samedi 10 novembre 2018

La genèse du Gymnase sous la plume de Louis Nore

Louis Nore , qui a dirigé les journaux de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg pendant vingt-quatre ans, a publié le 4 octobre dernier un récit de 130 pages autour de la création du plus ancien lycée d’Alsace, le Gymnase par Jean Sturm, il y a près de 500 ans, et des années qui ont suivi.

Au passage, il livre de nombreux portraits en encadrés pour redécouvrir de grandes personnalités de la cité, comme Jacques Sturm, le « faux jumeau », ainsi que le nomme l’historien Georges Bischoff dans sa préface. Martin Bucer, Jacques Wimpfeling, Sébastien Brant, ou les moins connus Philipp Melanchthon ou – une femme ! – Catherine Schütz font aussi partie de la galerie.

« Pour moi, un gymnase, c’est un endroit où on joue au basket », plaisante l’auteur originaire de Toulon, se remémorant son arrivée à Strasbourg en 1990. Le vocable appliqué à un établissement a piqué sa curiosité et c’est avec plaisir qu’il s’est plongé dans l’époque de Jean et Jacques Sturm, qui n’avaient pas de lien de parenté, mais des idées communes sur l’éducation.

« Ce n’est pas une œuvre d’historien, même si j’ai fait des études d’histoire », explique le journaliste retraité. J’ai voulu raconter une belle histoire, une épopée. » Le décor : « Cette ville de Strasbourg qui venait d’aller dans la Réforme sans violence, paisiblement et naturellement. »

Les dernières pages du livre passent en accéléré sur la suite de l’histoire, évoquant Schoepflin et Oberlin, pour aller jusqu’à aujourd’hui, avec une liste d’élèves contemporains qui comptent dans la cité.
1538-2018 La Belle jeunesse du Gymnase Jean-Sturm , de Louis Nore, Bastian éditions, 18 €.
Samedi 10 novembre, de 9 h 30 à 12 h 30, dédicace au Super U d’Eschau. De 15 h à 18 h, à la Librairie Broglie.
Mercredi 21 novembre, de 17 h à 19 h, dédicace à la librairie Oberlin.
Samedi 24 et dimanche 25 novembre, dédicace au Festival du livre de Colmar sur le stand Bastian éditions.

DNA 21 octobre 2018

Hélène Munoz (Bac 2005): les tapas sans mémé ni orties

Ambiance latino-arty à la Krutenau

Elle est Française, née d’une mère péruvienne et d’un père chilien. Hélène Muñoz a repris cet été le restaurant Mémé dans les orties, rue Munch, pour en faire un bar à tapas « arty ». Bienvenue chez Quino !

Elle l’a fait ! Hélène Muñoz a beau n’avoir que 31 ans, elle vient d’entrer dans le cercle très restreint de ceux qui ont « repris » une affaire à Franck Meunier (lequel reste néanmoins propriétaire des murs). Exit, donc, Mémé dans les orties, place au Quino ! « Comme quinoa ? », s’interroge un collègue sceptique, craignant déjà l’arrivée d’un nouveau temple du « sans-gluten-100 %-végétal » ? Que nenni, même si l’endroit s’affiche « vegan friendly ». Aucun lien non plus avec le dessinateur de Mafalda. « Quino, c’était le surnom de mon papa, le premier enfant jamais né – par les hasards de la vie et d’un père jeune officier de marine – sur une petite île au Sud du Chili nommée Quiriquina », explique Hélène Muñoz. « Comme la coutume chilienne veut qu’on donne un surnom aux nouveaux nés et que Quiriquina sonnait trop féminin, ça s’est transformé en Quino ! » Depuis, l’inspirant papa est décédé et Hélène a voulu lui rendre hommage.

Artistes bienvenus

D’autant qu’en ouvrant ce bar à tapas, c’est aussi de ses racines que se rapproche la jeune femme, fille d’un père chilien et d’une mère péruvienne. « À la base, j’ai un DUT techniques de commercialisation », explique celle qui, la trentaine approchant, s’est réorientée vers un BTS hôtellerie-restauration à Illkirch. Elle a cumulé les expériences, fait l’ouverture du O’Brian, travaillé chez Tapas Toro, à la Brasserie Michel Debus, chez Capricciosa en tant que chef de cuisine… Jusqu’à ce qu’inspirée par un long voyage sac au dos en Amérique Latine, il y a deux ans, cette passionnée de cuisine se décide à voler de ses propres ailes. Panama, Costa Rica, Colombie, Pérou, Argentine, Chili… « J’ai toujours cuisiné des spécialités latinos, mais là, j’ai réalisé à quel point cette cuisine était riche et à quel point j’avais envie de la faire découvrir ! »

Chez Quino, chaque semaine voit débarquer son lot de nouveautés. Ceviche, empanadas, quesadillas, chile en nogada (un piment farci)… « Des plats toujours faits maison par deux femmes en cuisine, Maria José, qui est Mexicaine, et Alizée, qui est Française », insiste Hélène Muñoz. Cette semaine, c’est le Salvador et sa spécialité nationale – les pupusas, des galettes de maïs fourrées déclinées en trois versions, dont une végétarienne – qui ont les honneurs de la formule du midi (proposée à 9,90 €, café compris). Guacamole maison (Mexique), causa rellena (une purée citronnée et légèrement pimentée originaire du Pérou), empanadas de pino (made in Chile), ou « completo » – un hot-dog au goût d’enfance composé d’une saucisse de volaille, de choucroute et de purée d’avocat : « Frias » (froids) ou « calientes » (chauds), les tapas agrémentent aussi les soirées, Au même titre que les Pisco sour, Mezcal, tequilas, vins et autres rhums d’outre-Atlantique à consommer avec modération.

Pour faire voyager plus encore des clients qu’elle chouchoute, Hélène Muñoz a aussi voulu personnaliser le lieu. C’est passé par un concours « pimp my chair » – où elle a demandé à 15 artistes de peindre autant de chaises – et une superbe fresque de l’artiste mexicaine Juana Sabina Ortega, « qui est venue la réaliser sur place, durant une semaine, cet été », s’enthousiasme Hélène Muñoz. La jeune femme ayant le souci du détail, même les toilettes ont été customisées, façon autel-religieux-kitsch-latino-américain, par l’artiste Clémentine Lataillade, et le mur du fond devrait bientôt l’être par Unikko Tattoo.

Les fêtes nationales et autres « dias de los muertos » sont – ou seront – aussi célébrés ici, ce qui vaut déjà à la jeune femme la reconnaissance de la communauté latino du secteur. De quoi instiller un peu de couleur et de dépaysement dans la  mauvaise saison qui s’annonce !
DNA 02/10/2018

Margaux Tahar (bac 2015) renversante à 3 000 pieds


La voltige en championne

Margaux Tahar, championne de France de voltige aérienne biplace en catégorie Espoir, a offert un spectacle renversant.

Son avion a enchaîné les acrobaties, la semaine dernière à Châteauroux, aux championnats de France de voltige aérienne biplace. Effectuant des boucles (les fameux « loopings »), des vols sur le dos et d’autres figures renversantes… Margaux Tahar concourait dans la catégorie Espoir où elle a terminé première.
Déjà pilote de haut niveau à 20 ans la jeune femme originaire de Mittelhausbergen en a mis plein la vue et a réalisé des figures étonnantes. Au point de monter sur le podium.

Un sans-faute
« Une sacrée performance pour une première participation à une compétition », la félicite son entraîneur, Jean-Emmanuel Antal, chef pilote à Alsace Voltige, l’association basée à Haguenau où elle a fait tout son apprentissage de la voltige aérienne depuis ses 18 ans.
« Margaux a prouvé qu’à 20 ans, on peut gagner une compétition, explique l’ancien entraîneur de l’équipe de France en 2015 et sportif de haut niveau. Elle est aussi la première Alsacienne à obtenir ce titre de championne de France. »

Lâchée en solo à l’âge de 15 ans
Figure montante de la voltige aérienne, Margaux s’épanouit dans ce sport extrême. Le déclic ? Enfant, le passage de la Patrouille de France au-dessus de sa tête à Marseille la convainc : « Je veux en faire mon métier », décrète la petite fille. Qui volera pour la première fois à l’âge de 11 ans dans un petit avion de tourisme piloté par le fils de sa prof de sport.

Discipline de fer et nerfs d’acier
Membre du Cercle Aéronautique Strasbourg Entzheim, elle pilote seule le jour de ses 15 ans. C’est ici qu’elle obtient son diplôme et s’astreint à des entraînements, tous les week-ends sans exception. Ce qui nécessite une discipline de fer et des nerfs d’acier.

Ses parents ne sont jamais trop loin lorsqu’elle s’entraîne à Haguenau. Maman veille au bien-être de la famille, papa a fait le grand saut. « Margaux m’a entraîné, sourit Laurent Tahar, informaticien. Je fais le même parcours, mais à 55 ans. Ça fait monter l’adrénaline… »
À peine posée après sa prépa Maths sup/Maths spé, Margaux vient d’intégrer il y a quelques jours l’école d’ingénieurs de l’air et de l’espace (IPSA) d’Ivry-sur-Seine, qui forme aux métiers de l’aéronautique. Parcours assez exemplaire. Son objectif ? Remuer ciel et terre pour devenir pilote de chasse.
Et maintenant ? Moral à bloc, la jeune femme est peut-être aux portes de l’équipe de France… Si elle trouve le temps de s’entraîner. On peut lui faire confiance.

Dominique DUWIG
DNA 09/09/2018

vendredi 9 novembre 2018

Jérôme (Bac 1994) et Édouard (Bac 2003) Sauer dans la haute couture du bâtiment


De la rénovation d’un logement à la création d’une usine en passant par le réaménagement des Haras, KS groupe pratique le grand écart. À 60 ans, le constructeur de Bischheim nourrit des ambitions de croissance extra-régionales.

Jérôme (Bac 1994) et Édouard (Bac 2003) , les deux frères ont succédé à leur père Richard Sauer (Bac 1966) à la tête de la société familiale KS groupe. Petits-fils du fondateur, ils sont les représentants d’une lignée d’ingénieurs du bâtiment INSA (ex-ENSAIS), qui l’ont fait grandir.


« Au départ, KS, acronyme de Ketterer et Sultzer, deux sociétés rachetées et fusionnées par notre grand-père, ne faisait que du gros-œuvre », racontent les dirigeants. Mais depuis 20 ans, la société s’est étoffée, intégrant de nombreux corps de métier pour diversifier son offre et son marché. Ce large spectre d’activité en fait un acteur atypique dans l’univers segmenté de la construction.
Aujourd’hui, la galaxie KS groupe agrège 18 filiales dans une quarantaine de spécialités qui vont du bureau d’études au second-œuvre et au design.

Le groupe s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire de 320 collaborateurs et revendique un chiffre d’affaires de 143 millions d’euros en 2017. « Il est en forte croissance depuis sept ans », souligne Édouard Sauer. Un développement attesté par les 70 embauches prévues cette année dans tous ses métiers. À ce jour, 53 recrutements ont déjà été réalisés, en majorité en CDI.

La haute couture du bâtiment 

KS groupe bâtit de nombreux logements pour des géants de l’immobilier comme Bouygues ou ICADE. Mais ce généraliste de la construction fait aussi dans la dentelle avec à son actif des réalisations emblématiques. KS a ainsi exécuté le prestigieux chantier de transformation des Haras de Strasbourg, qui abritent aujourd’hui une brasserie gastronomique, un hôtel et un bio cluster. « Ce projet de 15 millions d’euros, c’était de la haute couture du bâtiment, souligne Édouard Sauer. On est allé chercher les meilleurs dans chaque métier. »

Parmi ses références, la reconversion des docks sur la presqu’île Malraux. L’enseigne KS Construction s’affiche actuellement sur la façade de la Maison du Bâtiment en cours de restructuration pour accueillir une opération mixte (La Canopée) avec des logements, une résidence étudiante, des bureaux, des commerces et un toit végétalisé. « Le désamiantage, qui avait nécessité un emballage protecteur de l’immeuble, est terminé. On est dans les travaux de gros-œuvre, pour une livraison fin 2019 », précise Jérôme Sauer. Le groupe a également fait acte de candidature pour le marché de la rénovation des bains municipaux de Strasbourg.

Sans exclusive, le constructeur intervient aussi bien pour la rénovation d’une pièce, d’un restaurant, que pour la création de bureaux, d’hôtels ou de halls industriels. Il a réalisé l’extension du site Alpro Sojinal d’Issenheim (9 000 m2 , 45 millions d’euros) que les deux frères qualifient avec fierté de « troisième plus grand projet industriel agro-alimentaire de France en 2017 ». « Le groupe est capable de concevoir et de livrer des usines clé en main avec les machines, conformément aux performances souhaitées. » Il s’est pour cela associé avec un bureau d’études d’experts en process spécialisé dans l’agro-alimentaire, au sein d’une filiale (CICAL).

La souplesse d’une PME alliée à la force d’un groupe

L’industrie et le tertiaire représentent près de 50 % de son activité, et 50 % sont apportés par les logements et les ouvrages fonctionnels (hôtels, hôpitaux…).
Dans un secteur cyclique et très disputé, KS groupe cultive sa différence. « On est une entreprise de taille intermédiaire (ETI). Cela nous permet de nous positionner à la fois sur des marchés face à des majors du bâtiment et sur des opérations plus petites avec en face des PME locales », fait valoir Jérôme Sauer. Ce que son frère Édouard appelle « faire le grand écart ». « KS allie, dit-il, la souplesse d’une PME à la puissance d’un groupe. Un exercice compliqué de flexibilité et d’agilité qui permet à l’entreprise d’accompagner ses clients et de passer les crises. »
Le groupe s’attache aussi « à faire le lien entre l’ingénierie en bureau d’études et le travail de l’artisan, relèvent ses dirigeants. Cette pluridisciplinarité sous le même toit fait la force de l’entreprise ».

Une clientèle champenoise

Si l’Alsace représente plus de 50 % de son chiffre d’affaires, le constructeur va chercher ces dernières années la croissance en dehors de son territoire. Il rayonne sur la moitié Est de la France avec des antennes à Mulhouse, Paris, Reims, Aix-en-Provence et bientôt au Luxembourg. « On commence à avoir une expertise sur les restructurations lourdes. L’idée, c’est d’implanter notre souplesse d’ETI ailleurs, et de capitaliser sur notre savoir-faire. »

À Reims, avec sa filiale spécialisée CICAL, KS élabore des solutions globales pour des maisons de champagne désireuses de développer et d’optimiser leur outil de production.

Isabelle NASSOY
DNA  08/09/2018

Bénédicte Vogel (Bac 1995) prend les rênes !

Litzler-Vogel, l’esprit de famille

Ses parents et grands-parents – maternels et paternels – étaient pâtissiers. Que croyez-vous qu’il arriva à Bénédicte Vogel ? Elle a repris le flambeau de l’affaire familiale, créée en 1954, avec la complicité d’Eric Guidat, l’homme de l’art.

Les murs sont chargés d’émotion. Ce matin-là, Martine et Bernard Vogel s’affairent dans la boutique. La fille du fondateur de la maison est venue donner un coup de main à sa propre fille, Bénédicte, qui a repris les lieux en 2007. Une affaire de famille en somme. Trois générations de pâtissiers se côtoient sous le même toit : André Litzler, le fondateur de la pâtisserie de la rue d’Austerlitz, sa fille et son gendre, sa petite-fille qui a repris les rênes de l’entreprise. À présent, les rôles sont inversés. Bénédicte est seule maître à bord. Ou presque. La réussite dans une telle entreprise est avant collective.

L’école de Lenôtre
À sa sortie du Gymnase Jean-Sturm, la jeune bachelière ne met pas tous les œufs dans le même panier. Formée à bonne école, elle apprend la patience. S’inscrit en BTS assistance gestion et met un pied dans l’entreprise familiale, alternance oblige. Deux années plus tard, elle fait ses armes chez Lenôtre, à Paris. Une école ô combien exigeante. Son séjour d’un an lui permet d’apprivoiser le comptoir. Méthodiquement, elle commence à tenir son rôle de conseil auprès d’une clientèle extrêmement exigeante.
De retour rue d’Austerlitz il y a tout juste 20 ans, en octobre 1998, la jeune fille se remet à l’ouvrage. Avec de nouveaux arguments. Elle se prend au jeu, impulse son style et met toute son énergie dans l’affaire. « Vous pouvez prendre du temps pour vous », suggère-t-elle un jour à ses parents et grands-parents. Qui font la sourde oreille. Rien à faire, « c’était leur truc »... Elle doit « s’affirmer », reconnaît-elle. « Ce sont des passionnés. » Alors…
Une fois encore, le sourire affleure sur son visage. Et ses yeux pétillent. Bénédicte voue une admiration toute particulière à son grand-père, André Litzler, le patriarche, qui ne manque jamais une occasion de lui faire « un petit coucou »…

Livreur et traiteur, un précurseur
« Il nous aidait encore il y a trois ans, raconte la jeune femme. C’était le “roi de la livraison”. Il avait développé ce service dans les années 50 et 60, car il n’y avait pas encore de frigo dans les maisons. Ses apprentis livraient d’abord à vélo, puis à bord de camionnettes… »
Travailleur acharné, lui-même faisait l’effort les soirs de Noël… Autre innovation de l’époque : la partie traiteur. Ce qui en a surpris quelques-uns.

Les bonnes fées
La question commence à se poser : comment faire perdurer l’entreprise ? Car on ne laisse pas partir, comme cela, 40 ou 50 années de labeur…
Motivée à l’idée de reprendre l’affaire familiale en 2007, Bénédicte sait s’entourer de bonnes fées. À commencer par le talentueux Eric Guidat qui devient le chef pâtissier la même année. L’homme a fait tout son apprentissage ici.
Sandra épaule Bénédicte à la vente. Et puis, Martine et Bernard s’investissent « de façon discrète, selon leur fille. Et plus à plein-temps… » « Pour que mon papa puisse continuer à aller à la chasse… » Pardi !
Avec une dizaine de personnes affectées au laboratoire, quatre à cinq au magasin, la gérante se dit fière de garder la haute main sur toutes les étapes de fabrication.
L’établissement vient de se voir décerner par la corporation des pâtissiers du Bas-Rhin le label « Pâtisserie de Fabrication Maison », qui récompense le travail bien fait. Pâtissier, glacier, chocolatier, mais aussi traiteur : Litzler-Vogel dispose de plus d’une flèche à son arc pour les… 54 prochaines années.

DNA 21 octobre 2018

Marjolaine (Bac 2003) atteint (le) Londres !




34è PRIX AUDIOVISUEL : 

Marjolaine GRAPPE, 
Christophe BARREYRE, Mathieu CELLARD 
pour LES HOMMES DU DICTATEUR 
diffusé sur ARTE, dans ARTE REPORTAGES.

Le prestigieux prix Albert-Londres, créé en 1932 et décerné pour la première fois en 1933, couronne chaque année, à la date anniversaire de la mort d'Albert Londres, le meilleur « Grand Reporter de la presse écrite » et depuis 1985 le meilleur « Grand Reporter de l'audiovisuel ». 

Marjolaine Grappe et Christophe Barreyre (plusieurs fois présélectionnés au Prix Albert Londres) et Mathieu Cellard sont journalistes indépendants.

 Ils signent une formidable enquête sur la machine à financer le programme nucléaire de la Corée du Nord. Des interviews et des révélations exceptionnelles, un travail d’enquête de longue haleine, qui permettent de comprendre comment fonctionne cette dictature.

Cette très recherchée distinction fait la fierté de la filière Cinéma-Audiovisuel du Gymnase, dont Marjolaine est issue.

Depuis 1974, l'association du Prix Albert Londres est reconnue d'utilité publique. En 1985, sous l'influence de Henri de Turenne, par ailleurs réalisateur, un prix est créé pour le documentaire audiovisuel. Depuis cette date également, l'association est administrée par la société civile des auteurs multimédia (SCAM), société d'auteurs regroupant les auteurs d'œuvres documentaires.


samedi 8 septembre 2018

Le patrimoine du Gymnase, 15 et 16 septembre















JOURNÉES du PATRIMOINE 
au GYMNASE Jean STURM

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine du 15 et 16 septembre 2018 le Gymnase ouvre exceptionnellement ses portes au public.
                        ð   Samedi 15 septembre 2018        de 14h30 à 18h00    
                        ð   Dimanche 16 septembre 2018 de 14h30 à 18h00     

Depuis 2010, le Gymnase ouvre ses portes à l’occasion des Journées du Patrimoine. Un circuit de visite permet de découvrir le mur médiéval (XIIIème siècle), le hall d’entrée et l’escalier d’honneur, le « cabinet de curiosités », la présentation de matériel pédagogique des anciennes collections de sciences, le couloir des arts, les chromolithographies Hölzel (1869), des rencontres avec les Alumni,…


Cette année, une conférence exceptionnelle marquera l’ouverture des Journées du Patrimoine au Gymnase :

 Le Gymnase,
une institution au cœur de la ville :
Lecture d'archives
avec
Benoît JORDAN



Samedi 15 septembre 2018
14h30 à 15h15
avec diaporama

Grand Amphithéâtre  

jeudi 30 août 2018

Éva Jehlen (Bac 2014) une artiste qui vaut le détour !


Après un baccalauréat scientifique passé au Gymnase Jean Sturm, 


Éva s’oriente vers les arts appliqués avant d’aller obtenir un Diplôme des Métiers d’Art de céramique à Antibes. 
Elle complète actuellement sa formation par une licence de psychologie dans le but d’offrir l’art thérapie comme moyen de communication et d’accès à soi à des fins thérapeutiques. Entre design, artisanat et arts plastiques; volumes, danse et musique, 


Elle construit son univers, heureuse de pouvoir nourrir sa démarche par de multiples expériences. 

Désireuse de soutenir la création contemporaine, elle œuvre également pour une galerie associative, qui a pour vocation d’aider les artistes émergents et d’agir pour l’attractivité de notre territoire en soutenant le développement culturel local. 

Elle nous invite à venir découvrir ma première exposition personnelle de céramique, qui aura lieu au sein du magnifique Espace Saint-Martin de Haguenau.
 Vous pourrez la retrouver les 1, 2, 8, 9, 15 et 16 septembre entre 14h et 18h.
L’exposition sera ponctuée de 3 temps forts, à ne pas manquer:
• Le vernissage: le 1er septembre entre 18h et 21h.
• Le samedi des journées du Patrimoine (15 septembre): "L'art du partage", thème de cette 35e édition des journées du patrimoine, sera le maitre mot de cette activité dont chacun d’entre nous pourra se faire l’acteur. Il s’agit de proposer le partage d’un espace, le partage d’outils et surtout le partage d’une histoire autour de la création d’une oeuvre commune. Les visiteurs seront invités, entre 15h et 16h, à intervenir sur une pièce en céramique, participant ainsi à sa réalisation.
• Le dimanche des journées du Patrimoine (16 septembre): Toujours autour du thème de l’art du partage, partage d’un paysage musical réalisé par Michel JEHLEN, guitariste. Deux sessions de 30 minutes d’improvisation live en solo seront organisées à 15h et 16h.

Bienvenue à tous !


mardi 17 juillet 2018

30 ans, si loin et pourtant si près ....


Après s’être retrouvés il y a 10 ans dans les locaux du Gymnase pour fêter les 20 ans de leur baccalauréat, les « jeunes » bacheliers de la promotion 1988 ont décidé de se revoir le samedi 23 juin 2018, sur la proposition d'un groupe dynamique: Bettina Pinet, Alain Godet, Pierre Bertrand et Elisabeth Barbier.


Les réseaux sociaux ont été d’une grande aide pour relier des anciens répartis en bien des horizons. Et finalement ils furent près de 60 à se retrouver pour partager une soirée très conviviale dans le foyer des collégiens, après, pour ceux qui le souhaitaient, une visite guidée des lieux.


Une visite où le souvenir d’anciennes salles de classe faisait revivre le monde de leur enfance et adolescence dans des locaux (très) transformés. Comment cela, la salle de M. Spenlé – professeur de mathématiques à la réputation affirmée – a été noyée dans ce CDI ? Et où est la salle où nous apprenions à faire la cuisine ? et … et ….


Trois membres du Comité des Alumni se sont impliqués dans l’accueil, la découverte des locaux et ont contribué à l’organisation de la soirée, notamment à un poste stratégique : le bar, lieu de convergences s’il en est…

30 ans ! Certains ne s’étaient pas revus depuis leur départ du Gymnase, au siècle dernier.


D’où un certain nombre de regards interrogatifs voire inquiets lors des premiers instants de retrouvailles dans le hall d’entrée du Gymnase : « je ne reconnais plus personne… », « mais qui est-ce donc déjà ? » « cette voix … » ….



Mais le premier pas fut rapidement franchi, certains comportements adolescents instinctivement retrouvés, et l’ambiance chaleureuse a aisément surmonté les appréhensions initiales, pour se replonger dans le passé des anecdotes mais aussi les parcours de vie.

Plongées tellement vivantes que le temps s’est effacé.



Et qu’après avoir quitté le Gymnase aux premières heures du dimanche 24 juin, certains ont prolongé le plaisir d’être ensemble à la Manufakture – boite de nuit éphémère à la Krutenau … Les derniers se sont séparés au petit jour qui se levait sur la ville.






Et puis ce dimanche le soleil du Jardin des Deux Rives a accueilli ceux qui souhaitaient prolonger ce temps mis entre parenthèses, avec aussi quelques anciens qui n’avaient pu venir la veille.

Un moment si particulier qu’attendre à nouveau 10 ans pour se revoir semble bien long à nombre des 1988’s. Alors, à dans 5 ans, en 2023 ?


Un indicateur du réel succès de ces retrouvailles, au plaisir de tels moments de partage.










Les Alumni à la ferme !



Florian et Emilie: l'agriculture innovante 

Les Alumni du Gymnase sont partis à la visite de l’exploitation agricole Christ à Woellenheim, dans le Kochersberg. Une ferme où Florian a creusé son sillon, pratiquant à la fois une agriculture de rotation des sols tout en étant à la tête d’une usine de méthanisation.

 « Nous voulons apporter un éclairage sur la vraie vie, sur le savoir-être enseigné au Gymnase », confie en préambule Jacques Flurer, président des Alumni. C’est à leur tête qu’il a pris récemment la route pour Woellenheim, dans le Kochersberg, où le groupe a visité la ferme Christ.

Une exploitation où Florian, 24 ans, l’un des fils, a voulu miser sur l’énergie, en créant en 2014 une usine de méthanisation (SAS Méthachrist), laquelle produit du gaz injecté sur le réseau du Gaz de Strasbourg. 

Mais bien que précurseur dans le domaine dans le Grand Est, il n’était pas pour autant question de renier la vocation première de la ferme, c’est-à-dire l’agriculture -céréales- et l’élevage, -180 vaches laitières-, à ce jour. Bien au contraire. « L’idée n’était pas de faire de l’énergie, mais de nourrir trois familles. La méthanisation n’est vertueuse que si on la place dans un contexte existant », explique Florian. Une ferme où Bruno, son père, son frère Gauthier, de même qu’un associé et deux apprentis sont actifs.

Avec une politique basée sur le bien-être animal, où les vaches Holstein coulent des jours heureux entre pâturage et traite automatique, le jeune homme, titulaire d’un BTS agricole, a diversifié les activités et installé cette usine, -impressionnante avec ses digesteurs et ses amas de résidus- à l’arrière du corps de la ferme.
Un processus où tout est en interaction. Ainsi la paille de maïs est récupérée sur les champs de la ferme, mais aussi sur ceux des agriculteurs voisins. Ce déchet servira à la méthanisation, de même que le lisier (fumier) produit par les vaches. Le gaz ainsi produit sera vendu tandis que le digestat (résidu) récupéré sera réutilisé comme engrais. Un système ingénieux, respectueux de l’environnement, où finalement rien ne se perd et tout se transforme !

Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier
Jamais à court d’idées, Florian et sa compagne Emilie Bondoerffer, ingénieur agronome et ancienne élève du Gymnase, songent à créer une fromagerie, car selon Emilie, « il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier ». Un proverbe on ne peut plus sage, surtout quand on vit des produits de la terre.
Quant aux Alumni, ils sont repartis, enchantés de cette visite. Jacques Flurer concluant sur ces mots : « Florian est un des maillons de la chaîne qui fera que le monde de demain sera moins catastrophique. Il me redonne confiance en l’avenir ».

Ps: dès que les premières tommes seront prêtes à être commercialisées, Emilie s'engage à nous prévenir. Promis !


lundi 14 mai 2018

Le clic final avant le 18 !



Les jeunes gymnasiennes scientifiques du projet Fraunhofer nous écrivent :

Nous venons d'apprendre que nous faisons partis des 3 finalistes du clap de communication pour le concours "Je filme le métier qui me plaît". Nous tenons à vous remercier pour votre soutien car c'est en partie ce qui nous a permis d'avoir une place dans ce trio final. Une dernière phase de vote est ouverte jusqu'au vendredi 18 mai minuit pour déterminer le gagnant.

Pour l'élire, les votes se font désormais sur la page facebook "Je filme le métier qui me plait" et il suffit de mettre un like (https://static.xx.fbcdn.net/images/emoji.php/v9/ffc/1/16/1f44d.png) pour soutenir notre vidéo. 👍

            Pour les personnes qui s'interrogent à juste titre sur le mérite des filles du groupe Fraunhofer, vous pourrez visiter le site internet du projet qui récapitule l'ensemble du travail et des actions réalisés. Cela pourra vous donner un aperçu de sa richesse et de sa densité:  https://grasserpierre79.wixsite.com/fraunhofer. Nous avions d'ailleurs été sélectionnés pour communiquer sur notre projet au carnaval du numérique qui s'est tenu le 21 mars à la cité des Sciences à Paris. Un oral de 3 minutes présentant le projet a été réalisé, et nous avons obtenu le premier coup de coeur du média Educavox parmi les 6 autres établissements sélectionnés. Ce moment a été filmé et se trouve sur le site internet du projet.

          Merci d'avance pour votre soutien




mardi 8 mai 2018

Au Zénith !



Je m’appelle Camille Marcq et ai été diplômée du Baccalauréat en 2015 au Gymnase Jean Sturm, puis j'ai intégré le programme du Bachelor en Affaires Internationales de l'EM Strasbourg Business School.

Lors de ma seconde année dans ce programme, j'ai été amenée à réfléchir autour d'un projet événementiel avec un groupe composé de 6 autres étudiants. Soucieux de l'environnement, et conscients des évolutions dans le domaine de l'automobile, nous avons choisi d'organiser le Salon du véhicule écoresponsable en mai dernier dans la zone d'Haguenau rassemblant des voitures des gammes hybride et électrique.

Une partie de notre équipe renouvelle l'aventure et réorganise un événement dans la même lancée mais avec une plus grande ampleur : le Salon de l'Ecomobilité. 

Ce Salon se tiendra le
Dimanche 27 mai 2018 
au Zénith Europe de Strasbourg

Il proposera des expositions de voitures et autres 2 roues s'inscrivant dans une démarche plus écologique car ces moyens de mobilités seront exclusivement hybrides ou électriques. 
Nous prévoyons une piste d'essai grandeur nature autant pour les voitures que pour les autres 2 roues. Notre journée sera rythmée par des conférences autour du thème de l'éco mobilité et des énergies du futur.

Notre organisation est une association composée pour cette seconde organisation de 13 étudiants (dont 2 anciens du Gymnase Jean Sturm, à savoir Pierre Pfersdorff, diplômé la même année que moi).
Tous deux, nous siégeons au bureau, en tant que Secrétaire Général pour Pierre et Présidente pour ma part.

Tous les deux fiers de notre parcours, nous souhaitons communiquer sur notre événement et parler de notre trajectoire à tous les Gymnasiens.


Vous pouvez dès à présent suivre notre événement sur notre site web officiel.