mardi 6 octobre 2015

Vivre à l'extérieur...


... .........en Espagne !

Au Gymnase les échanges avec l’Espagne sont anciens et tiennent une place importante dans le cursus scolaire. En février 2015, 48 élèves avaient participé à un échange, en deux groupes, avec deux établissements espagnols. 
Sara ALFONSO et Haisea AGUEDO sont arrivées à la rentrée 2015, elles ont rejoint leurs correspondants HINDY Chloé et COURDENT Floryan, qui se rendront à Madrid pour un mois d’immersion dans le lycée Las Canteras de Collado Villalba (province de Madrid). 
Cet échange permet aux élèves un contact plus soutenu avec la langue et la culture espagnoles, ainsi qu’une expérience humaine très enrichissante.
 Quelques impressions au fil des conversations :
« Il y a des différences entre nos deux lycées: en France les emplois du temps des élèves se terminent souvent à 17h ou 18h, chez nous en Espagne les cours se terminent à 14h, il n’y a pas d’heure de permanence. La relation entre les élèves et les professeurs est aussi très différente: en France c’est plus formel et plus distant. »
 « En Espagne les élèves peuvent tutoyer les professeurs, le directeur est très proche des élèves, il les connait tous. En France il y a beaucoup de hiérarchies, il y a plus d’intermédiaires entre la direction et les élèves. Le système éducatif français est très différent de l’Espagne, nous n’avons pas toutes les matières, comme en France et les emplois du temps sont bien différents. »

 « J’ai vu que les habitants ne vivent pas beaucoup à l’extérieur, ils préfèrent leur « intérieur ». Ici la vie économique est plus facile, le salaire minimum est le double de l’Espagne, mais la vie est très chère en France. Strasbourg est une ville superbe pour son architecture, ses parcs, ses habitants. 

Gandhi fait le lien


Les élèves du Gymnase ont accompagné leurs correspondants indiens du Rajkumar College (Rajkot, Etat du Gujarat) pour rendre hommage au Mahatma Gandhi dont la statue trône au beau milieu du parc de l’Étoile, ornée de guirlandes de fleurs, vendredi. « C’est une marque de respect pour cette personne qui a consacré toute sa vie à la non-violence, affirme Kaushik Gupta, président de l’association Inde-Alsace, qui milite pour le rapprochement des deux régions. Les fleurs sont le plus bel objet de la nature et le meilleur moyen de lui rendre ce qu’il nous a donné. » Des termes simples qui reflètent cette cérémonie de la paix.


Pendant ce temps, Simon Biermann-Lapeyrie, élève du 2de au Gymnase est scolarisé au Rajkumar College, hébergé dans la famille d’un camarade de classe, Jeet. Il découvre un autre monde culturel et scolaire: 
« Avec ma famille d’adoption j’ai découvert les temples traditionnels dans le Madhya Pradesh, un état à l’est du Gujarat et participé à une sorte de festival en l’honneur de Ganesh, dieu à tête d’éléphant, très important dans la religion hindoue : matin et soir les gens vont dans la rue et dansent avec de la musique pour fêter l'anniversaire de ce dieu. Il y a quelques semaines j'ai pu assister à une puja, qui est un rituel hindou, au cours duquel on honore les divinités en chantant des chants traditionnels ou encore en applaudissant dans un rythme bien précis. C'était très intéressant et enrichissant pour moi de découvrir ces rituels. »
Au collège je passe aussi de très bons moments. A 7h30, tous les matins nous avons une assemblée, puis ensuite cours jusqu’à 13h30. Au début j'avais un peu de mal avec l'accent indien en anglais, mais avec le temps ça s'est amélioré. L'après-midi nous avons des activités comme par exemple guitare, ou encore Carrom, un jeu indien typique, et pour finir à 16h30, nous avons sport, par exemple ping-pong, cricket. Sur la photo vous voyez mes camarades de classe : de gauche à droite : Advat, Jaydeep, Simon, Jeet, Kunal, Kevin et Meghdeep. Advat, Jaydeep, Kunal, Kevin et Meghdeep sont à Strasbourg en ce moment.  Je suis encore ici jusqu'au 16 octobre, mais ces dernières semaines vont malheureusement passer très vite

Elles sont fans de coréen...


Depuis trois ans, le Gymnase Sturm propose un atelier de coréen

 « C’est une langue facile. Même l’allemand, j’ai plus de mal ! », assure Silvia, en classe de seconde, et seconde année de coréen au Gymnase, seul établissement à proposer cette langue à Strasbourg et en Alsace.
Elle a croisé les doigts pour que l’atelier cette année coïncide encore avec son emploi du temps : « ce n’est pas considéré comme une option, donc c’est le cours qui l’emporte. »
« J’étais déjà passionnée de Corée avant », prévient cette fan de K-pop (genre musical), branchée Japon depuis ses cinq ans, et correspondant avec une Thaïlandaise.
Marie-Line aussi est fondue d’Asie. Aujourd’hui en terminale, elle fréquente l’atelier depuis son ouverture il y a trois ans, pour élargir sa vision du continent fétiche. « J’ai choisi Sturm parce qu’on pouvait apprendre le chinois. »
La différence ? Même si le coréen donne l’impression de fonctionner avec des caractères, il utilise en fait un alphabet de 24 lettres, permettant de rapidement déchiffrer.
« On essaye d’arriver aux niveaux A2 et B1 », explique Hyo-Sun Kim-Flores, l’enseignante, qui va leur faire passer le Topik, le test de compétences en langue coréenne.

« Les gens se demandent ce qu’on va faire avec le coréen, lâche Louise, en 1re C’est rare, donc c’est un avantage sur le CV. Et c’est très joli comme langue ! En plus la Corée est l’un des pays les plus connectés du monde. »
En chœur, les filles confient toutes vouloir aller étudier une année là-bas. Marie-Line adore « la mentalité en Asie » : le respect, l’ouverture d’esprit. « Ils sont travailleurs, ils savent où ils veulent aller. »

Depuis de nombreuses années, le Gymnase accueille sur le site de Lucie Berger l'Ecole Coréenne de Strasbourg, soutenue par l'Ambassade de Corée de Paris  qui veille à préserver la langue et la culture des familles de migrants de ce pays et intéresse de nombreux francophones.

Extrait DNA 30/09/15


lundi 7 septembre 2015

Evelyne Widmaier (Bac 1965), au bout de la toile blanche et de la solitude...


« Devant la toile blanche, un grand moment de solitude :
Quelles couleurs, quels gestes aujourd'hui, pour fixer les émotions, les souvenirs, les images qui se bousculent en moi ?
Et puis, je sais maintenant qu’on ne peint jamais quelque chose qu’on a vu, ou vécu avant de le peindre, mais ce qui se passe pendant qu’on peint. Ainsi, la porte est largement ouverte à toutes sortes de miraculeuses surprises. »



Un univers à découvrir en www.evelynewidmaier.fr

dimanche 6 septembre 2015

Etape vers de nouveaux défis



L’année scolaire dernière s’est close sur un sans-faute pour les 226 candidats bacheliers 2015 du Gymnase, puisque tous ont franchi avec succès cette étape, qui ouvre les portes du lycée sur d'autres défis.
Une étape marquée par un taux de mentions exceptionnel : 92,24%, dont 38,05% de mentions Très bien (notes supérieures à 16/20)…


A noter dans le palmarès le score de 20,63 (sur 20 !) obtenu par Hugo Weidmann.
Il a pu cumuler les points de matières optionnelles (le latin, oui..) à ses résultats brillants dans les disciplines obligatoires.



Tous nos vœux accompagnent les jeunes bacheliers à l’aube de leurs études supérieures.

Nous sommes certains qu’ils pourront compter sur l’appui du réseau des Alumni à travers le « Gymnase Network » et vous-même, Ancien(ne) du Gymnase, pour les conseiller et les aider à trouver les voies de leur avenir.

samedi 5 septembre 2015

Après le Cube, le toit se soulève...


Le chantier des locaux du Gymnase a franchi une étape avec l'achèvement du "Cube", nouveau bâtiment - sa forme relève de la volonté de l'Architecte des Bâtiments de France- construit dans la petite cour sous la supervision attentive de Paul Buret, responsable des travaux à la Fondation St Thomas.
Il contient quatre salles dont deux amphithéâtres destinés à des pratiques pédagogiques innovantes.

Parallèlement a été lancé le rehaussement de l'aile donnant sur la place du Temple Neuf, chantier qui ne saurait pas échapper aux passants de la rue du Temple Neuf, puisque les pierres de taille de la façade sont aussi restaurées.



Quatre nouvelles salles de classes devraient être opérationnelles au printemps prochain. Un effort très important au service de la pédagogie.

Ne manquez pas les Journées du Patrimoine des 19 et 20 septembre prochains pour venir découvrir ces évolutions.


Sauveur Pascual, addict protéiforme ...


Professeur d'Arts Plastiques au Gymnase depuis 2005, Sauveur Pascual a conçu une nouvelle charte graphique des locaux en 2009, avec un regard dont l'actuelle entrée est une superbe illustration.
Mais ses activités ne s'arrêtent pas là et un récent article des DNA, suite à une exposition en Corée du Sud, en fournit quelques pistes:

D’une expo en Corée du Sud à un atelier de formation à Eckbolsheim avec détour par son activité de professeur d’arts plastiques, Sauveur Pascual mène sa vie à 200 à l’heure. Il nous donne quelques clés sur sa conception de l’art.
Sauveur Pascual a fait récemment la une d’un quotidien de Corée du Sud. En effet, ce professeur d’arts plastiques et artiste plasticien a été sélectionné, avec quatre artistes alsaciens, par la galerie Law pour participer début mai à un échange culturel avec la ville de Gyeongju. « Petite » ville (à l’échelle coréenne) de 300 000 habitants, son centre historique est inscrit au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.
En plus des œuvres qu’ils avaient emportées dans leurs bagages, les artistes en ont créé deux sur place, l’une sur un lieu de pèlerinage bouddhiste, l’autre dans un vieux village du XVIe siècle. 50 % du produit de la vente des deux œuvres imposées sont revenus à une œuvre caritative. Considérés comme « les dignes successeurs de Manet, Van Gogh… » selon les discours officiels, ils ont exposé avec un grand écho médiatique. Mais, pour Sauveur Pascual, ce n’est pas l’essentiel.

« Avoir des regardeurs »
Sauveur Pascual n’a rien de l’artiste maudit, solitaire dans sa tour d’ivoire. Il s’astreint volontiers à expliciter ses créations. Il a besoin des retours du public qui le « nourrissent », confirment ses choix ou les remettent en question via réticences ou critiques. Retours d’autant plus intéressants qu’ils émanent d’un point de vue culturel différent. La rencontre avec ses « regardeurs » est aussi pour lui la découverte d’univers personnels inédits. « L’art, dit-il, sert à sublimer la vie », mais cela ne marche que « quand on l’expose. L’artiste doit être inscrit dans la vie socialement, humainement et économiquement. »

« L’art a pour fonction de faire changer le regard »
La folie des grandeurs est bien loin de la manière d’être et de penser de Sauveur Pascual. En toute simplicité, il fait profiter la vie locale de ses compétences artistiques. Fin avril, il a animé à Eckbolsheim un atelier Van Gogh pour 15 candidats, novices ou amateurs confirmés. Histoire de leur permettre de s’interroger sur le travail de création plastique et d’approcher la démarche créatrice de Van Gogh, tout en réalisant eux-mêmes 4 à 5 travaux. Un challenge pour la journée, comme les aime Sauveur Pascual. Bilan ? Ils ont compris que « pour pouvoir transposer le monde qui vous entoure, il faut d’abord le percevoir… Ils ont découvert une nouvelle façon de voir les choses».

« Peindre est une nécessité »
Tableaux de différentes factures, cabinet de curiosités, signalétique, réaménagement de halls d’école, difficile de résumer les facettes de cet artiste « protéiforme » comme il se définit. Il revisite actuellement l’œuvre de Van Gogh en y incrustant sa propre façon de voir le monde. Ni souffrance ni joie, peindre est pour lui une nécessité intérieure impérieuse. Et pour les « regardeurs » une stimulation.

DNA 30 juillet 15

Philippe Kirn (Bac 1989) et la vieille fille....


Les DNA du mois de juillet ont retracé le parcours de cette belle réussite qu'est l'évolution de la "maison de tradition" Kirn et de l'implication de Philippe Kirn au côté de son frère Patrick, tous deux anciens Gymnasiens.

Référence des fins gourmets, la maison Kirn – plus que centenaire – aborde le troisième millénaire avec de nouvelles ambitions. Du coup, le concept de ses boutiques évolue. Lentement mais sûrement. Et méthodiquement.
 « Kirn Traiteur est un peu une vieille fille qu’il faut faire évoluer aux nouvelles attentes du consommateur. Cela se fera au fil des opportunités. » Volontiers provocatrice, la formule de Philippe Kirn, 47 ans, PDG de Kirn Traiteur, fait mouche. Elle devrait faire se retourner dans sa tombe… André Kirn, son arrière-grand-père.
Pas sûr pourtant que le fondateur de la maison Kirn en 1904, qui s’est fait une solide réputation de charcutier spécialisé et de traiteur, en prenne ombrage. Maîtres charcutiers de père en fils, les générations successives sont restées scrupuleusement fidèles aux vieilles recettes traditionnelles de l’Alsace. Avec à la clé des méthodes de fabrications artisanales.
Au-delà des mots, Philippe Kirn reste attaché à la tradition familiale et à « ce positionnement haut de gamme qui a permis à la maison de perdurer. ». « Nous avons toujours eu deux fers au feu : la charcuterie et la boucherie. Le boucher exerce certainement le métier le plus complet dans l’alimentaire : il choisit sa matière première sur pied, puis la transforme et la vend. »


Quand la troisième génération donne l’essor à l’entreprise
Jean-Paul, 78 ans, son père, ne dit pas autre chose. Il a suivi l’exemple de ses aïeux et a su allier des techniques charcutières traditionnelles au savoir-faire et à la finesse de la cuisine française. Toujours dans les affaires, l’homme a fait franchir plusieurs caps décisifs à l’entreprise, à la fin des années 70.
Diplôme de l’Institut supérieur de gestion (ISG) en poche, Philippe, lui, a rejoint l’affaire familiale en 2001, après une expérience dans la grande distribution en région parisienne.
Jamais à court d’idées, le chef d’entreprise se lance en 2011 dans la transformation et le réaménagement de la boucherie – charcuterie de la rue du 22- Novembre. Avec l’idée sous-jacente de réduire la surface de vente de 40 % pour « offrir un service plus fluide ». Un espace de restauration rapide est créé dans la foulée, histoire d’attirer une clientèle jeune. Montant de l’investissement : 750 000 €. Pas une mince affaire.
Ce qui n’a pas empêché Philippe Kirn d’avoir lancé l’an passé un nouveau point de vente à Obernai, en plus de ses boutiques actuelles dans l’Eurométropole et à Dorlisheim. La principale innovation ? Disparu, le comptoir traditionnel qui faisait écran. Le client est accueilli d’emblée par « son » boucher charcutier, les présentoirs restent adossés au mur.
Avec ce mot d’ordre : « C’est la relation et le contact qui doivent favoriser la vente. »
 « Le must, se plaît à rêver Philippe Kirn, serait de proposer une cuisine ouverte, où le client pourrait apercevoir en direct les plats en préparation. » Ce sera sans doute la prochaine étape.

Madeleine et Nicolas (Bac 2012) cherchent le Nord...

Madeleine Duflot et Nicolas Raffin ont eu les honneurs de la presse norvégienne cet été: autostoppeurs dans un pays où cela ne se pratique pas intensément et Français de surcroît, ils ont intrigué un journaliste qui a recueilli leurs impressions de voyage, que nous vous laissons découvrir ci-dessous.
 Si les subtilités du norvégien vous échappaient un tantinet, sachez que les deux Gymnasiens ont été agréablement surpris par l'accueil et le contact, sans compter la beauté des paysages. A inscrire dans vos prochains projets ?


Sara Balzer (Bac 2013) sort son sabre à Moscou


Encore junior, la Strasbourgeoise Sara Balzer a été appelée pour être la cinquième tireuse de l’équipe de France. Une belle surprise après une saison pleine d’espoir.
Après l’Azerbaïdjan , la Corée du Sud, place à la Russie. Dans quelques années, Sara Balzer se rappellera certainement de son été 2015. Celui qui l’aura vu aligner, en mois d’un mois, des Jeux européens à Bakou, les Jeux universitaires à Gwangju, puis cette semaine les Mondiaux à Moscou.
« Ça me fait un peu enchaîner, c’est vrai, mais ça me plaît de bouger tout le temps et partout, d’être dans des villages avec des milliers d’autres sportifs ! », apprécie la sabreuse alsacienne de 20 ans, qui vient tout juste de rentrer d’Asie après avoir décroché le bronze par équipe jeudi.
En individuel, cela avait été aussi compliqué (25e ) qu’à Bakou (26e ).
Dans sa troisième année junior, la sociétaire du Strasbourg université club (SUC) ne s’attendait logiquement pas à goûter à un championnat du monde senior dès cette saison. Sauf que la blessure de Charlotte Lembach en demi-finale du dernier Euro a changé la donne en équipe de France.

Un statut de cinquième roue du carrosse loin de déranger Balzer, bien au contraire. « C’est un énorme privilège d’avoir été appelée, reprend-elle. Je ne suis pas sûre de tirer mais je suis contente de vivre un événement d’une telle envergure avec les meilleurs sabreurs, dans une ambiance spéciale puisque ce sera les derniers ‘’Mondes’’ avant les Jeux Olympiques. »

« Beaucoup à travailler »
En toute logique, la future étudiante en psychologie ne devrait pas être sur la piste vendredi en Russie, elle qui n’a pas qualifié pour l’individuel. Mais sa convocation récompense également sa belle saison, qui l’a notamment vue énormément grimper au classement mondial, de la 115e place l’an dernier à la 65eaujourd’hui. En signant au passage une belle 16e place lors de l’étape de Coupe du monde d’Orléans, en novembre dernier.
Là voilà dans la cour des grands. Une sacrée promotion.

samedi 4 juillet 2015

Paul vous donne rendez vous sur la passerelle



Paul (Knoery - Bac 2009) et son ami Paul sont arrivés au bout de leurs 15 000 km parcourus sur les routes de l'Asie. 
Les élèves de TES3 qui les ont suivi au long de leur parcours et dont ils ont enrichi les cours par leur vécu, ainsi que Jean-Michel Schaetzel, leur professeur, vous donnent 

rendez vous à vélo le 10 juillet à 13h00 
sur la passerelle Mimram au Jardin des Deux Rives.

Après le passage  - accompagné ! - de cette dernière frontière, le Gymnase vous invite à fêter leur retour dans la cour de l'établissement, fête à laquelle s'associent les Alumni du Gymnase. 

2005, le retour !



Une quarantaine de bacheliers de la génération 2005, venus de multiples horizons, se sont retrouvés au Gymnase le 30 mai dernier, à l'occasion de la journée Portes Ouvertes, à l'initiative de Tristan Bossard.
Ils ont fêté leurs 10 ans de retrouvailles lors d'une soirée très conviviale dans les locaux mis à leur disposition, partageant souvenirs et projets avec les professeurs qu'ils avaient invités.
Les Alumni se réjouissent de cette belle dynamique et leur adressent tous leurs vœux pour la suite de leurs trajectoires.

La génération 1985 a déjà fait part du souhait de se retrouver aussi dans des locaux, quittés il y a 30 ans, pour célébrer un joyeux trentenaire. Bienvenue à tous !

Et en face de chez Christian ?


Oui, là aussi des échafaudages ont surgi sur toute la façade du Gymnase donnant sur la place du Temple Neuf et au-delà.
Et que se passe-t-il ? Tout simplement la poursuite du programme immobilier amorcé avec le "Cube", dont nous aurons l'occasion de reparler, par la surélévation de ce bâtiment latéral. Un étage de plus, pour aligner sa hauteur avec celle de l'aile centrale et surtout mettre davantage de locaux à la disposition des 1 250 élèves et de leurs professeurs, un peu à l'étroit pour développer de nouvelles pédagogies, de nouveaux projets. 
L'été va non seulement être chaud, mais aussi très dense dans les locaux du Gymnase !

Robert (Bac 1959) l'incomparable qui sifflait pour travailler


Comment Robert Wurtz, bachelier au Gymnase en 1959,  est devenu un arbitre exceptionnel, qualifié par les Brésiliens de "Nijinski du sifflet": 




Robert Wurtz a passé sa carrière à fouler les pelouses de France, d’Allemagne, du Mexique ou d’Argentine en crampons. Désormais, c’est pieds nus qu’il arpente le macadam de Climbach (Bas-Rhin) quand il va chercher son pain, ou les chemins forestiers alentour quand il part en promenade. Plus besoin de chaussures. Après tant d’années à « bourlinguer, tourner, foncer, demander sans cesse : “Où je vais ensuite ?” », le petit homme de 73 ans n’a plus la bougeotte.
« Le premier devoir du citoyen, c’est le calme », lui a-t-on dit un jour. Si c’est vrai, alors Robert Wurtz (bien prononcer « vurtz », et non « vourtz ») est un citoyen modèle, tant sa vie d’aujourd’hui illustre le concept de retraite paisible, entre nature, lecture, sudoku et amer-bière-citron sur la terrasse de sa maison aux côtés de sa femme et de sa fille. De quoi compenser l’agitation de sa vie d’avant, qui s’est achevée le 2 juillet 2007 par un AVC à l’issue du tournage de l’émission « Intervilles », où il avait été engagé pour jouer le même rôle que celui qu’il occupa pendant trois décennies sur les terrains de football : arbitre.

S’il est le seul homme en noir dont le patronyme soit célèbre en France, c’est que monsieur Wurtz n’était pas un arbitre. C’était un artiste. « Robert Wurtz se produira demain soir au stade de Gerland », pouvait-on lire dans Le Progrès. On allait au stade pour le voir, autant que les 22 joueurs qui gravitaient autour de lui. Fils d’un clarinettiste et d’une artiste des chœurs à l’opéra du Rhin, Robert Wurtz était un spectacle à lui tout seul, comme il le répète souvent, de sa voix qui rappelle celle de Frédéric Mitterrand, l’accent alsacien en plus : « Je faisais du théâtre là où il est interdit d’en faire. »
Le Strasbourgeois se laissait volontairement décrocher des actions pour les rattraper grâce à des sprints tonitruants, la foulée ample et bondissante. S’il était sur la trajectoire d’une passe latérale, il esquivait le ballon à la façon d’un torero, surtout lorsqu’il arbitrait à Nîmes. Pour détendre une atmosphère hostile, il s’allongeait sur le terrain et faisait le mort, où s’agenouillait devant un joueur ou un entraîneur pour l’implorer de garder son calme, comme il le fit lors d’un PSG-Auxerre au Parc des Princes devant Guy Roux, lequel, image mémorable, s’agenouilla à son tour. Wurtz quittait parfois la pelouse sous l’ovation du public, auquel il répondait en serrant le poing comme pour dire que c’est lui qui avait gagné le match.

En 1974, il part arbitrer une série de rencontres amicales au Brésil, dont l’une oppose la Seleçao à la Roumanie. Les locaux mènent 2-0 au bout d’une heure, le match sombre dans l’ennui. Alors Wurtz commence son numéro, enchaîne les sprints de 80 mètres sans raison particulière, et fait étalage de sa gestuelle théâtrale. « Le public brésilien, qui s’emmerdait parce qu’il ne se passait plus rien, a commencé à se dire : “Mais qui c’est celui-là ?” A la fin du match, il y avait trente journalistes qui m’attendaient. Le lendemain, l’un d’entre eux a écrit dans O Globo que j’étais le “Nijinski du sifflet”, et ça a fait le tour du monde. » Le quotidien allemand Bild lui attribuera pour sa part le surnom de « Karajan ». En ex-Yougoslavie, il sera, plus sobrement, « le Professionnel ».

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Car on a tellement retenu le saltimbanque qu’on en a presque oublié l’excellent arbitre, le meilleur de France en 1971, 1974, 1975, 1977 et 1978, selon le vote des journalistes. Robert Wurtz aurait préféré être footballeur, porter les couleurs du Racing Club de Strasbourg et enflammer la Meinau, lui qui est né à 800 mètres de ce stade où, entre ses 5 ans et ses 15 ans, il n’a loupé que deux matchs : « Le premier à cause de ma confirmation, Strasbourg-Monaco, 5 à 0. Et le second, Strasbourg-Alès, en division 2, 9 à 3. Il pleuvait, j’avais 40 de fièvre, j’ai pas pu y aller, j’ai pleuré. »
Mais pas assez doué techniquement, il s’est tourné vers l’arbitrage, à moitié pour rester dans le milieu du foot, à moitié pour éviter de grossir. « Au début, je n’y connaissais rien, mais je me disais : “Tant que je serai à côté du ballon, on ne pourra pas dire que je ne vois pas.” » Alors que ses prédécesseurs travaillaient « presque endimanchés » et au trot, il fut le premier arbitre à cavaler autant que les joueurs, et on le voyait parfois, selon la jolie formule d’un confrère, « déborder l’ailier qui était en train de déborder » : « Vous allez dire que je me flatte, mais il paraît que j’ai révolutionné le système. »
Sa qualité lui valut d’officier lors d’une ribambelle de matchs au sommet en France, d’une finale de Coupe des vainqueurs de Coupe (1976), d’une finale de Ligue des champions (1977), de deux Euros (1976 et 1980) et, consécration suprême, de deux rencontres de la Coupe du Monde 1978 en Argentine, laquelle faillit pourtant lui passer sous le nez à cause d’une hépatite contractée quelques mois plus tôt. Heureusement que les arbitres n’étaient pas soumis aux contrôles antidopage lors de ce Mondial vécu sous cortisone : « J’aurais été positif à exploser. »
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Cette Coupe du monde au pays du dictateur Videla, entre les agents secrets planqués au Carlton où étaient logés tous les arbitres, et les visites guidées en bus façon Corée du Nord, Wurtz « en garde le souvenir d’un service militaire ». « Je suis content de l’avoir faite, dit-il, mais ça n’est pas le meilleur moment de ma carrière. Les plus beaux souvenirs, ce sont les matchs de tous les jours. Une ambiance à Nîmes ou à Bastia, ces choses que je raconte avec plus de joie que les consécrations officielles où tout doit être comme ci ou comme ça. Quand j’étais libre d’arbitrer à ma façon, j’étais heureux. »
« Sa façon » lui a valu l’inimitié de beaucoup de gens en costard, mais elle lui a attiré la sympathie non seulement des supporteurs mais encore des joueurs, qu’il admirait. Il arrivait parfois que monsieur Wurtz leur soufflât (il adore l’imparfait du subjonctif) de quel côté faire la bonne passe, les dissuadât de tenter un tacle dangereux, ou leur glissât un mot de réconfort s’ils venaient de tirer à côté. Inconcevable de nos jours. « Aujourd’hui, je ferais deux matchs à ma façon, je me ferais fusiller par la commission d’arbitrage. » Pour Robert Wurtz, être arbitre, c’était diriger le jeu, pas seulement siffler et sanctionner : « Sinon, autant être policier et faire la circulation. »

L’arbitrage de Robert Wurtz est celui d’une époque révolue. Une époque moins technocratique. Une époque où l’arbitre percevait 40 francs par match (« plus les frais de déplacement et de nourriture »). Une époque où, malgré d’inévitables « Aux chiottes l’arbitre ! » en tribunes, celui-ci n’était pas l’adversaire de tout le monde comme cela semble parfois être le cas désormais.
Wurtz n’est pas sûr qu’il pourrait arbitrer aujourd’hui, alors que les hommes en noir se font tomber dessus tous les week-ends pour un oui ou pour un non. « Nous avions plus le bénéfice du doute, grâce au manque d’images. Il n’y avait ni ralentis ni Internet. Et je sais bien qu’aujourd’hui, il y a un milliard en jeu à chaque but, mais faut pas exagérer non plus. Sur une saison, il y a 38 matchs, les erreurs d’arbitrage finissent par s’équilibrer. »

L’Alsacien a évidemment commis les siennes, et s’est parfois retrouvé dans l’œil du cyclone. Son pire souvenir reste la finale de la Coupe de France 1973 entre Lyon et Nantes, au cours de laquelle il accorda au Lyonnais Lacombe le but de la victoire (2-1), marqué après un contrôle de la main qu’il n’avait pas vu. Le Nantais Couécou aura cette phrase, à la fin de la rencontre : « C’est Ray Charles qui arbitrait ce soir. » L’épisode vaudra à Robert Wurtz six mois de dépression, dont il ressortira plus fort.
Chercheur en botanique au CNRS, chargé de relations publiques pour Eurest, chargé de mission pour la région Alsace, laborantin… Robert Wurtz a exercé huit métiers en parallèle de l’arbitrage, qui n’était à l’époque pas professionnel, mais aucun ne lui a apporté autant que le rectangle vert qui lui servait de scène. « “Ce que je sais de la morale, c’est au football que je le dois”, a écrit Camus. Je signe tout de suite. La joie, la souffrance, la traitrise, l’injustice, se battre contre, voir comment l’autre réagit… J’ai plus appris sur l’homme grâce à l’arbitrage qu’à mes études scientifiques de troisième cycle, je vous le jure. »

Robert Wurtz a passé sa carrière à fouler les pelouses de France, d’Allemagne, du Mexique ou d’Argentine en crampons. Désormais, c’est pieds nus qu’il arpente le macadam de Climbach (Bas-Rhin) quand il va chercher son pain, ou les chemins forestiers alentour quand il part en promenade. Plus besoin de chaussures. Après tant d’années à « bourlinguer, tourner, foncer, demander sans cesse : “Où je vais ensuite ?” », le petit homme de 73 ans n’a plus la bougeotte.
« Le premier devoir du citoyen, c’est le calme », lui a-t-on dit un jour. Si c’est vrai, alors Robert Wurtz (bien prononcer « vurtz », et non « vourtz ») est un citoyen modèle, tant sa vie d’aujourd’hui illustre le concept de retraite paisible, entre nature, lecture, sudoku et amer-bière-citron sur la terrasse de sa maison aux côtés de sa femme et de sa fille. De quoi compenser l’agitation de sa vie d’avant, qui s’est achevée le 2 juillet 2007 par un AVC à l’issue du tournage de l’émission « Intervilles », où il avait été engagé pour jouer le même rôle que celui qu’il occupa pendant trois décennies sur les terrains de football : arbitre.


·         1941 Naissance le 16 décembre à Strasbourg (Bas-Rhin).
·         1969 Premier de ses 450 matchs de Division 1 (Sedan-Marseille).
·         1977 Finale de la Coupe des clubs champions européens, l’ancêtre de la Ligue des champions.
·         1978 Deux matchs de la Coupe du monde en Argentine.
·         1990 Dernier match officiel (Montceau-Dijon, en Division 2).
·         1998 Première apparition dans « Intervilles ».


Raphaël (Bac 2000) lance sa start-up à l'assaut du Nuage


NuageBox, le service cloud français

qui veut remplacer Dropbox en entreprises

 

En s’appuyant sur le cloud de Cloudwatt et en collaboration avec l’éditeur Numvision, la start-up parisienne Nuage Labs lance NuageBox, un service de stockage et partage de fichiers en ligne présenté comme une alternative française à Dropbox en entreprises.

Le monde du stockage et du partage de fichiers en ligne compte un nouveau service en France : NuageBox. Il est lancé par Nuage Labs à destination exclusive des entreprises et collectivités locales. Cette start-up parisienne, créée il y a 4 ans, mise sur un nouveau modèle économique et une localisation des données en France pour séduire des professionnels attachés à la maîtrise du coût et de la sécurité. Son directeur général, Raphaël Nicoud, n’hésite pas à présenter son offre comme une alternative française, économique et sécurisée, au service américain Dropbox en entreprises, la référence absolue en matière de stockage et partage de fichiers en ligne.

Fruit de trois ans de R&D, NuageBox se fonde sur le logiciel de Numvision utilisé par les entreprises pour construire des solutions internes de stockage, synchronisation et partage de fichiers. Nuage Labs l’a packagé pour en faire un service cloud. "Tout se passe comme si l’entreprise avait bâti sa propre solution de stockage, synchronisation et partage de fichiers, explique Raphaël Nicoud. La seule différence c’est que les données sont stockées sur des serveurs dans le cloud et non dans ses propres datacenters." Le service s’appuie en effet sur l’infrastructure de Cloudwatt, l’un des deux opérateurs de cloud souverain aux cotés de Numergy, devenu en mars 2015 propriété à 100 % d’Orange. Les données sont stockées dans le nouveau datacenter de l’opérateur télécoms à Val-de-Reuil, en Normandie.

UNE SOLUTION CONTRE LE SHADOW IT
Il existe déjà une pléthore de services français de stockage et partage de fichiers en ligne pour entreprises dont iExtranet d’Oodrive, Ikeepincloud d’Ikoula, Flexible Storage d’Orange ou encore SFR Sync de SFR. "Mais ils sont tous packagés pour être accessibles directement par les utilisateurs sur leurs postes de travail, précise Raphaël Nicoud. Le nôtre se situe au niveau serveur. C’est à l’entreprise cliente de le distribuer à ses employés selon ses propres règles d‘accès. Elle dispose ainsi d’un meilleur contrôle en termes de sécurité, d’usages et de coût qu’avec les solutions traditionnelles de type Dropbox." L’objectif est de lutter contre le phénomène de Shadow IT, cette utilisation sauvage de services numériques par les employés eux-mêmes à l‘insu de la direction informatique.
Cette particularité conduit Nuage Labs à proposer un modèle de commercialisation nouveau selon la capacité de stockage, indépendamment du nombre d’utilisateurs, alors que les services traditionnels sont accessibles sur abonnement par utilisateur. Le service est vendu par voie indirecte via des revendeurs, distributeurs et intégrateurs. Le prix indicatif pour 5 téraoctets oscille autour de 1 000 euros par mois, quel que soit le nombre d’utilisateur en entreprise. "Pour un client à 100 utilisateurs, notre solution à 2 téraoctets revient deux fois moins cher que Dropbox", promet Raphaël Nicoud.

500 CLIENTS ATTENDUS EN 2015
Nuage Labs démarre en ciblant cette année les collectivités locales, une clientèle potentielle qui, pour des raisons de règlementation en matière de protection de données, ne peut pas opter pour Dropbox. La cible s’étendra ensuite aux entreprises à plus 50 utilisateurs. Le service a vocation à s'adresser à des clients en France, même si une extension à l’international est envisagée plus tard avec des partenaires. Raphaël Nicoud espère séduire 500 clients cette année. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2016.


PUBLIÉ LE 03 JUIN 2015 À 15H57

Charles (Bac 2000), Frédéric et la mazurka

Romantique et élégant

La saison d’Alcor presque achevée proposait, samedi soir, le récital du pianiste Charles Offenstein. Avec Chopin en exergue.
Belle affluence en l’église protestante Saint-Pierre-le-Vieux, pour ce concert où le public fit preuve d’une attention soutenue, charmé par l’esprit “cantabile” de l’ancien élève de Réna Shereshevskaya à Colmar.
Offenstein saisit le récital avec une sonate de Mozart affable et d’un tempérament égal, profitant de la douce réverbération pour livrer une interprétation posée, modérée dans les tempi et scandée par des silences allongés. L’adagio, apaisé, lumineux, avec un aigu présent, s’enchaînant sur un rondo plus léger et mordant, reflétant l’azur d’un ciel sans nuages.
De Chopin vient l’immense Ballade n°4 , dont le phrasé sans débordement dégage une délicate nostalgie. La deuxième sonate du maître polonais s’inscrit dans la même veine, même si l’entrée, martiale, au rythme très pulsé, laisse entrevoir par son agitation une explosion lyrique à la limite du contrôle ; mais l’équilibre entre retenue et moments débridés est maintenu. Et dans le scherzo, une copie propre et solide.
La Marche funèbre jouée dans un tempo lent assumé, sonne avec profondeur. Et le final livre son hallucinant nuage de notes duquel se dégagent des pointes claires malgré la pédale enfoncée.
Pour clore, le récital, le n° 5 de Rachmaninov et son armure de bémols, avec un astucieux effet d’écho dans l’aigu au choral tendre du médium.
Et Charles Offenstein remercia le public avec une alerte mazurka de Chopin.

DNA 6 juin 2015

Charles Offenstein a été scolarisé à Lucie Berger de 1998 à 2000 dans le cadre d'une scolarité adaptée au développement de ses talents musicaux exceptionnels. Bravo à lui !