Entre
compétitions nationales, ouverture internationale vers la Chine, réflexion de
haut niveau sur l’intelligence artificielle et structuration d’une véritable
filière d’excellence, l’année 2025-2026 marque une étape majeure pour la
spécialité NSI (Numérique et Sciences Informatiques) du Gymnase Jean Sturm.
Portée par une
dynamique rare mêlant exigence académique, innovation pédagogique et
rayonnement international, la section NSI confirme sa capacité à former des
élèves déjà capables de dialoguer avec les grands enjeux scientifiques et
technologiques contemporains.
Une année placée sous le signe de l’excellence
Les résultats
obtenus par les élèves témoignent d’un niveau particulièrement élevé. Lors des
Olympiades académiques de NSI 2025, les élèves du Gymnase Jean Sturm ont
remporté l’ensemble des distinctions mises en jeu, confirmant la solidité
scientifique et technique de la formation. (
https://futurs-ingenieurs.eu/)
Cette
dynamique s’est poursuivie avec le Concours général 2025 de NSI, où un élève a
obtenu une mention nationale, distinction particulièrement prestigieuse dans le
système éducatif français.
Au-delà des
résultats eux-mêmes, c’est surtout la nature des compétences développées qui
impressionne : raisonnement algorithmique, autonomie intellectuelle, créativité
technique, rigueur logique et capacité d’adaptation à des outils en évolution
rapide.
Une ouverture stratégique vers la Chine et les enjeux mondiaux de l’IA
L’un des faits
marquants de l’année est sans doute l’ouverture internationale engagée avec la
Chine autour des questions d’intelligence artificielle et d’éducation.
En septembre
2025, un enseignant de NSI du Gymnase Jean Sturm a participé à un forum
international consacré à l’IA et à l’éducation à Shanghai, aux côtés du
prestigieux High School Affiliated to Fudan University.
Cette
rencontre avait plusieurs objectifs :
- comparer les approches
éducatives françaises et chinoises ;
- analyser l’impact de l’IA sur
les apprentissages ;
- comprendre le rôle des
relations humaines dans les écosystèmes éducatifs chinois ;
- poser les bases d’une
coopération durable.
Le résultat le
plus concret fut la mise en place d’un partenariat actif entre le Gymnase Jean
Sturm et Fudan FZH autour de l’intelligence artificielle.
Cette
collaboration dépasse le simple échange symbolique. Elle place les élèves dans
une confrontation directe avec des visions différentes du numérique, de
l’apprentissage et de l’innovation technologique.
Une génération déjà native de l’intelligence artificielle
L’article
publié côté chinois à la suite des échanges avec les élèves français a
particulièrement retenu l’attention. Les interlocuteurs chinois y décrivent des
lycéens capables d’utiliser le « vibe coding », d’explorer des contenus hors
programme et de développer une réflexion autonome déjà proche des standards
professionnels.
Le texte
évoque même l’émergence d’une véritable génération « AI native ».
Plus encore,
il insiste sur un point essentiel : à l’ère où le langage naturel devient
progressivement un langage de programmation, la maîtrise de l’expression et de
la pensée devient elle-même une compétence technique.
Cette idée
constitue l’un des fils directeurs de la pédagogie développée au Gymnase Jean
Sturm : former non seulement des programmeurs, mais aussi des élèves capables
de comprendre, structurer et expliquer des systèmes complexes.
Cybersécurité : apprendre par le défi
L’année a
également été marquée par une montée en puissance de la culture du défi
technique. En janvier
2026, la soirée « Passe ton Hack » a réuni une trentaine d’élèves autour
d’épreuves de cybersécurité et de résolution de défis informatiques.
Ces exercices
permettent de développer des qualités particulièrement recherchées :
- raisonnement logique sous
contrainte ;
- persévérance face à l’échec ;
- travail collaboratif ;
- culture technique concrète.
Dans un
domaine où les technologies évoluent constamment, cette capacité à expérimenter
et à résoudre des problèmes nouveaux devient fondamentale.
Des élèves confrontés aux grands lieux de savoir
Le 22 janvier
2026, les élèves de terminale NSI ont également effectué une sortie pédagogique
à Paris avec des visites chez Google, au Collège de France et à l’Institut de
France. https://legymnase.eu/les-terminales-nsi-du-gymnase-a-paris/
Cette
immersion dans des institutions scientifiques et intellectuelles majeures
participe d’une ambition plus large : donner aux élèves une conscience du
niveau d’exigence international auquel ils peuvent prétendre.
L’intelligence artificielle comme révolution du langage
Le 20 mars
2026, une conférence consacrée aux grands modèles de langage (LLM) a réuni les
élèves autour de Haobo Jiang et de Basile Sauvage.
La réflexion
portait notamment sur la convergence entre langage naturel et langage
technologique à l’ère de l’IA générative. Les
discussions ont permis d’aborder plusieurs transformations profondes :
- évolution du rôle du
développeur ;
- importance croissante de la
précision dans l’expression ;
- place du langage comme
interface technique.
Une idée forte
ressort de ces échanges : savoir formuler précisément une pensée devient
désormais une compétence informatique à part entière.
Strasbourg–Shanghai : un dialogue interculturel inédit
Quelques jours
plus tard, le 23 mars 2026, un duplex entre Strasbourg et Shanghai a permis aux
élèves français et chinois d’échanger directement sur leurs usages et leur
vision de l’intelligence artificielle.
Les thèmes
abordés étaient particulièrement riches :
- l’IA comme outil ou comme
risque ;
- le rapport à l’effort et à la
vérité ;
- les préoccupations éthiques ;
- les usages quotidiens des
outils d’IA.
Les
témoignages des élèves chinois résument parfaitement l’esprit de cette
rencontre :
« La valeur de
l’échange n’est pas de trouver une réponse unique, mais de reconnaître que nous
partageons les mêmes questions. »
« Même à des
milliers de kilomètres, nous faisons face aux mêmes défis liés à l’IA. »
Ces échanges
illustrent une dimension essentielle de la formation : apprendre à penser la
technologie dans un cadre culturel et humain global.
Des élèves déjà présents au niveau national
La spécialité
NSI du Gymnase Jean Sturm rayonne également à l’échelle nationale. En avril 2026,
Eliott, élève de Première, s’est qualifié pour la finale
nationale des Olympiades d’Intelligence Artificielle après un stage intensif organisé par France-IOI
et une épreuve finale de six heures.
L’enjeu était
majeur : une possible qualification pour les Olympiades internationales d’IA. Cette réussite
symbolise parfaitement la double dynamique de la filière :
- excellence locale des élèves ;
- projection internationale du
projet pédagogique.
Une filière construite dès le collège
L’ambition du
programme ne commence pas au lycée. La création de
la classe « Turing–Lovelace » dès la classe de quatrième permet d’identifier et
d’accompagner précocement les élèves intéressés par :
- l’algorithmique ;
- la logique ;
- la programmation.
L’objectif est
clair : construire une véritable filière cohérente, progressive et exigeante,
capable d’accompagner les talents jusqu’aux concours nationaux et aux
meilleures universités internationales.
Une vision cohérente de l’excellence
Ce qui frappe
dans l’ensemble des actions menées cette année, c’est leur cohérence globale. Depuis la
classe Turing–Lovelace jusqu’aux Olympiades nationales, en passant par les
partenariats internationaux et les réflexions avancées sur l’intelligence
artificielle, une même ambition se dessine :
- développer l’excellence
académique ;
- ouvrir les élèves au monde ;
- inventer une pédagogie adaptée
aux mutations technologiques contemporaines.
Dans un
contexte où l’intelligence artificielle transforme déjà les métiers, les
langages et les modes de pensée, la spécialité NSI du Gymnase Jean Sturm
apparaît ainsi comme bien plus qu’une option informatique : une véritable
filière de formation aux compétences du futur.
Olivier Elophe, professeur de la filière NSI