vendredi 26 mars 2021

Colette Stauffert, ancienne de Lucie Berger, résistante morte à Ravensbrück

 Le « Livre du centenaire de Lucie Berger » rappelle le souvenir d’une ancienne élève

(page 65) : Colette Stauffert, peut-être la plus brillante de nos élèves s’est engagée dans la Résistance avec la soif d’absolu qui l’habitait. 

Elle a trouvé la mort en déportation et, en 1945, une cérémonie émouvante a été célébrée au Struthof en son honneur.

 Les registres de l’établissement scolaire portent effectivement trace de cette interne de Lucie Berger, née à Amiens en 1911. Ses parents habitaient Molsheim où son père travaillait dans les chemins de fer. Elle a été scolarisée de la 2de à la Terminale de 1927 à 1930.



  


Au terme de ses études, Colette Stauffert travaille à Paris comme Assistante Sociale au Musée de l’Homme.

Dès juin 1940, au sein du Musée de l’Homme un des tout premiers réseaux de résistance se constitue.

Colette Stauffert a été membre du réseau Jade-Fitzroy qui s’était spécialisé dans le renseignement militaire
Les principales recherches concernaient les mouvements de l'armée allemande, la production aéronautique, les ports maritimes, les transmissions, la construction du Mur de l'Atlantique et autres installations de défense, ainsi que, à la fin de la guerre, les rampes de lancement des V1 et V2.

Démantelé à partir de 1943, le réseau est complètement détruit en avril 1944 avec l’arrestation de sa dernière responsable. 

Colette Stauffert est déportée à Ravensbrück, au nord de Berlin. Elle y meurt à une date indéterminée, avant la libération du camp en avril 1945.




La médaille de la Résistance lui est décernée par décret du 09/03/1956. 



Sources:




Suite à la publication de cet article, 
nous avons été contactés par Bruno Stauffert, de la famille de Colette, qui nous a fait part de ses recherches précisées ci-dessous:

Colette STAUFFERT (1910 - 1945)

Morte pour la France en déportation – Médaille de la Résistance

La médaille de la Résistance lui a été décernée à titre posthume par décret du 9 mars 1956 publié au JO le 13 mars 1956

Rédaction à jour au 27 mars 2022 préparée par Bruno STAUFFERT – bruno.stauffert@gmail.com

  Avant la guerre de 1870, toute la famille STAUFFERT était installée à Strasbourg. Suite à l’annexion de 1871, une partie de la famille s’est éloignée pour rester en France avant de retourner plus tard à Strasbourg pour certains d’entre eux, d’autres sont restés en « France de l’intérieur » pour des raisons familiales et/ou professionnelles.

 Grands-parents paternels de Colette STAUFFERT :

- Jean Léonard Stauffert, né le 16 novembre 1848 ingénieur Arts & Métiers (Chalons sur Marne – Promotion 1863). Il a fait toute sa carrière professionnelle dans les Chemins de Fer dans différentes régions dont Bort (Corrèze) où il travaillait en 1880 comme conducteur de travaux au chemin de fer de Clermont à Tulle. Vers 1885 il est conducteur de travaux au chemin de fer de Sancoins à Lapeyrouse, à Couleuvre (Allier). En 1909, il réside à Amiens (Somme) au 41 rue Général-Boyeldieu. Il est décédé à Strasbourg en 1921 où il résidait au 5 rue des Ponts Couverts à Strasbourg.

- Marie Louise Adolfine Chababert (décédée en 1942).

Leur mariage a eu lieu en 1872 à Saint Julien Haute Savoie. Jean Léonard avait "opté" pour la nationalité française et un départ d'Alsace après la guerre de 1870.

 Grands-parents maternels de Colette STAUFFERT :

- Etienne Lencement décédé à Gap (Hautes Alpes) le 13 novembre 1907.

 - Marie Olympe Justine Collin

 Parents de Colette STAUFFERT :

- Jean Léonard (dit Léo) Stauffert est né à Bort (Corrèze) le 18 mai 1881. « Léo » était le pseudonyme utilisé car son père s’appelait aussi Jean Léonard. Profession en 1910 : Conducteur – Chef du Bureau du Chemin de Fer Economique.

 - Marcelle Marie Louise Anna Lencement est née à Couleuvre (Allier) le 18 août 1882.

 Mariage le 24 avril 1909 à Amiens (Somme). Ils étaient domiciliés  41 rue Général Boyeldieu à Amiens.

 Naissance de Colette, Marie, Jeanne, Etiennette STAUFFERT à Amiens le 20 juillet 1910.

 En 1921, Jean Léonard STAUFFERT (Grand Père paternel de Colette) est décédé à Strasbourg.

Sur la base de cette information et le fait que Colette, domiciliée à Molsheim, ait fait une partie de ses études (29 septembre 1927 – juillet 1930) à Lucie Berger à Strasbourg, il est probable que Colette, ses parents et grands parents soient revenus en Alsace après 1918.

 Les registres de l’établissement scolaire portent la trace de cette interne de Lucie Berger, née à Amiens en 1910. Ses parents habitaient Molsheim où son père travaillait dans les chemins de fer. Elle a été scolarisée de la 2de à la Terminale de 1927 à 1930.

Le « Livre du centenaire de Lucie Berger » rappelle le souvenir d’une ancienne élève (page 65) : Colette Stauffert, peut-être la plus brillante de nos élèves s’est engagée dans la Résistance avec la soif d’absolu qui l’habitait.

Au terme de ses études, Colette STAUFFERT travaille à Paris comme Assistante Sociale au Musée de l’Homme.

Dès juin 1940, au sein du Musée de l’Homme un des tout premiers réseaux de résistance se constitue. A priori, Colette ne sera pas membre de ce réseau. Le nom de Colette STAUFFERT figure sur la plaque commémorative située dans le hall d’entrée du Musée de l’Homme Place du Trocadéro à Paris 16ème en souvenir des résistants de ce Musée.

Peut-être que cet environnement, l’histoire de sa famille alsacienne et ses convictions personnelles la conduiront à intégrer le réseau de résistance « Jade-Fitzroy ». Ce réseau mis en place par les Services Britanniques était un réseau spécialisé dans le renseignement militaire. Les principales recherches concernaient les mouvements de l'armée allemande, la production aéronautique, les ports maritimes, les transmissions, la construction du Mur de l'Atlantique et autres installations de défense, ainsi que, à la fin de la guerre, les rampes de lancement des V1 et V2.

Sur la base de témoignages familiaux, au sein de ce réseau, Colette STAUFFERT avait un rôle de transmission par radio des renseignements collectés par les membres du réseau.

Démantelé à partir de 1943, le réseau Jade-Fitzroy est complètement détruit en avril 1944 avec l’arrestation de sa dernière responsable.

Pour sa part, en mars 1944, Colette STAUFFERT a été arrêtée (probablement) à son domicile du 30 rue Monge à Paris 5ème. A la même époque, ses parents étaient domiciliés également à Paris Rue Monge au numéro 47 jusqu’au décès de son père (« Léo » le 26 juin 1945). Il ne faut donc pas exclure que ses parents aient pu être témoins de l’arrestation de leur fille unique.

Après son arrestation, Colette STAUFFERT a été incarcérée à la prison de Fresnes (au sud de Paris) jusqu’à sa déportation en Allemagne. Depuis Paris, son départ en déportation, s’est fait par train le 13 mai 1944 dans un convoi de 552 ou 553 femmes de différentes nationalités.

Sur le site internet www.bddm.org/liv/details.php?id=I.212. (Fondation pour la mémoire de la déportation), la liste nominative (Liste n°212 (I.212)) des femmes déportées par le convoi ferroviaire du 13 mai 1944 est disponible avec des informations détaillées sur chacune des déportées :

- numéro matricule,

- nom, prénom, sexe

- date et lieu de naissance,

- nationalité,

- affectation en déportation,

- décès, évasion, libération avec la date

- identification du camp de concentration

Concernant Colette STAUFFERT, les informations disponibles sont les suivantes :

Matricule

39005

STAUFFERT

Colette

F

20/07/1910

Amiens (80)

F

Wat,Ra

DCD

??/03/1945

Ravensbrück

Wat = Watenstedt correspond à un Kommando de femmes, travailleuses civiles, situé près de Helmstedt entre Braunschweig et Magdeburg. Un autre Kommando Watenstedt-Leinde rassemblait des hommes.

Ces deux Kommandos, ouverts en 1944, regroupaient 2500 détenus qui travaillaient pour les aciéries Stahlwerke Braunschweig à la fabrication de munitions.

Selon ces informations, il est possible qu’après avoir travaillé au Kommando Watenstedt, Colette STAUFFERT ait été transférée (date inconnue) au Frauen-Konzentrationslager KL Ravensbrück situé à environ 80 km au nord de Berlin.

C’est dans ce camp de concentration de Ravensbrück que Colette STAUFFERT est décédée en Mars 1945 (date précise inconnue).

En 1945, une cérémonie émouvante a été célébrée au Struthof en son honneur. Une coupure de presse relate  cette commémoration.

Points restant à vérifier :

1°/ Attribution de la légion d’honneur (Chevalier) et de la Croix de guerre avec palme à titre posthume au Sous-Lieutenant Colette STAUFFERT ? (Voir JO RF du 13 mars 1956 – pages 2482 et 2483)

2°/ Au moins, un autre membre de la famille STAUFFERT (cousin de Colette Stauffert ?) est mort en déportation (Source site ; Rechercher dans les bases nominatives - Mémoire des hommes (defense.gouv.fr) : Auguste Charles STAUFFERT Né le 16-05-1907 à Strasbourg (67 - Bas-Rhin, France) quartier du Neudorf.

Décédé(e) le 20-10-1943 (Buchenwald, Allemagne) - 36 ans, 5 mois et 3 jours

Bibliographie :

- Actes d’Etat-Civil (naissance, mariage, décès)

- Sites internet :

* www.bddm.org/liv/details.php?id=I.212. (Fondation pour la mémoire de la déportation)

* Base des morts en déportation (1939-1945) - Colette Marie-Jeannez Etiennette STAUFFERT - Mémoire des hommes (defense.gouv.fr)

* Musée de la Résistance en ligne : ARCHIVES DE L'AMICALE DU RÉSEAU JADE-FITZROY http://museedelaresistanceenligne.org/media9327-Archives-de-lamicale-du-r

* Le Gymnase Network: Colette Stauffert, ancienne de Lucie Berger, résistante morte à Ravensbrück (gymnase-network.blogspot.com) « Livre du centenaire de Lucie Berger » rappelle le souvenir d’une ancienne élève (page 65) : Colette Stauffert, peut-être la plus brillante de nos élèves s’est engagée dans la Résistance avec la soif d’absolu qui l’habitait.

- Journal officiel de la République française du 13 mars 1956. Décrets du 9 mars 1956 Pages 2482 et 2483 « portant promotions et nominations dans l’ordre national de la Légion d’honneur » 

- Journal officiel de la République française. Lois et décrets n° 0105 du 06/05/2003 – page 7866

 - Coupure de presse qui relate la commémoration en 1945 au Struthof pour honorer Colette Stauffert. Ce document en mauvais état paraît difficilement scannable.

 - Article sur l’histoire du Réseau Jade-Fitzroy

Mémoires résistantes. Histoire du Réseau, Jade -Fitzroy 1940-1944

 

Auteur(s) :

Alya AGLAN

Editeur :

éditions du Cerf

 

Lieu d'edition :

Paris

Date d'édition : 1994

 

 



 

dimanche 7 mars 2021

Des Gymnasiens plaident brillamment pour les droits de l'Homme

 

La 24e édition du concours de plaidoiries des lycéens, organisé par le Mémorial de Caen, s’est déroulée cette année en distanciel pour les 1500 candidats au départ. Après avoir librement choisi un cas d’atteinte aux droits de l’homme pour le dénoncer ou bien avoir mis toute leur conviction dans la défense d’une cause, les 140 candidats aux finales régionales ont été départagés par vidéos.

Plusieurs élèves du Gymnase ont été qualifiés pour les demi-finales, coachés par leur professeur Valentin Rietz, soutenus par plusieurs de ses collègues qui ont relu les plaidoiries, parfois tard le soir et en dernière minute, ou qui ont participé aux répétitions de la demi-finale.

A vivre avec eux :

https://www.youtube.com/watch?v=-mUAIPpds3o&t=87s


Voici les 4 orateurs et leurs plaidoiries

Léa BINDOU : https://youtu.be/050gyknv_7k

 Coline EISELE: https://youtu.be/F8Bgxu9JkUw

 Lilou IOSSIF-JEANVOINE: https://youtu.be/uQsbWucEeBU
Axel SEMPE : https://youtu.be/rghj-F3S0FQ

Pour le Grand Est, Axel Sempé s’est vu décerner le 1er prix avec sa « Plaidoirie contre les thérapies de conversions ». Le second prix est revenu à Léa Bindou, également scolarisée au Gymnase.

Avec 13 autres candidats sélectionnés au niveau régional, Axel Sempé participera vendredi 19 mars à Caen à la finale nationale en présence des membres du jury, mais sans public, pour 4 prix prestigieux (visite du siège de l'ONU à New-York City, immersion dans une ONG européenne, immersion à Amnesty International France, prix "surprise" des lycéens).

À suivre en direct sur le site du Mémorial de Caen

 

L'année du Buffle de fer au Gymnase

 


Succédant à l’année du Rat, le 21 février 2021 a vu surgir l’année du Buffle de métal du calendrier chinois. Une année aux promesses positives, selon les horoscopes ….

恭喜发财( gōn gxǐ fā cái, je vous souhaite la prospérité)

新年快 ! (xīn nián kuài lè, bonne année)


Evènement fêté comme il se doit par les élèves sinisants du Gymnase

Seul lycée de l’Est de la France à enseigner le chinois en première langue depuis la classe de Sixième, le Gymnase accueille 219 élèves dans ces cours de langue et de civilisation jusqu’en Terminale, près de 15% de l’ensemble des effectifs.

Avec cet enseignement débuté en 2005, le Gymnase a souhaité donner aux élèves intéressés la connaissance approfondie d’une civilisation millénaire devenue aussi la deuxième puissance économique du monde. Au-delà de la maîtrise de la langue, il s’agit aussi de comprendre les modes de pensée et les approches d’un monde qui fait plus qu’émerger, qui impose de bien connaître pour être lucides en même temps que compétents.


L’enseignement des cours de chinois, assuré par Mesdames Yi-San YANG-MICHAUT et Yi Jun MUNIER,  se répartit de la manière suivante :

      106 élèves au collège pour le cursus LV1 débuté en 6ème

      Au lycée, les élèves ayant suivi le cursus chinois LV1 au collège, suivent la filière linguistique Chinois langue B. Ces élèves ont tous suivi au collège un enseignement bilangue : la langue A est l’anglais.

      47 élèves de lycée sont inscrits Chinois langue B.

      66 élèves suivent le cursus Chinois langue C (ex LV3)

 


En illustration de cet enseignement suivez en direct un cours de calligraphie :

                        https://www.youtube.com/watch?v=m5S0LUveE_c

 Le Ministère de l’Education chinois a ouvert en 2010 un centre d’examen pour permettre aux élèves sinisants d’obtenir une évaluation internationalement reconnue de son niveau de chinois avec le test HSK (Hanyu Shuiping Kaoshi).

Cet examen permet de faire valider sa connaissance de la langue chinoise pour une formation, voire une inscription dans une université chinoise. Cet examen dispose de six niveaux d’exigence pour répondre aux attentes des élèves sinisants hors territoire chinois.

En Alsace, le Gymnase a été désigné comme centre d’examen et chaque année des élèves du Gymnase sont candidats au HSK et réussissent cet examen de langue chinoise.

 Dès 2006 ont débuté les premiers échanges avec des établissements chinois, particulièrement dans le cadre du partenariat entre la Région Alsace et la province du Jiangsu.

Depuis, de multiples échanges et mobilités d’élèves ont été effectués : des séjours individuels d’immersion de 3 à 4 mois, des échanges scolaires entre des groupes d’élèves de deux lycées partenaires, et des échanges pédagogiques entre enseignants chinois et français.

Nos partenariats scolaires s’effectuent avec les établissements scolaires chinois suivants :

  • Affiliated High School of Hangzhou University (Echanges interculturels et artistiques)
  • Nanjing Foreign Language School (Immersion d’élèves de 3 mois – PEI : Programme d’échanges d’enseignants)
  • Shanghai High School affiliate of Fudan University. (Séminaire sur l’Intelligence Artificielle)

 Echos à retrouver en :

https://legymnase.eu/2019/11/echange-hangzhou-voyage-en-chine-octobre-2019/



Danielle Chamant (Lucie Berger 1935-1938) : Juste parmi les nations

 

Un courriel adressé au secrétariat de Lucie Berger a permis de redécouvrir la trajectoire singulière d’une ancienne élève :

Madame, monsieur,

J’ai été chargée du commissariat d’exposition d’un projet commandité par le Fonds Social Juif Unifié du quart nord Est de la France (dont le siège est à Strasbourg)  sur « les Justes parmi les Nations venus d’Alsace » . Les « Justes parmi les Nations » sont des personnes non-juives qui ont sauvé des Juifs durant la seconde guerre mondiale. Notre exposition itinérante ouvrira en septembre prochain à Strasbourg avant de voyager en Alsace puis dans toute la France, selon un programme encore à définir.

 Nous travaillons en partenariat avec le Comité français pour Yad Vashem à Paris pour identifier les « Justes parmi les Nations venus d’Alsace » et c’est dans ce cadre que j’ai été amenée à consulter le dossier de madame Danielle Chamant (épouse Chantereau), qui est née à Strasbourg en 1922. Sa famille nous signale qu’elle a été élève dans votre établissement au cours des années 30. (…..)

Edith Desrousseaux de Medrano

Retrouvez les traces de son action sur les sites :

https://yadvashem-france.org/dossier/nom/11864A/ 

https://www.ajpn.org/juste-Danielle-Chamant-Chantereau-3219.html

En juillet 1940, Danielle Chamant, âgée de 18 ans, trouve refuge en Haute-Garonne avec sa famille expulsée de Moselle.

Elle devient assistante sociale et se trouve affectée au Secours National de Carcassonne dont le directeur est Georges Roty. Elle y est chargée de l'action sociale.

C’était une organisation offrant des services de protection sociale, créée par le gouvernement français dans les premiers jours de l’occupation allemande. Durant la guerre, Jean Georges Roty et Danielle Chamant aidèrent René Klein et Nicole Bloch, membres de La Sixième, une organisation de résistance juive établie par les EIF (Eclaireurs Juifs Israélites) dont la mission principale était de cacher des enfants juifs.

Lors de la remise de la Légion d'Honneur
à l'Hôtel de Ville de Paris en mai 2010
Danielle Chamant accompagnait souvent les enfants juifs dans leur cachette dans des pensionnats catholiques malgré les risques encourus et leur donnait des cartes d’alimentation. Lorsque Nicole Bloch sera à son tour traquée, c'est Danielle Chamant qui lui offrira un abri chez elle.

 Les registres encore conservés à Lucie Berger font état de la scolarité de Mme Danielle Chamant (née
à Strasbourg le 20 mai 1922, de religion protestante, fille de M. Aimé Chamant, commerçant domicilié 87 Rue Meynier à Vic-sur-Seille - 57) du 1er octobre 1935 au 12 juillet 1938. 

Elle est entrée en 5e et a quitté l’établissement en fin de 3e.



Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier ». Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël.

Au 1er janvier 2020, le titre avait été décerné à 27712 personnes à travers le monde, dont 4130 en France. Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. Reconnus ou non, ils incarnent le meilleur de l'humanité. En effet, tous ont considéré n'avoir rien fait d'autre que leur devoir d'homme. 

mardi 16 février 2021

Pierre Antony (bac 1987), biologiste impliqué, nous parle de Covid-19 et de vaccination

 


Pierre Antony (Gymnase, bac 1987),  Secrétaire de la Société de Biologie de Strasbourg, nous convie à

une visioconférence grand public intitulée : Covid-19 et vaccination.

Organisée par la Société de Biologie de Strasbourg, cette réunion aura lieu le vendredi 19 février de 18h00 à 21h00.

Notre manifestation vise à faciliter la compréhension par le citoyen de la pandémie due au SARS-CoV-2  et de l'occurrence des vaccins pour contribuer à l'enrayer. 

Le programme est le suivant :

17h45-18h00 : Accueil des participants

18h00-20h30 : Présentations sur le thème du COVID-19 & Vaccination (Modérateur : Dr Joffrey Zoll, Secrétaire-adjoint de la SBS)

18h00-18h05 : Paroles de bienvenue et présentation de la visioconférence (Dr Christophe Romier, Président de la SBS)

18h05-18h35 : SARS-CoV-2, un virus pire que les autres ? (Dr Eloi Verrier, Virologiste)

18h35-18h45 : Les réponses immunitaires face au SARS-COV2 (Pr Sylvie Fournel, Immunologiste, trésorière de la SBS)

18h45-19h15 : Le principe de la vaccination (Pr Sylvie Fournel)

19h15-19h45 : De la conception à sa distribution, le parcours mouvementé du vaccin (Mr Bruno Donini, Sanofi-Pasteur)

19h45-20h15 : COVID-19 et vaccination : L’ultime solution ? (Pr Samira Fafi-Kremer, cheffe de service et directrice de l'Institut de Virologie de Strasbourg)

20h15-20h30 : Vaccins contre la COVID 19. Suivi de pharmacovigilance en France (Dr Martine Tebacher – Alt Martine, Centre Régional de pharmacovigilance de Strasbourg)

20h30-21h : Questions-réponses : Chercheurs, industriels et médecins se proposent de répondre à vos questions concernant la vaccination comme moyen de lutte contre la COVID-19 (animateurs : Sylvie Fournel - Joffrey Zoll)

 LIEN:

vous êtes invité à un webinaire Zoom. 
Quand : 19 févr. 2021 06:00 PM Paris 
Sujet : Conférence COVID et VACCINATION (SBS)

Veuillez-vous inscrire à la date et l'heure qui vous conviennent le mieux : 
https://zoom.us/webinar/register/WN_9buL1896RO6FaYsSjIh9iw


Pierre ANTONY, Ph.D; HDR

Ingénieur CNRS
Secrétaire de la Société de Biologie de Strasbourg

Département de Biologie Structurale Intégrative
Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire et Cellulaire
1, rue Laurent Fries
67404 ILLKIRCH

http://societe-biologie-strasbourg.fr/

samedi 6 février 2021

Du Gymnase à la synthèse de l’aspirine : Charles Frédéric Gerhardt

Charles Frédéric Gerhardt naît le 21 août 1816 à Strasbourg, où il étudie au Gymnase Jean Sturm – matricule 1170 - Son père, Samuel Gerhardt, reprend une fabrique de céruse en 1825. Le fils poursuit ses études supérieures de chimie en Allemagne puis en France, où il enseigne à Montpellier et à Strasbourg, entre autres.  

 On a dit de Gerhardt, qu’en collaboration avec Laurent, il a transformé la chimie en adoptant l’hydrogène comme unité dans les combinaisons, qu’il a créé un système unitaire de notation et qu’il a édifié la théorie atomique.

En 1842, par distillation alcaline de la quinineCharles Gerhardt obtint la quinoléine, huile incolore qu'il appela chinolein (« huile de quinine »). Cette découverte allait être à l'origine du développement, au xxe siècle, des médicaments antipaludiques de synthèse tels que la chloroquine.

Cela fait plus de 3 000 ans que les êtres humains se soignaient à l’aide, non pas d’aspirine, mais de son composé : l’acide salicylique. Hippocrate lui-même, père de la médecine occidentale, vantait ses propriétés. A l'état naturel, on en trouve dans l'écorce de saule ou dans la fleur Reine-des-près. Mais il a fallu le XIXe siècle pour que le médicament soit synthétisé. Il devient rapidement un enjeu géopolitique, à tel point qu'il est présent dans la signature du Traité de Versailles, à la fin de la Première Guerre mondiale.


 En 1853, Gerhardt réussit la première synthèse de la molécule de base de l'aspirine, l'acide acétylsalicylique, proche du médicament actuel. Mais le produit n’est pas complètement pur et Gerhardt meurt trois ans plus tard, avant d’avoir pu finaliser son projet.

C’est un Allemand qui reprend le flambeau : Félix Hoffmann. En 1897, il met au point un produit pur extrait de la Reine-des-près. Hoffmann travaille pour le laboratoire Bayer, qui en acquiert les droits. Le 1er février 1899, l’entreprise commercialise le médicament sous le nom "d’Aspirin". "A" pour "Acétil", et "Spir" pour la Spirsaüre, le nom botanique allemand de la Reine-des-prés. D'abord commercialisée en poudre, l'aspirine est finalement proposée en 1904 sous forme de petits comprimés dans un flacon de verre.

En son hommage, l'Institut de chimie moléculaire et des matériaux de l'université de Montpellier
(ICGM) porte son nom, Institut Charles Gerhardt, de même qu'une rue du Quartier des XV à Strasbourg.

Les Gymnasiens et leurs orientations : un monde à découvrir

 Samedi 30 janvier 2021 s’est tenue une matinée d’information sur la présentation des spécialités pour les élèves des classes de Seconde et leurs familles.

Les professeurs ont incité les élèves à réaliser eux-mêmes des capsules vidéo de présentation.
Les résultats illustrent de façon remarquable la capacité d’autonomie et de responsabilité de nombreux élèves, volontaires pour présenter les filières qu’ils ont retenues pour leurs études.

 La matinée s’est déroulée en distanciel avec 243 personnes connectées. Après une présentation générale
du processus d’orientation, les parents qui ont visionné les capsules ont pu interroger les professeurs de spécialité qui les attendaient dans les salles virtuelles.

 Si les mots de Mathématiques, Physique-Chimie, SVT, SES sont (encore) familiers, à défaut de bien connaître leurs contenus, comment savoir ce que recouvrent les sigles CAV, HGGSP, HLP, NSI, SI ?

 En dehors de ces nouvelles modalités d’information, Covid-19 oblige, n’hésitez pas à découvrir les témoignages, à les parcourir pour - aussi – mieux connaître les générations de lycéens actuels, tout au moins ceux qui fréquentent les salles de classe du Gymnase.

 Voici le lien vers les vidéos de présentations de toutes les spécialités, autant de témoignages d’élèves.

https://vimeo.com/showcase/7955015 (Mot de passe : Spécialités2021)


Vivre avec la pandémie au Gymnase

 

Depuis la rentrée de septembre, le fonctionnement du Gymnase a dû s'adapter en continu, selon des directives évolutives. En particulier,  l’offre de restauration scolaire a évolué très fortement.

Sur le site de Lucie Berger, comment faire face à une fréquentation quotidienne de plus de 700 élèves ?

Les contraintes imposées par le protocole sanitaire ont nécessité réflexions, échanges et innovations par l’ensemble des équipes pour permettre la prise des repas dans le respect de ces règles sanitaires.

Tous les enfants déjeunent en classe selon deux formules:

·         Soit en Lunch Box avec le panier-repas préparé à la maison

·         Soit avec le déjeuner préparé et servi par les personnels de la SODEXO et encadré par les animateurs et animatrices du Croisillon. Soucieuses de l’impact écologique,  les équipes ont conçu un service chaud en classe dans des contenants en verre avec les couverts en inox. Pour la boisson, chaque enfant dispose de sa propre gourde.

Cette évolution a permis de répondre aux contraintes imposées par le protocole sanitaire mais elle a également mis en lumière la possibilité pour les enfants de s’approprier leur espace classe comme un lieu de vie.

Cette réduction du « brassage » au restaurant scolaire a permis d’en maintenir l’ouverture pour les classes de 6ème et de 5ème . L’allégement des effectifs a réduit les flux et préservé ce service rendu aux familles

Sur le site de Jean Sturm (1 350 élèves) l’offre du restaurant scolaire, qui intéressait près de 200
élèves, 
 après une période de fermeture complète, a été maintenue pour les classes de collège (4è et 3è), scolarisées selon l’emploi du temps « normal »,

Mais lycéens comme adultes ont dû trouver des solutions alternatives pour se restaurer. Si les élèves des classes de Terminales sont à nouveau présents physiquement tout au long de la journée, ceux des classes de 2des et 1ères continuent de fonctionner en mode « hybride », en alternance matin/après midi en demi-classes pour limiter les « brassages » dans les locaux.

On ne peut que rendre hommage à la capacité d’adaptation permanente de l’ensemble des équipes du Gymnase : administration, professeurs, vie scolaire etc… qui s’efforcent de suivre au plus près les élèves tant scolairement qu’humainement.