nouveautés. Ceviche, empanadas, quesadillas, chile en nogada (un piment farci)… « Des plats toujours faits maison par deux femmes en cuisine, Maria José, qui est Mexicaine, et Alizée, qui est Française », insiste Hélène Muñoz. Cette semaine, c’est le Salvador et sa spécialité nationale – les pupusas, des galettes de maïs fourrées déclinées en trois versions, dont une végétarienne – qui ont les honneurs de la formule du midi (proposée à 9,90 €, café compris). Guacamole maison (Mexique), causa rellena (une purée citronnée et légèrement pimentée originaire du Pérou), empanadas de pino (made in Chile), ou « completo » – un hot-dog au goût d’enfance composé d’une saucisse de volaille, de choucroute et de purée d’avocat : « Frias » (froids) ou « calientes » (chauds), les tapas agrémentent aussi les soirées, Au même titre que les Pisco sour, Mezcal, tequilas, vins et autres rhums d’outre-Atlantique à consommer avec modération.

Pour faire voyager plus encore des clients qu’elle chouchoute, Hélène Muñoz a aussi voulu personnaliser le lieu. C’est passé par un concours « pimp my chair » – où elle a demandé à 15 artistes de peindre autant de chaises – et une superbe fresque de l’artiste mexicaine Juana Sabina Ortega, « qui est venue la réaliser sur place, durant une semaine, cet été », s’enthousiasme Hélène Muñoz. La jeune femme ayant le souci du détail, même les toilettes ont été customisées, façon autel-religieux-kitsch-latino-américain, par l’artiste Clémentine Lataillade, et le mur du fond devrait bientôt l’être par Unikko Tattoo.

Les fêtes nationales et autres « dias de los muertos » sont – ou seront – aussi célébrés ici, ce qui vaut déjà à la jeune femme la reconnaissance de la communauté latino du secteur. De quoi instiller un peu de couleur et de dépaysement dans la  mauvaise saison qui s’annonce !
DNA 02/10/2018

Margaux Tahar (bac 2015) renversante à 3 000 pieds


La voltige en championne

Margaux Tahar, championne de France de voltige aérienne biplace en catégorie Espoir, a offert un spectacle renversant.

Son avion a enchaîné les acrobaties, la semaine dernière à Châteauroux, aux championnats de France de voltige aérienne biplace. Effectuant des boucles (les fameux « loopings »), des vols sur le dos et d’autres figures renversantes… Margaux Tahar concourait dans la catégorie Espoir où elle a terminé première.
Déjà pilote de haut niveau à 20 ans la jeune femme originaire de Mittelhausbergen en a mis plein la vue et a réalisé des figures étonnantes. Au point de monter sur le podium.

Un sans-faute
« Une sacrée performance pour une première participation à une compétition », la félicite son entraîneur, Jean-Emmanuel Antal, chef pilote à Alsace Voltige, l’association basée à Haguenau où elle a fait tout son apprentissage de la voltige aérienne depuis ses 18 ans.
« Margaux a prouvé qu’à 20 ans, on peut gagner une compétition, explique l’ancien entraîneur de l’équipe de France en 2015 et sportif de haut niveau. Elle est aussi la première Alsacienne à obtenir ce titre de championne de France. »

Lâchée en solo à l’âge de 15 ans
Figure montante de la voltige aérienne, Margaux s’épanouit dans ce sport extrême. Le déclic ? Enfant, le passage de la Patrouille de France au-dessus de sa tête à Marseille la convainc : « Je veux en faire mon métier », décrète la petite fille. Qui volera pour la première fois à l’âge de 11 ans dans un petit avion de tourisme piloté par le fils de sa prof de sport.

Discipline de fer et nerfs d’acier
Membre du Cercle Aéronautique Strasbourg Entzheim, elle pilote seule le jour de ses 15 ans. C’est ici qu’elle obtient son diplôme et s’astreint à des entraînements, tous les week-ends sans exception. Ce qui nécessite une discipline de fer et des nerfs d’acier.

Ses parents ne sont jamais trop loin lorsqu’elle s’entraîne à Haguenau. Maman veille au bien-être de la famille, papa a fait le grand saut. « Margaux m’a entraîné, sourit Laurent Tahar, informaticien. Je fais le même parcours, mais à 55 ans. Ça fait monter l’adrénaline… »
À peine posée après sa prépa Maths sup/Maths spé, Margaux vient d’intégrer il y a quelques jours l’école d’ingénieurs de l’air et de l’espace (IPSA) d’Ivry-sur-Seine, qui forme aux métiers de l’aéronautique. Parcours assez exemplaire. Son objectif ? Remuer ciel et terre pour devenir pilote de chasse.
Et maintenant ? Moral à bloc, la jeune femme est peut-être aux portes de l’équipe de France… Si elle trouve le temps de s’entraîner. On peut lui faire confiance.

Dominique DUWIG
DNA 09/09/2018

vendredi 9 novembre 2018

Jérôme (Bac 1994) et Édouard (Bac 2003) Sauer dans la haute couture du bâtiment


De la rénovation d’un logement à la création d’une usine en passant par le réaménagement des Haras, KS groupe pratique le grand écart. À 60 ans, le constructeur de Bischheim nourrit des ambitions de croissance extra-régionales.

Jérôme (Bac 1994) et Édouard (Bac 2003) , les deux frères ont succédé à leur père Richard Sauer (Bac 1966) à la tête de la société familiale KS groupe. Petits-fils du fondateur, ils sont les représentants d’une lignée d’ingénieurs du bâtiment INSA (ex-ENSAIS), qui l’ont fait grandir.


« Au départ, KS, acronyme de Ketterer et Sultzer, deux sociétés rachetées et fusionnées par notre grand-père, ne faisait que du gros-œuvre », racontent les dirigeants. Mais depuis 20 ans, la société s’est étoffée, intégrant de nombreux corps de métier pour diversifier son offre et son marché. Ce large spectre d’activité en fait un acteur atypique dans l’univers segmenté de la construction.
Aujourd’hui, la galaxie KS groupe agrège 18 filiales dans une quarantaine de spécialités qui vont du bureau d’études au second-œuvre et au design.

Le groupe s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire de 320 collaborateurs et revendique un chiffre d’affaires de 143 millions d’euros en 2017. « Il est en forte croissance depuis sept ans », souligne Édouard Sauer. Un développement attesté par les 70 embauches prévues cette année dans tous ses métiers. À ce jour, 53 recrutements ont déjà été réalisés, en majorité en CDI.

La haute couture du bâtiment 

KS groupe bâtit de nombreux logements pour des géants de l’immobilier comme Bouygues ou ICADE. Mais ce généraliste de la construction fait aussi dans la dentelle avec à son actif des réalisations emblématiques. KS a ainsi exécuté le prestigieux chantier de transformation des Haras de Strasbourg, qui abritent aujourd’hui une brasserie gastronomique, un hôtel et un bio cluster. « Ce projet de 15 millions d’euros, c’était de la haute couture du bâtiment, souligne Édouard Sauer. On est allé chercher les meilleurs dans chaque métier. »

Parmi ses références, la reconversion des docks sur la presqu’île Malraux. L’enseigne KS Construction s’affiche actuellement sur la façade de la Maison du Bâtiment en cours de restructuration pour accueillir une opération mixte (La Canopée) avec des logements, une résidence étudiante, des bureaux, des commerces et un toit végétalisé. « Le désamiantage, qui avait nécessité un emballage protecteur de l’immeuble, est terminé. On est dans les travaux de gros-œuvre, pour une livraison fin 2019 », précise Jérôme Sauer. Le groupe a également fait acte de candidature pour le marché de la rénovation des bains municipaux de Strasbourg.

Sans exclusive, le constructeur intervient aussi bien pour la rénovation d’une pièce, d’un restaurant, que pour la création de bureaux, d’hôtels ou de halls industriels. Il a réalisé l’extension du site Alpro Sojinal d’Issenheim (9 000 m2 , 45 millions d’euros) que les deux frères qualifient avec fierté de « troisième plus grand projet industriel agro-alimentaire de France en 2017 ». « Le groupe est capable de concevoir et de livrer des usines clé en main avec les machines, conformément aux performances souhaitées. » Il s’est pour cela associé avec un bureau d’études d’experts en process spécialisé dans l’agro-alimentaire, au sein d’une filiale (CICAL).

La souplesse d’une PME alliée à la force d’un groupe

L’industrie et le tertiaire représentent près de 50 % de son activité, et 50 % sont apportés par les logements et les ouvrages fonctionnels (hôtels, hôpitaux…).
Dans un secteur cyclique et très disputé, KS groupe cultive sa différence. « On est une entreprise de taille intermédiaire (ETI). Cela nous permet de nous positionner à la fois sur des marchés face à des majors du bâtiment et sur des opérations plus petites avec en face des PME locales », fait valoir Jérôme Sauer. Ce que son frère Édouard appelle « faire le grand écart ». « KS allie, dit-il, la souplesse d’une PME à la puissance d’un groupe. Un exercice compliqué de flexibilité et d’agilité qui permet à l’entreprise d’accompagner ses clients et de passer les crises. »
Le groupe s’attache aussi « à faire le lien entre l’ingénierie en bureau d’études et le travail de l’artisan, relèvent ses dirigeants. Cette pluridisciplinarité sous le même toit fait la force de l’entreprise ».

Une clientèle champenoise

Si l’Alsace représente plus de 50 % de son chiffre d’affaires, le constructeur va chercher ces dernières années la croissance en dehors de son territoire. Il rayonne sur la moitié Est de la France avec des antennes à Mulhouse, Paris, Reims, Aix-en-Provence et bientôt au Luxembourg. « On commence à avoir une expertise sur les restructurations lourdes. L’idée, c’est d’implanter notre souplesse d’ETI ailleurs, et de capitaliser sur notre savoir-faire. »

À Reims, avec sa filiale spécialisée CICAL, KS élabore des solutions globales pour des maisons de champagne désireuses de développer et d’optimiser leur outil de production.

Isabelle NASSOY
DNA  08/09/2018

Bénédicte Vogel (Bac 1995) prend les rênes !

Litzler-Vogel, l’esprit de famille

Ses parents et grands-parents – maternels et paternels – étaient pâtissiers. Que croyez-vous qu’il arriva à Bénédicte Vogel ? Elle a repris le flambeau de l’affaire familiale, créée en 1954, avec la complicité d’Eric Guidat, l’homme de l’art.

Les murs sont chargés d’émotion. Ce matin-là, Martine et Bernard Vogel s’affairent dans la boutique. La fille du fondateur de la maison est venue donner un coup de main à sa propre fille, Bénédicte, qui a repris les lieux en 2007. Une affaire de famille en somme. Trois générations de pâtissiers se côtoient sous le même toit : André Litzler, le fondateur de la pâtisserie de la rue d’Austerlitz, sa fille et son gendre, sa petite-fille qui a repris les rênes de l’entreprise. À présent, les rôles sont inversés. Bénédicte est seule maître à bord. Ou presque. La réussite dans une telle entreprise est avant collective.

L’école de Lenôtre
À sa sortie du Gymnase Jean-Sturm, la jeune bachelière ne met pas tous les œufs dans le même panier. Formée à bonne école, elle apprend la patience. S’inscrit en BTS assistance gestion et met un pied dans l’entreprise familiale, alternance oblige. Deux années plus tard, elle fait ses armes chez Lenôtre, à Paris. Une école ô combien exigeante. Son séjour d’un an lui permet d’apprivoiser le comptoir. Méthodiquement, elle commence à tenir son rôle de conseil auprès d’une clientèle extrêmement exigeante.
De retour rue d’Austerlitz il y a tout juste 20 ans, en octobre 1998, la jeune fille se remet à l’ouvrage. Avec de nouveaux arguments. Elle se prend au jeu, impulse son style et met toute son énergie dans l’affaire. « Vous pouvez prendre du temps pour vous », suggère-t-elle un jour à ses parents et grands-parents. Qui font la sourde oreille. Rien à faire, « c’était leur truc »... Elle doit « s’affirmer », reconnaît-elle. « Ce sont des passionnés. » Alors…
Une fois encore, le sourire affleure sur son visage. Et ses yeux pétillent. Bénédicte voue une admiration toute particulière à son grand-père, André Litzler, le patriarche, qui ne manque jamais une occasion de lui faire « un petit coucou »…

Livreur et traiteur, un précurseur
« Il nous aidait encore il y a trois ans, raconte la jeune femme. C’était le “roi de la livraison”. Il avait développé ce service dans les années 50 et 60, car il n’y avait pas encore de frigo dans les maisons. Ses apprentis livraient d’abord à vélo, puis à bord de camionnettes… »
Travailleur acharné, lui-même faisait l’effort les soirs de Noël… Autre innovation de l’époque : la partie traiteur. Ce qui en a surpris quelques-uns.

Les bonnes fées
La question commence à se poser : comment faire perdurer l’entreprise ? Car on ne laisse pas partir, comme cela, 40 ou 50 années de labeur…
Motivée à l’idée de reprendre l’affaire familiale en 2007, Bénédicte sait s’entourer de bonnes fées. À commencer par le talentueux Eric Guidat qui devient le chef pâtissier la même année. L’homme a fait tout son apprentissage ici.
Sandra épaule Bénédicte à la vente. Et puis, Martine et Bernard s’investissent « de façon discrète, selon leur fille. Et plus à plein-temps… » « Pour que mon papa puisse continuer à aller à la chasse… » Pardi !
Avec une dizaine de personnes affectées au laboratoire, quatre à cinq au magasin, la gérante se dit fière de garder la haute main sur toutes les étapes de fabrication.
L’établissement vient de se voir décerner par la corporation des pâtissiers du Bas-Rhin le label « Pâtisserie de Fabrication Maison », qui récompense le travail bien fait. Pâtissier, glacier, chocolatier, mais aussi traiteur : Litzler-Vogel dispose de plus d’une flèche à son arc pour les… 54 prochaines années.

DNA 21 octobre 2018

Marjolaine (Bac 2003) atteint (le) Londres !




34è PRIX AUDIOVISUEL : 

Marjolaine GRAPPE, 
Christophe BARREYRE, Mathieu CELLARD 
pour LES HOMMES DU DICTATEUR 
diffusé sur ARTE, dans ARTE REPORTAGES.

Le prestigieux prix Albert-Londres, créé en 1932 et décerné pour la première fois en 1933, couronne chaque année, à la date anniversaire de la mort d'Albert Londres, le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite » et depuis 1985 le meilleur « Grand Reporter de l'audiovisuel ». 

Marjolaine Grappe et Christophe Barreyre (plusieurs fois présélectionnés au Prix Albert Londres) et Mathieu Cellard sont journalistes indépendants.

 Ils signent une formidable enquête sur la machine à financer le programme nucléaire de la Corée du Nord. Des interviews et des révélations exceptionnelles, un travail d’enquête de longue haleine, qui permettent de comprendre comment fonctionne cette dictature.

Cette très recherchée distinction fait la fierté de la filière Cinéma-Audiovisuel du Gymnase, dont Marjolaine est issue.

Depuis 1974, l'association du Prix Albert Londres est reconnue d'utilité publique. En 1985, sous l'influence de Henri de Turenne, par ailleurs réalisateur, un prix est créé pour le documentaire audiovisuel. Depuis cette date également, l'association est administrée par la société civile des auteurs multimédia (SCAM), société d'auteurs regroupant les auteurs d'œuvres documentaires.


samedi 8 septembre 2018

Le patrimoine du Gymnase, 15 et 16 septembre















JOURNÉES du PATRIMOINE 
au GYMNASE Jean STURM

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine du 15 et 16 septembre 2018 le Gymnase ouvre exceptionnellement ses portes au public.
                        ð   Samedi 15 septembre 2018        de 14h30 à 18h00    
                        ð   Dimanche 16 septembre 2018 de 14h30 à 18h00     

Depuis 2010, le Gymnase ouvre ses portes à l’occasion des Journées du Patrimoine. Un circuit de visite permet de découvrir le mur médiéval (XIIIème siècle), le hall d’entrée et l’escalier d’honneur, le « cabinet de curiosités », la présentation de matériel pédagogique des anciennes collections de sciences, le couloir des arts, les chromolithographies Hölzel (1869), des rencontres avec les Alumni,…


Cette année, une conférence exceptionnelle marquera l’ouverture des Journées du Patrimoine au Gymnase :

 Le Gymnase,
une institution au cœur de la ville :
Lecture d'archives
avec
Benoît JORDAN



Samedi 15 septembre 2018
14h30 à 15h15
avec diaporama

Grand Amphithéâtre  

jeudi 30 août 2018

Éva Jehlen (Bac 2014) une artiste qui vaut le détour !


Après un baccalauréat scientifique passé au Gymnase Jean Sturm, 


Éva s’oriente vers les arts appliqués avant d’aller obtenir un Diplôme des Métiers d’Art de céramique à Antibes. 
Elle complète actuellement sa formation par une licence de psychologie dans le but d’offrir l’art thérapie comme moyen de communication et d’accès à soi à des fins thérapeutiques. Entre design, artisanat et arts plastiques; volumes, danse et musique, 


Elle construit son univers, heureuse de pouvoir nourrir sa démarche par de multiples expériences. 

Désireuse de soutenir la création contemporaine, elle œuvre également pour une galerie associative, qui a pour vocation d’aider les artistes émergents et d’agir pour l’attractivité de notre territoire en soutenant le développement culturel local. 

Elle nous invite à venir découvrir ma première exposition personnelle de céramique, qui aura lieu au sein du magnifique Espace Saint-Martin de Haguenau.
 Vous pourrez la retrouver les 1, 2, 8, 9, 15 et 16 septembre entre 14h et 18h.
L’exposition sera ponctuée de 3 temps forts, à ne pas manquer:
• Le vernissage: le 1er septembre entre 18h et 21h.
• Le samedi des journées du Patrimoine (15 septembre): "L'art du partage", thème de cette 35e édition des journées du patrimoine, sera le maitre mot de cette activité dont chacun d’entre nous pourra se faire l’acteur. Il s’agit de proposer le partage d’un espace, le partage d’outils et surtout le partage d’une histoire autour de la création d’une oeuvre commune. Les visiteurs seront invités, entre 15h et 16h, à intervenir sur une pièce en céramique, participant ainsi à sa réalisation.
• Le dimanche des journées du Patrimoine (16 septembre): Toujours autour du thème de l’art du partage, partage d’un paysage musical réalisé par Michel JEHLEN, guitariste. Deux sessions de 30 minutes d’improvisation live en solo seront organisées à 15h et 16h.

Bienvenue à tous !


mardi 17 juillet 2018

30 ans, si loin et pourtant si près ....


Après s’être retrouvés il y a 10 ans dans les locaux du Gymnase pour fêter les 20 ans de leur baccalauréat, les « jeunes » bacheliers de la promotion 1988 ont décidé de se revoir le samedi 23 juin 2018, sur la proposition d'un groupe dynamique: Bettina Pinet, Alain Godet, Pierre Bertrand et Elisabeth Barbier.


Les réseaux sociaux ont été d’une grande aide pour relier des anciens répartis en bien des horizons. Et finalement ils furent près de 60 à se retrouver pour partager une soirée très conviviale dans le foyer des collégiens, après, pour ceux qui le souhaitaient, une visite guidée des lieux.


Une visite où le souvenir d’anciennes salles de classe faisait revivre le monde de leur enfance et adolescence dans des locaux (très) transformés. Comment cela, la salle de M. Spenlé – professeur de mathématiques à la réputation affirmée – a été noyée dans ce CDI ? Et où est la salle où nous apprenions à faire la cuisine ? et … et ….


Trois membres du Comité des Alumni se sont impliqués dans l’accueil, la découverte des locaux et ont contribué à l’organisation de la soirée, notamment à un poste stratégique : le bar, lieu de convergences s’il en est…

30 ans ! Certains ne s’étaient pas revus depuis leur départ du Gymnase, au siècle dernier.


D’où un certain nombre de regards interrogatifs voire inquiets lors des premiers instants de retrouvailles dans le hall d’entrée du Gymnase : « je ne reconnais plus personne… », « mais qui est-ce donc déjà ? » « cette voix … » ….



Mais le premier pas fut rapidement franchi, certains comportements adolescents instinctivement retrouvés, et l’ambiance chaleureuse a aisément surmonté les appréhensions initiales, pour se replonger dans le passé des anecdotes mais aussi les parcours de vie.

Plongées tellement vivantes que le temps s’est effacé.



Et qu’après avoir quitté le Gymnase aux premières heures du dimanche 24 juin, certains ont prolongé le plaisir d’être ensemble à la Manufakture – boite de nuit éphémère à la Krutenau … Les derniers se sont séparés au petit jour qui se levait sur la ville.






Et puis ce dimanche le soleil du Jardin des Deux Rives a accueilli ceux qui souhaitaient prolonger ce temps mis entre parenthèses, avec aussi quelques anciens qui n’avaient pu venir la veille.

Un moment si particulier qu’attendre à nouveau 10 ans pour se revoir semble bien long à nombre des 1988’s. Alors, à dans 5 ans, en 2023 ?


Un indicateur du réel succès de ces retrouvailles, au plaisir de tels moments de partage.










Les Alumni à la ferme !



Florian et Emilie: l'agriculture innovante 

Les Alumni du Gymnase sont partis à la visite de l’exploitation agricole Christ à Woellenheim, dans le Kochersberg. Une ferme où Florian a creusé son sillon, pratiquant à la fois une agriculture de rotation des sols tout en étant à la tête d’une usine de méthanisation.

 « Nous voulons apporter un éclairage sur la vraie vie, sur le savoir-être enseigné au Gymnase », confie en préambule Jacques Flurer, président des Alumni. C’est à leur tête qu’il a pris récemment la route pour Woellenheim, dans le Kochersberg, où le groupe a visité la ferme Christ.

Une exploitation où Florian, 24 ans, l’un des fils, a voulu miser sur l’énergie, en créant en 2014 une usine de méthanisation (SAS Méthachrist), laquelle produit du gaz injecté sur le réseau du Gaz de Strasbourg. 

Mais bien que précurseur dans le domaine dans le Grand Est, il n’était pas pour autant question de renier la vocation première de la ferme, c’est-à-dire l’agriculture -céréales- et l’élevage, -180 vaches laitières-, à ce jour. Bien au contraire. « L’idée n’était pas de faire de l’énergie, mais de nourrir trois familles. La méthanisation n’est vertueuse que si on la place dans un contexte existant », explique Florian. Une ferme où Bruno, son père, son frère Gauthier, de même qu’un associé et deux apprentis sont actifs.

Avec une politique basée sur le bien-être animal, où les vaches Holstein coulent des jours heureux entre pâturage et traite automatique, le jeune homme, titulaire d’un BTS agricole, a diversifié les activités et installé cette usine, -impressionnante avec ses digesteurs et ses amas de résidus- à l’arrière du corps de la ferme.
Un processus où tout est en interaction. Ainsi la paille de maïs est récupérée sur les champs de la ferme, mais aussi sur ceux des agriculteurs voisins. Ce déchet servira à la méthanisation, de même que le lisier (fumier) produit par les vaches. Le gaz ainsi produit sera vendu tandis que le digestat (résidu) récupéré sera réutilisé comme engrais. Un système ingénieux, respectueux de l’environnement, où finalement rien ne se perd et tout se transforme !

Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier
Jamais à court d’idées, Florian et sa compagne Emilie Bondoerffer, ingénieur agronome et ancienne élève du Gymnase, songent à créer une fromagerie, car selon Emilie, « il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier ». Un proverbe on ne peut plus sage, surtout quand on vit des produits de la terre.
Quant aux Alumni, ils sont repartis, enchantés de cette visite. Jacques Flurer concluant sur ces mots : « Florian est un des maillons de la chaîne qui fera que le monde de demain sera moins catastrophique. Il me redonne confiance en l’avenir ».

Ps: dès que les premières tommes seront prêtes à être commercialisées, Emilie s'engage à nous prévenir. Promis !