mardi 12 septembre 2017

On se refait la rentrée de 1985 au Gymnase ?



Il était une fois, en 1985, un (jeune) professeur épris de modernité et de technicité qui souhaitait rendre plus aisée l’intégration des nouveaux élèves de 6ème au Gymnase.
Marc Zillhardt le pensait. Il le fit.
Voici ce petit bijou d'époque qui vous plonge dans une rentrée d’autrefois au Gymnase. Des générations d’anciens élèves y retrouveront bien des visages, des locaux, des ambiances… Et pour ceux qui n’ont pas connu cet univers, voici l’occasion de plonger dans la mémoire des lieux et des esprits qui les ont animés.


Mais cette présentation n’aurait aucun intérêt sans donner la parole au réalisateur :


Cap sur la 6, juin 1985, moyen métrage de 28 mn et quelques secondes, tourné en super-8 à l’aide d’une caméra Braun Nizo 6056   sur pellicule Kodachrome sonorisée a posteriori en stéréo par double piste magnétique, à l’exception de deux séquences d’interview   filmées avec prise de son en direct…
Un peu rébarbatif certes, mais voilà pour l’aspect technique, aux concepts étrangement (délicieusement ?) obsolètes.
D’un point de vue plus historique, disons que ce petit film d’amateurs est sans doute le dernier avatar remarqué d’une expérience pédagogique intitulée « Langage de l’image et communication  audiovisuelle » dans laquelle s’était engagé le Gymnase dès l’année scolaire 1983-1984, sous l’autorité et avec le soutien de son Proviseur, M. Jean-Paul Weber. 

C’est dans ce cadre précis que, secondé par une petite équipe d’élèves motivés, j’avais conçu et réalisé ce film. L’objectif en était assez simple : il s’agissait de fournir une sorte de guide pratique au nouvel arrivant, au seuil de son entrée en sixième, tout en utilisant au maximum, fût-ce maladroitement, les ressources de la communication audiovisuelle telles qu’on pouvait les concevoir à l’époque. D’où par exemple les deux voix off, alternativement féminine et masculine, apostrophant  à la 2e personne du singulier le personnage de l’élève (incarné alternativement par Pierre et Alban). D’où également le scénario de la dramatisation humoristique de l’élève-qui-arrive-en-retard et la course contre la montre dans le labyrinthe des couloirs et des salles, figures métaphoriques d’un emploi du temps désormais caractérisé par la valse des matières et le défilé subséquent des professeurs. Pour donner plus de force expressive au propos, nous n’avions pas hésité à recourir à quelques « effets spéciaux », trucages rudimentaires, voire cascades audacieuses comme cette  chute contrôlée dans le grand escalier. Il est vrai que nous avions poussé le perfectionnisme jusqu’à vouloir synchroniser l’apparition rythmée des lettres du générique avec le fond sonore musical des Carmina Burana
Un vrai travail de moine, que le montage fastidieux de  ces dizaines de coupures aux images minuscules, collées bout à bout à l’aide de petites vignettes  ad hoc ! On avait beau entrevoir les prémices de la numérisation,  c’était encore l’époque du « cousu main » !

Se pourrait-il qu’il y eût dans cette  exclamation comme une once de regret ?
Nous y voilà ! Nostalgie, quand tu nous tiens ! Elle se manifeste dès les premières images et les premiers accords : yesterday, nostalgie de la fin des grandes vacances, nostalgie du cocon rassurant des classes primaires (tous les jours le même maître dans la même salle de classe !).
Mais au-delà de la nostalgie plus ou moins liée à toute rentrée (voire non-rentrée, quand on est retraité !), il y a la magie de l’apparition mystérieuse du film-cadeau offert au jeune Pierre tel un sésame pour ouvrir l’avenir…Qui sait,  peut-être cette  magie opère-t-elle toujours, autour d’une vieille bobine de cinéma oubliée, au discours daté et dont le décalage nous porte à sourire. Elle nous replonge aujourd’hui dans un passé merveilleusement idéalisé, avec nos frais visages d’enfants ou de jeunes profs, encore préservés pour quelque temps par ces quelques mètres de fragile pellicule. 

Film dans le film et temps dans le temps, il se pourrait bien  que l’alchimie de cette double mise en abyme ne fût pas tout à fait étrangère à la douce émotion que, de l’avis de nombre d’entre nous, nous pouvons encore éprouver devant ces quelques images sauvées momentanément de l’oubli.

Marc Zillhardt
12 septembre 2017




dimanche 10 septembre 2017

De Neudorf à Berkeley, via le Gymnase

Trajectoire peu ordinaire que celle de Baran Iscen. Ses résultats scolaires en collège n’ayant pas conduit à une admission directe en 2de au Gymnase, il obtient un entretien avec le Directeur.  Ce dernier se laisse convaincre par la détermination et la capacité de réflexion de Baran.

Les débuts en classe de Seconde s’avèrent difficiles, mais l’acharnement au travail du jeune Gymnasien et ses capacités d’assimilation des connaissances lui permettent de surmonter les obstacles et de combler ses lacunes, notamment culturelles. Le cycle Première et Terminale est franchi sans encombre pour atteindre une mention TB au baccalauréat de la session 2015.


Voici le récit d'un parcours singulier, illustration d’un « élitisme républicain », composante essentielle dans une démocratie.

Fils de restaurateurs de Neudorf, Baran Iscen a été accepté au sein de la prestigieuse université de Berkeley, aux États-Unis. Il s’envole ce dimanche pour deux ans d’études et rend hommage à ceux qui jusqu’ici ont pavé son chemin.

Il n’est pas trop du genre à se mettre en avant. Quand Baran Iscen nous a contactés une première fois, il y a quelques semaines, c’était parce qu’il ne voyait plus d’autre solution qu’un financement participatif pour boucler son budget, les frais de scolarité à Berkeley, où il venait d’être accepté dans le cadre d’un double cursus proposé par Sciences Po Paris, s’élevant à près de 100 000 $ pour deux ans.

Puis il s’était ravisé, estimant la démarche potentiellement « indécente », « […] beaucoup étant aujourd’hui dans notre pays bien plus légitimes, qu’il s’agisse des migrants ou des étudiants précaires ». Exit, donc, la cagnotte Leetchi. D’autant qu’après de longs mois de recherches, il avait enfin – « et par relations uniquement » – trouvé une banque prête à le suivre dans ses projets États-Uniens. De quoi compléter la subvention de 45 000 € que lui avait déjà octroyée la Fondation de la Légion d’honneur (dans le cadre de ses parrainages d’élèves méritants).

Guidé par ses rencontres
Ce mercredi, attablé à la terrasse du restaurant familial, rue de Thann, devant un père enthousiaste, fier et très ému à l’idée de voir l’aîné de ses trois enfants partir étudier dans une prestigieuse université californienne – 3e mondiale au classement de Shanghai 2016 –, le jeune homme de 19 ans prône une fois encore la modération et fustige les « excès de romantisme » du papa. Oui, il est heureux de partir vivre « l’aventure américaine » ; mais non, il n’a pas le sentiment d’être exceptionnel. Tout au plus s’estime-t-il « extrêmement chanceux » et admet-il l’importance des rencontres qui ont jalonné son jeune parcours.

À commencer par ses parents, Zahide et Wali, tous deux d’origine kurde. Arrivé en France en 1990, le père a un temps travaillé pour le patron du Napoli, avant de lui racheter le restaurant en 1998. « Baran est né dedans », résume celui qui, malgré des moyens modestes, a toujours voulu donner à ses enfants « une vie meilleure et un autre horizon ». « J’ai vécu l’envers du décor du restaurant », explique Baran. « Et très tôt, comme l’écrit Sartre dans « Les Mots », j’ai eu le goût de lire et d’apprendre… »
Il fréquente l’école du Neufeld, puis l’école Sainte-Anne, avant d’intégrer en seconde le Gymnase Jean- Sturm. Il se souvient encore de son premier entretien avec le proviseur, M. Mielcarek. « Il m’avait prévenu que je serai confronté à beaucoup d’élèves au profil sociologique différent du mien, que je devrai être très déterminé, mais ne pas faire des autres mes ennemis. Parce qu’on ne réussit pas contre quelqu’un, mais pour soi. » Baran a emporté cette réflexion dans sa besace, comme il a su tirer parti d’autres rencontres.

« J’ai toujours eu la chance de croiser des professeurs qui m’ont soutenu et élevé », explique-t-il. Ainsi de M. Alati, qui lui a fait aimer les mathématiques en les enseignant « de manière plus ludique, avec de la musique classique en fond sonore ». Ou de Mme Carthé, son professeur de français en première, « qui a su [nous] transmettre son amour de la littérature ». Avec elle, il a découvert Michel Serres, Voltaire, mais a aussi pu partager ses coups de cœur pour Kundera, Philip Roth ou l’écrivain kurde Yachar Kemal. Quant à Mme Valero, en le poussant à s’inscrire au Concours général en terminale, elle lui a permis d’approfondir sa connaissance de la langue anglaise, ce qui en Californie lui sera bien utile.

« L’école devrait permettre à chacun de trouver sa voie »
Baran a obtenu une mention Très Bien au bac (S), a longtemps hésité entre une prépa à Henri IV et Sciences Po. « J’ai fait mon choix en raison du caractère public de l’école et du côté transdisciplinaire des enseignements. Des horaires aussi, qui laissent du temps à chacun pour cultiver son jardin. » Durant ses deux premières années d’étude, il a effectué des stages au cabinet du président de la République – « sous François Hollande, une autre rencontre marquante » – et à celui du ministre de l’Économie et des Finances, à Bercy.

À Berkeley, il a choisi les mathématiques et l’économie comme matières principales. Baran aborde aujourd’hui son « aventure américaine » plein de confiance et d’optimisme, conscient que, même sous l’ère Trump, « la Californie reste un Eldorado ». Convaincu aussi qu’il reviendra en France. « J’estime que je dois quelque chose à l’État et, quoiqu’il arrive, je voudrais être utile au plus grand nombre. » Et qui sait, une autre rencontre guidera peut-être ses pas… À 15 ans, impressionné par son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? », il avait écrit à Jacques Attali. Étonné, ce dernier lui avait répondu, et avait noué une relation épistolaire avec le jeune homme avant de l’inviter à le rencontrer.

« Aujourd’hui, j’ai plein d’idées et de projets. Mais l’école devrait permettre à chacun de trouver sa voie, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. Mon parcours n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il y a plein de voies possibles et une fois que l’on a trouvé la sienne, quelle qu’elle soit, chacun peut réussir ! »

Valérie Walch - DNA 13 août 2017

Le Gymnase, atout international de Strasbourg

Le Gymnase continue de développer son offre de formation internationale. Il s'agit de porter le plus loin possible les jeunes qui lui sont confiés. Mais aussi d'appuyer les efforts de Strasbourg et de sa région dans l'accueil de cadres d'entreprises internationales, les universitaires, chercheurs voire migrants dont les enfants sont scolarisés en langue anglaise. 
L’Américaine Janel Hooven-Boulogne, responsable de la filière anglaise du Gymnase, 
accueille les premiers élèves qui passeront le bac international (IB) à la fin de l’année prochaine
La durée de séjour de ces professionnels, habituellement limitée à peu d'années, leur fait rechercher pour leur famille des solutions internationales qui leur permettent de se réinsérer aisément. Il s'agit prioritairement de scolarisation en anglais, offre inexistante en Alsace jusqu'à présent en collège et en lycée. Seuls des établissements scolaires suisses et allemands répondent à cette demande.

L'article de Charlotte Dorn, paru dans les DNA du 6/09/17 récapitule les efforts du Gymnase pour s'impliquer dans ces enjeux.
 L’arrivée de l’International Baccalaureate (IB) au Gymnase en 1re
Plus qu’une langue, c’est une nouvelle offre éducative qui voit le jour au Gymnase. Dix élèves du niveau première ont fait leur rentrée lundi dans la première classe du baccalauréat international, qui n’existait pour l’instant pas à Strasbourg (*).
Ils passeront leur International Baccalaureate (IB) l’an prochain, selon le contenu qu’ils auront adapté à leur projet personnel, en choisissant six matières, à des niveaux différents, en français et en anglais. Ce nouveau cursus de Sturm – entièrement hors contrat puisqu’il n’applique pas le programme de l’Éducation nationale mais celui d’une organisation internationale – intègre à la fois des nouveaux venus et des lycéens issus de la filière anglaise du Gymnase, entièrement revue par la même occasion.

 Une possibilité d’école 100 % anglophone
La Bilingual International School of Strasbourg (Biss) qui scolarise à Lucie-Berger et à Sturm (les deux composantes du Gymnase) des élèves anglophones de la maternelle au bac, se découpe désormais en Biss Primary School, Middle School et High School. Sur le principe des filières bilingues paritaires franco-allemandes, elle accueille les enfants à mi-temps en français (sous contrat avec l’État) et en anglais (partie hors contrat, avec une pédagogie par projet).
Elle permettra désormais, pour les élèves demandeurs, de suivre une scolarité intégralement anglophone à tous les niveaux, avec un enseignement à 50 % en présentiel et à 50 % en partenariat avec un site pédagogique en ligne américain permettant un enseignement certifiant

(*) Le bac international est un examen reconnu dans tous les pays, né en Suisse en 1968, à ne pas confondre avec les sections internationales, dont les élèves passent le bac du système français, L, ES ou S, avec une option internationale.


lundi 10 juillet 2017

Ils ont sauté le pas !






Les résultats de la session 2017 du baccalauréat  ont été fort positifs pour les élèves du Gymnase, comme le précise le tableau ci-dessous (chiffres académiques et nationaux de 2016, pour mémoire):



Il en ressort que:
92,82 % des élèves du Gymnase 
bénéficient d’une mention.
94 élèves obtiennent la mention «Très bien » [42.15 %]
73 élèves obtiennent la mention « Bien » [32,73 %]
42 élèves obtiennent la mention « Assez Bien » [18,83 %]

Parmi les 21 élèves dont la moyenne dépasse 18/20, Jacques BIETH (TS3) culmine à 20,78/20 - record d'Alsace -  et Baptiste POTERZMAN (TS3) à 20,16/20 (avec les matières optionnelles).

Les Alumni  se réjouissent de ces beaux parcours et sont conscients des efforts qui ont été consentis pour y parvenir. Ils en félicitent vivement les élèves, leurs professeurs et aussi les parents dont l'action conjuguée, avec l'organisation mise en place par la direction du Gymnase, a permis de franchir cette importante étape.


Le diplôme du baccalauréat marque une échéance importante, tant par ses dimensions symboliques, familiales et sociales que par son aspect technique : il ouvre une porte sur l’enseignement supérieur.
Et les Alumni se réjouissent d’un record d’admission dans des classes préparatoires parisiennes de renom, que 17 Gymnasiens vont intégrer à la rentrée, dont 9 dans le recherché internat de « Ginette » (St Geneviève).
Mais pour l’immense majorité des bacheliers 2017 c’est aussi la fin d’un parcours bien balisé et l’entrée dans un univers de formation plus diversifié, complexe où l’expérience et la connaissance des parcours joue un rôle souvent décisif.

C’est là que le réseau du Gymnase Network, par les compétences disponibles de ses quelques 1 700 membres, peut jouer son rôle et appuyer les jeunes Gymnasiens dans leurs trajectoires, tant personnelles que professionnelles.

Un grand merci à tous ceux qui s’y associent !

Les Alumni en Meteor


 Une trentaine d’Alumni du Gymnase a eu le privilège d’être  accueillie le 30 juin 2017 par le PDG de la Brasserie Météor, Michel HAAG et son fils Edouard, tous deux anciens élèves pour une découverte de la Villa Meteor.








Et c’est  le « patron » lui-même qui nous a servi de guide sur les lieux de son enfance, puisque c’est la maison des HAAG qui sert de décor à ce parcours tant historique, avec son vécu particulier, que technique.








 L’histoire familiale croise un panorama complet de la fabrication de la bière depuis la culture du houblon et de l’orge jusqu’au conditionnement et une découverte de cette brasserie  alsacienne indépendante, en exploitation depuis près de 4 siècles ; explications illustrées par des images d’époque et des vidéos montrant l’évolution au fil du temps. 

Mais au-delà des aspects plus techniques, les commentaires de Michel HAAG nous ont fait entrer dans la saga d’une famille de brasseurs depuis sept générations, attachée au terroir et à la tradition tout en étant à la recherche de nouvelles gammes, telles les « bières éphémères ». 
Voire le whisky Meteor, le malt étant à la base de tout….

La visite s’est terminée par une dégustation - fort appréciée .... - des différents crus maison sous format "galopin" (non, il ne s'agit pas des dégustateurs ci-contre...) et un repas convivial au « Stammtisch » proche, des plus sympathiques !


jeudi 6 juillet 2017

1992 nuances d’émotions....



La quarantaine de bacheliers 1992 réunis le 1er juillet 2017 pour une mémorable soirée grâce aux recherches affûtées d’Erwin Marzolf et à la magistrale organisation de Claire Kleitz ont vécu des moments de grande intensité. 
Nombreux étaient ceux qui ne s’étaient pas revus depuis tant d’années …  
Que d’émotions !  Erwin s’en fait l’écho ci-dessous.
 





La Joie des Retrouvailles, 25 ans après au Gymnase Jean Sturm

Ils sont venus de Bergerac, Aix-en-Provence, Luxembourg, Paris… et bien sûr de Strasbourg, la génération du Gymnase Jean Sturm qui a eu son bac en 1992 a décidé de se retrouver dans l’enceinte du Gymnase, 25 ans après. La soirée débute par une visite des locaux sous la houlette de Jean-Pierre Perrin, ancien proviseur de l’établissement. Difficile de reconnaitre l’établissement qu’ils ont fréquenté, tant les travaux et rénovations ont modifié les lieux… donnant presque envie de reprendre ses études.

Après un petit mot de Jacques Flurer, Président de l’association des anciens élèves du Gymnase, rappelant les valeurs humanistes du Gymnase et invitant chacune et chacun à contribuer à faire vivre le réseau, la soirée peut débuter par l’apéritif suivi d’un buffet dans le foyer, sous le regard bienveillant et la participation active de Jean-Louis Pataillot, Président des Parents d’Elèves.

Maisl’essentiel n’était pas là. Il fallait voir la joie sur les visages et l’émotion qui a gagné la plupart des participants, heureux de se revoir 25 ans après. Comme s’ils s’étaient quittés il y a quelques semaines sur la place des Etudiants. La visite de certains enseignants ajoutait à l’émotion.

Les photos de classe, les films de l’époque, la consultation du yearbook 1986 alimentent les conversations et sont l’occasion de se remémorer des anecdotes croustillantes.A l’issue de la soirée qui s’est poursuivie jusque tard dans la nuit, tous ont convenu qu’il était indispensable de se revoir, sans attendre 25 ans.



L’after nocturne du 2 juillet s’est prolongé comme il se devait par un pèlerinage en un autre lieu emblématique des souvenirs lycéens, juste en face du Gymnase…. 

Même si le Cintra a bien changé lui aussi !

A retrouver aussi sur Facebook en: https://www.facebook.com/groups/605678312945697/

Et dans les DNA du 18 juilleet 2017:


mardi 27 juin 2017

Augustin fait de la physique en Indonésie




Augustin DESOMBRE de TS5 a disputé la finale française des Olympiades Internationales de Physique, après quatre jours de formation expérimentale organisée dans les Écoles Normales Supérieures de Paris et de Cachan, du 15 au 19 mai 2017. 






Au Gymnase, un réel travail coopératif avec son ami Alexandre KREBER a permis de développer l’esprit de réussite sous l’œil attentif de leurs professeurs Julien Volgringer et Mathieu Quéval



Etaient en compétition 216 élèves de Classes Préparatoires et 130 lycéens de Terminale. Augustin DESOMBRE est l’unique élève de terminale S de France à être sélectionné pour la finale des 48è olympiades internationales de physique (IPhO) en Indonésie, du 16 au 24  juillet 2017, qui réunit l’élite des jeunes physiciens du monde entier.

Augustin, souriant, au centre

Les Alumni saluent ce parcours exceptionnel et l'investissement des professeurs.
Il porte haut la qualité de l’enseignement au Gymnase, notamment en Physique, après l’aventure exceptionnelle déjà vécue par Elias et Jean-Baptiste à Los Angeles à l’Intel International Science and Engineering Fair

Et que ça Hip et hop au Gymnase !




L’équipe du Gymnase  « Feeling Crew » a gagné les Championnats Académiques le 26 Avril 2017. Champions d’Alsace, ils sont désignés pour représenter l’établissement et l’académie au Championnat de France UNSS à Villeneuve-d’Ascq du 16 au 19 mai 2017. 

Accompagnés par Madame Cordier, professeur d’EPS qui a introduit ce sport au Gymnase, l’équipe composée de Nathan Schindler, Romane Audéoud, Marjory Lendo, Yasmine Khechab, Edgar Metz remportent une 6ème place sur les 20 équipes engagées


Retrouvez l’équipe sur YouTube:  https://youtu.be/9Xfrx4SOexo
Le professeur vit intensément l'aventure:
Jour 1 :
Voyage, réunion d’information, présentation de l’équipe, annonce du déroulement : notre équipe est face à des équipes de très bon niveau : le stress fait naître une bonne motivation, les élèves ne se laissent pas impressionner et redoublent de cohésion.
Les élèves sont dans une poule de 5 équipes, ils ont 4 battles et doivent être 1er ou 2ème pour prétendre au ¼ de finale. 
Jour 2  :  
Le matin : Les élèves gagnent contre l’équipe de Lyon (3ème champion de France l’année dernière) puis battent l’équipe de Paris (1ère Section Sportive Hip-Hop). Les résultats nous apportent une joie et une force pour la suite.
L’après-midi : les élèves gagnent face à Lille et Montpellier. 
Contre toute attente nous avons gagné nos 4 battles et sommes 1er de la poule.
Nous apprenons alors que la journée n’est pas finie et que les ¼ de finale s’enchaînent.  Les élèves perdent à 1 point près leur ¼ de finale contre l’équipe finaliste de Cachan.
Jour 3 :
C’est le jour des battles qui définiront leur classement en 8ème, 7ème, 6ème ou 5ème place. L’équipe se motive et gagne son premier battle pour avancer dans le classement et perd le second battle à 0,5 point près pour se classer 6ème de France.

Au fait, qu’est-ce que le Hip-hop ?
Dans cette variante, la compétition consiste en une danse chorégraphié qui implique une forte synchronisation des danseurs. Le battle – ou défi – permet à des juges de mesurer la qualité de la prestation.
Chaque battle se déroule en 4 passages de 45 secondes maximum de chaque équipe en question-réponse. Il y a 4 registres musicaux dans chaque battle. Selon la musique, il faut choisir la combinaison la plus adaptée avec l’obligation de faire 1 solo, 1 duo et deux collectifs et de varier les styles de danse au cours du battle.
L’activité permet aux élèves de développer leur créativité, leur prise d’initiative, une confiance en eux mais aussi de la rigueur et une dynamique de groupe.

Et de faire des projets pour l’an prochain. Création d’une équipe Collège et d’une équipe Lycée et besoin de 4 danseurs en Collège et 3 danseurs en Lycée pour repartir au championnat académique.
Avis aux amateurs !          


lundi 26 juin 2017

Alumni en prison







Les Alumni du Gymnase ont organisé, le 15 mai 2017, une découverte de la Maison d’Arrêt de Strasbourg, grâce à l’entremise de Caroline Zengerlé (née Gassner, ancienne élève) une des responsables des lieux. Découverte qui a marqué tous les participants tant par ses aspects techniques qu’humains.
Antonio, notre scribe, a noté l’absence de notre président bien-aimé et lui adresse l’appel ci-dessous.
  
 Bon, nous espérons qu’il va quand même nous revenir …


En prison !

Le 15 mai, seize Alumni(e)s ont accepté une mission peu banale : visiter la Maison d'arrêt de l'Elsau. Manquait toutefois à l'appel notre illustre Président – un certain JF –, que l'on dit parti à l'autre bout du monde pour tenter d'échapper aux pourtant sympathiques geôles alsaciennes. Désertion, ça s'appelle !

Cher Président, si tu nous lis, reviens ! Tu seras bien installé, avec accès direct à l'autoroute. Certes, les suites sont un peu étroites, mais elles disposent toutes de sanitaires très pratiques : ils sont situés juste à côté de la porte. S'agissant des douches, elles sont sur le palier, sauf chez les mineurs (une vingtaine actuellement en villégiature, à peu près autant que les femmes). Certes, il règne une odeur particulière dans chaque chambrée, mais on s'y habitue, parole de surveillant ! Certes, on s'y entasse un peu : deux lits superposés, auxquels s'ajoute un matelas délicatement disposé par terre. Mais tu comprends, Président : une maison d'arrêt, ça ne peut refuser personne, c'est la variable d'ajustement de la politique pénitentiaire – contrairement aux centres de détention ou aux maisons centrales, où la question de la surpopulation ne se pose pas. A l'Elsau, par exemple, on trouvera toujours un petit matelas pour un Président en désertion : ils sont 617 détenus (dont une vingtaine de femmes) pour 444 places, alors un de plus, un de moins… Respire, Président : elle est loin, l'année où on dépassait les 800 !

Alors, reviens ! Quand ils te coffreront pour ta subite désertion, que tu sois prévenu ou détenu, tu seras logé au quartier des arrivants pendant au moins trois jours, où l'on scrutera tes faits et gestes pour voir avec quel quartier tu es compatible. Et en cadeau de bienvenue, un paquetage te sera offert : oreiller, serviette, éponges (pas de personnel de nettoyage, c'est le gros hic), nécessaire de toilette, assiette en verre et même fourchette en métal : eh oui, c'est pension complète avec room service tout de même ! Seul le couteau te surprendra : il est à bout rond.

Pour remplir le minibar, tu pourras acheter de tout et de rien à la "cantine", contre quelques euros : eau gazeuse, nourriture, et même cigarettes ! Et ce, à des prix défiant toute concurrence. Si tu as les moyens, tu pourras acquérir une plaque vitro pour chauffer ton café. Sinon il y a l'eau chaude au robinet. Tu pourras parler à tes voisins simplement en criant, vers la porte ou vers la fenêtre, mais à Strasbourg on est d'un tempérament plutôt calme, on sait se tenir, c'est pas trop bruyant. Et si tu t'ennuies parce que la série télévisée qu'a choisie ton coloc ne te plaît pas et que tu ne te sens pas de le bastonner – on sait vivre –, tu pourras toujours bricoler un couteau pointu en bois, fabriquer une machine à tatouer artisanale ou dissimuler ton mini-portable (la taille du pouce) dans ta bouteille d'eau ou en sandwich dans tes semelles : fastoche, je te montrerai ! Mais sois un peu original, le coup de la brosse à dents aux poils fondus pour y insérer une lame de rasoir (et c'est pas pour la barbe, hein), c'est complètement has been. Pour expier tes péchés, tu pourras même aller parler à un aumônier, et participer à une cérémonie religieuse chaque semaine.

Par contre, Président, si tu veux t'évader un peu, ce sera difficile : par exemple, le type qui s'est caché entre des cartons avant que la palette entre dans le camion a vite été retrouvé. En revanche, on pourra tenter de t'envoyer un colis de Noël par les airs, en le lançant par-dessus les murs.
Et quand ton heure sera arrivée, au bout de cinq ou six mois en moyenne – jamais plus de deux ans, rassure-toi –, tu pourras te diriger presque librement vers le secrétariat, un open space où tu prépareras tes papiers de sortie. Alors, je te réserve une place ?

Antonio