jeudi 15 février 2018

Simon Parmentier, fulgurant zouave



Simon Parmentier est un jeune strasbourgeois de 18 ans, fraîchement bachelier de la section théâtre du lycée des Pontonniers après avoir fait toute sa scolarité antérieure au Gymnase. 

Animé par le théâtre depuis son enfance, il a été aux côtés de François Berléand, Julie Depardieu et Isabelle Gélinas dans Les Chamois, une série diffusée sur TF1 en décembre 2017.


Interviewé par Cécile Mootz pour Rue89 Strasbourg, Simon revient sur son parcours de météorite

Rue89 Strasbourg : comment, alors que vous étiez en pleine préparation de votre bac, vous êtes-vous retrouvé à tourner dans une série de TF1 ?

Simon Parmentier : J’étais en terminale aux Pontonniers et un ami comédien, Hugo Roth, m’envoie une annonce de casting pour une série. Ils cherchent un garçon de plus de 16 ans, rondouillard et drôle pour le rôle de Thomas Leroy. J’ai envoyé ma candidature. Le lendemain, je reçois une réponse. L’équipe du film était intéressée. Vu que je n’étais pas à Paris, ils m’ont demandé d’envoyer une vidéo de moi en train de jouer un passage du script.

Je me suis filmé à 23h chez moi, dans la pièce d’à côté la machine à laver tournait et faisait un raffut monstre ! Le plus drôle c’est que je n’avais pas de trépied pour la caméra, on a dû empiler des livres et poser la caméra dessus. Malgré ça, après avoir envoyé ma vidéo, la directrice de casting m’a appelé. Elle me demandait de venir à Paris pour rencontrer le réalisateur Philippe Lefebvre. J’étais en terminale, en pleine semaine, mais je me suis dit, « la carrière passe avant tout ! » Mes professeurs n’y ont vu aucun problème. Mais je n’en ai pas trop parlé autour de moi. Je n’avais pas envie de passer pour un vantard, rien n’était fait.

J’ai pris mon train pour Paris, j’ai rencontré le réalisateur, j’ai passé mon audition et je pensais rentrer à Strasbourg. Mais Philippe Lefebvre m’a demandé de rester pour donner la réplique aux filles qui passaient le casting pour jouer Jessica Bernard. Je me suis dit, bon, c’est bon signe mais ça ne voulait pas dire que j’étais pris. Pourtant toutes les comédiennes me disaient que j’avais eu le rôle.

« Les 4 ou 5 jours les plus longs de toute ma vie »
Je ne voulais vraiment pas me faire de faux espoirs. S’en sont suivi les 4 ou 5 jours les plus longs de toute ma vie ! Le week-end passe, le lundi, toujours rien. Et le mardi le producteur de la série m’appelle et me dit : « je pense qu’on te l’a déjà dit, tu es pris pour le rôle de Thomas. On commence dans deux semaines. » J’étais fou de joie ! À ce moment, j’étais avec une amie et on a directement fêté ça. Je lui ai offert une bière ! Peu de temps après, la directrice de casting m’appelle, elle me dit « ah oui, un petit détail, ton père sera François Berléand et ta mère Isabelle Gelinas. »

Sur le coup, je n’ai pas trop réalisé. Je suis donc retourné à Paris pour faire une lecture du scénario avec toute l’équipe. C’est là que j’ai rencontré les acteurs. Moi j’étais tout petit devant eux, je n’avais jamais fait de télé avant ça ! C’était incroyable.


Justement, qu’est-ce que vous avez fait avant Les Chamois ?
J’ai fait tous les stages, tous les ateliers théâtre de ma scolarité, je lisais des pièces et j’ai toujours été un grand consommateur de théâtre. Un jour je me suis tourné vers l’opéra. Je suis devenu un petit chanteur de la maîtrise de l’opéra national du Rhin. J’ai participé à 11 opéras différents, en tant que cœur, une fois comme solo. Puis je me suis concentré sur le théâtre.

Quand j’étais dans au Gymnase  à Strasbourg, avec un groupe d’élèves nous avons formé une petite troupe. Nous avons entre autre monté La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco, j’ai adoré. Puis j’ai intégré la section théâtre du lycée international des Pontonniers.

Malgré mes résultats scolaires plutôt bancals, j’ai été pris, à ma grande surprise. C’était les plus belles années de ma scolarité. On était 23 élèves avec 5 h de théâtre par semaine, 3h de pratique et 2h de théorie.

D’où vient votre passion pour le théâtre ?
C’est étrange de dire ça mais tout a commencé quand j’avais 5 ans. On a joué une pièce avec notre maîtresse, je jouais maître lapin. Un grand rôle ! C’est un souvenir qui m’a marqué, j’étais hyper heureux. Mes parents m’ont directement dit : « on sent que tu aimes ça. » La vérité c’est que j’adore faire le pitre, le zouave comme ils disent. Quand j’étais plus jeune, je disais toujours que mon rôle c’était de rendre les autres heureux. C’est toujours le cas.

Et maintenant, chose vraiment géniale c’est qu’avec François Berléand, on est devenu amis ! Dans la série, il joue mon père et bien sûr, il est un peu devenu mon père spirituel. Il croit beaucoup en moi, il m’a vraiment fait confiance, si bien qu’il m’a conseillé à son agent Elisabeth Tanner. Je suis dans son agence aujourd’hui, sur le site Time art.



À pas de Lou...


À 13 ans, Lou Baudouin (Ill TC, 1/6) est une étoile montante du tennis alsacien qui commence à tracer sa voie à un rythme grandissant.


Lou Baudouin (Ill TC) est dans le top 10 français des natives de 2004. Et le meilleur reste à venir. 

À Strasbourg, les habitués de l’Ill TC et du quartier de la Robertsau, la croisent de temps en temps, perchée du haut de son mètre soixante-douze, sur sa trottinette qu’elle lance dans la rue de la Fourmi en direction du club.

Voici Lou Baudouin, 13 ans, collégienne en 4e au Gymnase Jean Sturm à Strasbourg, fille d’Anne (ancienne basketteuse de haut niveau) et de Jean-Luc (un pongiste reconverti tennisman).
Cette fan de Maria Sharapova (« Quelle bagarreuse ! ») et Novak Djokovic reste sur une très belle saison 2017 où elle a disputé 68 matches pour 40 victoires et 28 défaites.
La saison d’avant, elle avait cumulé 52 victoires et 19 défaites. À ce jour, alors que la saison 2018 est lancée, Lou Baudouin compte six succès et trois défaites.
La forte progression qu’elle est en train de connaître se manifeste au classement. À l’échelon français, la jeune Strasbourgeoise est passée de 15/1 à 1/6 en deux ans. Elle pointe dans le top 10 national des filles nées en 2004.

« C’est une école de la vie »
Au niveau européen, chez les U14, elle occupe actuellement le 231e rang. Au 1er  janvier, quand les natives de 2004 sortiront de ce classement, Lou pointera autour de la 70e place du fameux « Tennis Europe », la hiérarchie de référence sur le Vieux Continent.
« Son objectif est de rester dans les meilleures Françaises et d’aller le plus loin possible, précise son père qui suit de très près son évolution. Quel que soit le résultat final, c’est une école de la vie. C’est intéressant et formateur : on voyage, on apprend à s’organiser, à être autonome. »
Entraînée à l’Ill TC par Olivier Goetz, Lou Baudouin effectue également des séances à la Ligue et avec Jean-Charles Landreau (voir encadré). Sans oublier les stages nationaux au CREPS de Boulouris (Var).
L’occasion de constater que ses copines de 2004 sont toutes déscolarisées et suivent les cours par correspondance (CNED). Ce qui ouvre grand leur planning, donne beaucoup plus de place au tennis et entraîne, potentiellement, des progrès plus rapides.

Entre 18h et 20h de tennis sont au programme hebdomadaire de Lou qui dispose d’horaires aménagés au Gymnase. Elle est inscrite sur la liste des sportifs de haut niveau catégorie “relève”. Dans le Grand Est, ils ne sont que trois : elle-même, l’Ostwaldois Dan Added et le Messin Harold Mayot.

Tous nos vœux l’accompagnent dans son exigeant parcours !

Extrait des DNA du 20/12/2017

De l'électricité dans le bronzage !

Les Olympiades de physique nationales, qui ont eu lieu les 2 et 3 février 2018 à l’INSA de Toulouse, ont récompensé quatre lycéens du Gymnase



Edgard, Adrien, Antoine et Paul (de gauche à droite), lauréats des Olympiades nationales de physique 2018, avec leur professeur Madame Vonesch.



« Que la mélanine soit ! Et la lumière fut. » C’est ainsi que s’intitule le projet lumineux qui a permis à quatre lycéens strasbourgeois de remporter le premier prix de la 25e édition des Olympiades de physique France. « Nous avons tenté de produire de l’électricité à partir de mélanine, qui est la molécule responsable de notre bronzage », essaient de vulgariser les jeunes lauréats.

C’est avec humilité qu’Antoine Dufour (16 ans), Paul Pernot (17 ans), Adrien Marchandou (17 ans) et Edgard Weissrock (17 ans) expliquent comment ils ont reçu le premier prix du concours organisé à l’INSA de Toulouse.
Pour eux, cette victoire est permise par la liberté laissée aux élèves lors des Olympiades. « Nous avons pu choisir le thème de notre recherche, c’est très stimulant, nous sommes très bien encadrés et le comité prend soin de ne dévaloriser personne lors de la cérémonie de remise des prix », souligne Antoine.

« On bossait le mercredi après-midi, le samedi matin et parfois même les jeudis soir », énumère Adrien, soucieux de préciser que le groupe a fait avancer ses recherches en dehors des horaires de cours. Une motivation qui n’a pas échappé à l’œil du jury, heureux d’observer une réelle cohésion de groupe lors des oraux qui permettent aux élèves de présenter leurs projets.

« Une démarche de vrais chercheurs »
Les Olympiades se déroulent en plusieurs étapes : « Une candidature en ligne, une présélection lors du concours inter-académique en décembre pour pouvoir participer au concours national, qui cette année a eu lieu à Toulouse », décrit Edgard. Avant d’être interrompu par son camarade Paul : « Nous avons dû fournir un mémoire de 20 pages aussi, pour détailler notre sujet et expliquer nos expérimentations. »
Autant dire que les quatre lycéens se sont pris au jeu : « Nous avons eu une démarche de vrais chercheurs à un niveau plus bas », précise Edgard.
Ils ont aussi pu assister à des conférences scientifiques dont celle de Serge Reynaud, directeur de recherche au LKB de l’ENS Ulm et aussi parrain de ces Olympiades.
Les journées toulousaines se sont conclues par la cérémonie de remise des prix lors de laquelle ils ont obtenu le premier prix décerné par la Fondation iXcore pour la recherche. 

Une motivation qui impressionne leur professeur encadrante : « Leur donner libre accès aux salles d’expérimentations, c’est tout ce qu’a fait le lycée pour les aider. Ils sont vraiment autonomes, ce sont des élèves exceptionnels, on leur fait confiance », affirme Hélène Vonesch, professeur de physique chimie au lycée Jean-Sturm.

Et quand on leur demande ce qu’ils ont gagné lors de la finale, ils répondent amusés : « De la fierté et de très gros livres. » Avec en prime un chèque de 600 euros, et une visite de laboratoire qui ravit les quatre scientifiques.


Nina Gambin – DNA, 13/02/2018  et site du Gymnase

samedi 16 décembre 2017

Paillettes et jumelage....

Le saviez-vous ?

Bijoux, paillettes et brillances diverses vont être particulièrement de sortie dans les prochains temps. Une partie des atours doit ses effets au strass, utilisé sur les vêtements, bijoux, objets de décoration, maquillage de fêtes, ornements de coiffures, tatouages temporaires, etc..
                   
                  Le strass est un cristal (verre constitué d'au moins 24 % d'oxyde de plomb) avec un fort pourcentage d'oxyde de plomb pouvant dépasser 50 % ce qui lui donne un très haut indice de réfraction.

            Le terme strass, apparu en 1746, est dérivé du nom d’un orfèvre, élevé en 1734 au rang de Joaillier du Roi par Louis XV, Georges Frédéric Strass, qui mit à la mode ce type de bijoux dont certains modèles très rares coutèrent plus cher que les originaux


Ce joaillier, fils d’un pasteur de Wolfisheim, né le 29 mai 1701, fut  immatriculé au Gymnase en 1710. Il est décédé le 22 décembre 1773.

A quand un jumelage 
entre Swarovski et/ou Pandora 
et le Gymnase ?

 Il y a 250 ans, l’inventeur du strass naissait à Wolfisheim

 Outre la phonétique de leur nom, les imitations de pierres précieuses ont un lien avec Strasbourg. Ainsi qu’avec Wolfisheim. Explications.

 Philippe Wendling – DNA 22 décembre 2023

A Wolfisheim, une impasse porte le nom du joaillier né dans la commune en 1701.  Photo Philippe Wendling

Il y a tout juste 250 ans, le 22 décembre 1773, Georges Frédéric Strass s’éteint à son domicile parisien. Sa dépouille est inhumée le lendemain au cimetière protestant du Port-au-Plâtre dans le 12e arrondissement. Diverses personnalités assistent à la cérémonie, à l’instar de Frédéric-Charles Baer, l’aumônier de la chapelle royale de l’ambassade de Suède en France. Le défunt jouit d’une renommée nationale et internationale à laquelle ses origines ne le prédestinaient pourtant pas.

Verre et plomb

Dernier d’une fratrie de sept enfants, Georges Frédéric Strass est né le 29 mai 1701 à Wolfisheim, où son père officie comme pasteur luthérien. À 13 ans, il commence à apprendre l’orfèvrerie et la joaillerie auprès d’Abraham Spach, un artisan strasbourgeois. Après quatre ans à ses côtés, il prend la route et multiplie les patrons avant d’être embauché à Paris puis d’y ouvrir dans les années 1730 sa propre boutique le long du quai des Orfèvres. Consécration : il est élevé rapidement au rang de « marchand joyalier du Roy » Louis XV.

Confronté à la même période à une raréfaction sur le marché des diamants en provenance du Brésil et d’Inde, il se lance dans l’imitation de pierres précieuses en recourant à un principe développé en Angleterre depuis le siècle précédent. Il mêle au verre un taux renforcé d’oxyde de plomb et ajoute des sels métalliques pour obtenir différents coloris. L’homme est ingénieux. Un trait de famille, sans doute. Son frère Philippe Jacques Strass – qui a résidé un temps 23 quai des Bateliers à Strasbourg – a pour sa part inventé une colle animale.

Dans une réclame, Georges Frédéric Strass explique qu’il « peint toutes sortes de pierres très avantageusement égales à celles d’Orient » et les vend « à très juste prix ». Étant en effet moins chers que des diamants authentiques (mais aussi moins « durs » et solides), ses cristaux lui permettent de toucher une large clientèle. Y compris parmi la noblesse ! Louis XV, lui-même, s’en procure. Le succès de ses créations est tel qu’elles sont imitées par des confrères qualifiés de « joailliers-faussetiers ».

« Des joailliers-faussetiers »

L’Alsacien n’en garde pas moins un certain leadership. Pour preuve : les similis diamants, produits ou non par ses soins, sont d’abord qualifiés de « pierres du Rhin » en référence à ses racines puis simplement de « strass » à partir des années 1746-1748. Devenu nom commun, son patronyme gagne les dictionnaires français et se diffuse à travers le monde. Célibataire sans enfant à son décès, Georges Frédéric Strass a légué le fruit de son labeur à ses neveux, dont un a repris son affaire.


vendredi 15 décembre 2017

Engagés.....

Feuilleter la presse locale, comme les DNA du 18/11/17, permet parfois de relier par le fil de l’engagement dans la société, la trajectoire de Gymnasiens de plusieurs générations.
Ainsi, dans l’article intitulé « Eurométropole : le groupe des Sept est officiel », apparaît le maire d’Oberhausbergen, Théo Klumpp (Bac 1967), souriant au milieu de ses collègues. Leur objectif : objectif : un « développement équilibré » de l’agglomération
Six de sept maires : Bernard Eglès (Mittelhausbergen), Annick Poinsignon (Lampertheim), Théo Klumpp (Oberhausbergen), Dany Karcher (Kolbsheim), Pia Imbs (Holtzheim) et Patrick Depyl (La Wantzenau).


L’article qui suit, sur la même page, nous informe que  l’association Vision Strasbourg lance, sur le Net, une plate-forme équipée d’un « robot » (chatbot) chargé de collecter les idées et doléances des citoyens. Objectif : porter les plus populaires d’entre elles « au niveau stratégique ». Tommy, c’est son petit nom, serait le premier chat bot européen au service des citoyens.

Elle précise que le président de cette dynamique association s’appelle Pierre Loeb (Bac 2006), par ailleurs président du Club des 100 à la Maison de l’Alsace à Paris (https://www.lejournaldesentreprises.com/alsace/article/pierre-loeb-prend-la-direction-du-club-des-100-de-la-maison-de-lalsace-paris-91516)



Tournons quelques pages du même journal et voici le portrait d’une jeune Gymnasienne, encore en Terminale S : Jana Curcenco, 17 ans, s’est engagée l’an dernier dans un projet de l’UNICEF, comme « jeune ambassadrice » pour informer et sensibiliser, et si possible récupérer de l’argent pour soutenir les actions au profit des droits des enfants.
         Avec une amie, elle a utilisé "l’opportunité" de la Saint-Valentin pour monter une action de solidarité au lycée : " une rose, un mot doux… " "On en a vendu 400, ce qui a permis de récolter plus de 500 €. Cela permettra d’aider 20 enfants à surmonter les séquelles de la malnutrition" Les manifestations sentimentales utilisées au profit d’une grande cause, voilà du sens pratique …

De gauche à droite, Jana, Emma, Pauline, Marine et Hranouch, toutes « jeunes ambassadrices » de l’UNICEF à Strasbourg

Deux jours plus tard, la photographie qui illustre un article sur le championnat inter-départemental des individuelles, est celle de Mélisande Beckmann (ancienne élève de la filière bilingue allemande du Gymnase).

Laissons la parole au journaliste sportif : au sommet de l’élite, en Nationale A, peu de gymnastes, mais du très haut niveau. Ces filles ont su apporter leur touche d’originalité, de rapidité d’exécution et de prises de risque pour le plaisir du public et des juges.

Chez les 18 ans et plus, les deux gymnastes de Pfastatt, anciennes pensionnaires du pôle, ont présenté des programmes très difficiles en vue de la finale. Mélisande Beckmann assure le mieux ses enchaînements et s’impose devant Marie Allgayer.

En cette fin d'année, l’implication des Gymnasiens dans les actions de solidarité prend des formes diverses et accentuées








Ainsi la traditionnelle collecte de jouets en faveur d’enfants de Cronenbourg-cité s’est à nouveau déroulée au mieux, mobilisant nombre d’élèves, parents, personnels et enseignants de tout le Gymnase au profit de 350 enfants. 

Par ailleurs des élèves de 1ère s’impliquent depuis 3 mois dans des actions « Hygiène et Vestiaires pour les sans-abris de Strasbourg ». Tous les premiers dimanches du mois, ils se retrouvent avec d’autres bénévoles devant la gare centrale de Strasbourg pour distribuer de la nourriture, des vêtements, et des produits hygiéniques aux sans-abris. L’action fonctionne à base de dons et du volontariat. 



jeudi 14 décembre 2017

Ostinati





L’ensemble vocal féminin Ostinati  du Gymnase Jean Sturm s’est produit récemment en l’église Saint Thomas de Strasbourg.  








L’occasion pour le chœur, dont la direction est assurée par Vincent Affholder, de présenter en concert son disque Transmission : programme original et éclectique dont le fil conducteur tisse un lien mélodique entre le chant grégorien et les chorals luthériens.
Sont présentes aussi des œuvres pour chœur de J. Rheinberger, E. Elgar, J. Williams, des chants bulgares et de Noël




Le lien https://ostinati.bandcamp.com/album/transmission permet de découvrir ce bel ensemble à l’œuvre et d’acquérir ce disque (CD). 

Jean Pierre Mengus, un anti-héros


 Dans un livre récent, l'épouse et la fille de Jean-Pierre Mengus, ancien élève du Gymnase, racontent les tribulations d'un jeune alsacien dans l'Europe en guerre, de 1939 à 1945

Le jeune Jean-Pierre Mengus ne s’imaginait certainement pas qu’en ce 8 août 1939, alors qu’il marchait d’une ferme-auberge à l’autre sur les sommets vosgiens en compagnie de son père et que ce dernier fut sommé par un client d’accélérer la livraison de sa commande (chocolaterie strasbourgeoise), sa vie venait de basculer.

La rentrée scolaire se profilait…
La rentrée scolaire se profilait et le jeune lycéen du Gymnase Jean Sturm allait être happé par les tentacules de la Seconde Guerre mondiale. Une débâcle française plus loin, Jean-Pierre comme tant d’autres Alsaciens tomba dans les griffes nazies. Son insouciance juvénile sera piétinée. Il se prénommera désormais Peter. Par ordonnance. Avant d’être enrôlé au RAD (Service de travail du Reich), un rayon de soleil viendra éclairer sa vie : sa rencontre avec Denise. Et le coup de foudre immédiat. Denise deviendra Dénia. Par ordonnance. Mais la guerre était gourmande de jeunes soldats. Jean-Pierre sera incorporé dans la Wehrmacht. Malgré lui, malgré tout.

Il connaîtra un parcours pour le moins atypique à travers des milieux hospitaliers, des centres de tri de blessés, pour se retrouver dans un régiment de grenadiers et fouler de ses pieds, le fusil à la main, les cratères des champs de bataille du front de l’Est. Ses 30 affectations successives l’ont amené à parcourir plus de 15000 km à travers toute l’Europe, de l’Allemagne à l’Ukraine en passant par la République Tchèque, la Biélorussie, le Danemark et la Pologne. Là où l’odeur des explosions d’obus se mélangeait étrangement avec celle des cadavres de soldats tombés. Rien ne sera épargné à Jean-Pierre. Pas même le camp d’emprisonnement en Russie.

Durant toute cette galère, il a tenu un livre de bord et envoyé des lettres à sa bien-aimée Dénia. Le 16 mai 1945, jour de son 21e anniversaire, Jean-Pierre, muni d’un laissez-passer, s’engouffra dans un train du côté de Flensbourg, un train qui s’arrêtera à la gare de marchandises de Strasbourg-Koenigshoffen. Pour lui et pour Dénia, une autre vie pouvait commencer. La vraie. Dénia a gardé toutes les lettres ; 600 au total.

Jean-Pierre se mit à transcrire en français son journal avec le projet de publier un livre qui serait celui du récit d’un anti-héros. La maladie l’empêchera d’atteindre son but. Mais sa fille Anne et Denise - pardon Dénia -, (qui habite aujourd’hui à Schiltigheim) ont poursuivi avec détermination son œuvre, avec l’aide de Pierre Koenig, des Éditions Pierre-Créations.
 Aujourd’hui, le livre est paru. Dénia en a les yeux qui brillent : « En voyant l’ouvrage, je suis sûre que Jean-Pierre est fier de nous. Le devoir de mémoire lui tenait à cœur. » Anne a passé d’innombrables heures à classer lettres, photos, et à dresser les cartes pour retracer le périple de son père. Avec une abnégation sans faille. « À travers ses notes, papa a apporté un témoignage poignant d’une jeunesse alsacienne maltraitée par l’occupant et embarquée dans un conflit aux facettes imprévisibles », explique-t-elle.
Son livre est disponible dans 3 librairies : Kléber et Oberlin à Strasbourg + Totem à Schiltigheim.

D'après un article des Dernières Nouvelles d'Alsace (28 octobre 2017)



D'un saut, du Gymnase à Hong Kong

       Marine Krieger (bac 2016) a eu l'opportunité -  et choisi - de vivre un parcours exceptionnel, passant directement des bancs du Gymnase aux amphis de la Hong Kong University. 
Voici le récit par Marine du début d'une trajectoire peu commune, mais accessible à d'autres Gymnasiens.

  Née à Strasbourg, j’ai passé toute ma scolarité au Gymnase jusqu’au bac, que j’ai obtenu en juin 2016.  Les nombreuses opportunités d’échanges culturels et de voyages de découvertes tout au cours de ma scolarité m’ont donné envie d’explorer toujours plus et de partir à l’étranger pour mes études supérieures. C’est le voyage en Inde organisé chaque année en février par M. Jermann qui m’a tournée vers l’Asie. Cette culture radicalement différente m’a immédiatement fascinée et a largement contribué à mon intérêt grandissant pour ce continent que je connaissais si peu. 

Au moment de décider de mon orientation, j’étais déjà sûre de vouloir étudier la science politique et c’est en portant candidature à Science Po Paris que j’ai découvert par hasard Hong Kong University (HKU - https://hku.hk/about/ ), où je suis finalement partie pour quatre ans. 

Ayant suivi pendant tout le lycée la filière Franklin (filière bilingue anglais-français du Gymnase), je me suis sentie capable de tenter ma chance dans des universités anglophones. C’est ainsi que je me suis finalement trouvée à la fin de l’année avec un choix entre McGill (Montréal, Canada) et HKU. 

Ma décision de partir en Asie a sans aucun doute été influencée par toutes mes expériences internationales avec le Gymnase, qui m’ont montré les bénéfices incroyables qu’il y a à sortir de sa zone de confort et oser s’exposer à des cultures et modes de vie complètement différents. Ces expériences m’ont aidé à surmonter la peur de l’inconnu et je suis aujourd’hui heureuse de mon choix qui m’a ouvert à tant de découvertes, de rencontres et d’aventures.

          Ma décision de partir à Hong Kong a aussi été grandement motivée par l'offre de bourse que m'a faite HKU. Après que j'ai porté candidature pour l'université, j'ai reçu une offre d'admission me proposant aussi une bourse accordée à condition que j'obtienne un 18/20 au baccalauréat. 
          Cette bourse renouvelable d’année en année comprenait les frais d'inscription, le logement en résidence universitaire et une allocation pour la vie quotidienne (une somme totale d'environ 22 000€/an). 
Ayant obtenu les résultats nécessaires au bac, j'ai donc eu la chance de partir à l'étranger tout en soulageant mes parents de nombreuses dépenses, bien que les billets d'avions réguliers nécessitent tout de même un certain budget. À travers mes voyages en Asie et mes rencontres avec d’autres étudiants internationaux j’ai pu voir que les principales universités du continent cherchent à attirer une plus grande diversité d’élèves et offrent donc presque systématiquement une aide financière. 
 Actuellement en deuxième année de mon Bachelor de Sciences Sociales avec une double majeure en Sciences Politiques et Finance, je continue d’en apprendre tous les jours sur la culture de Hong Kong, et plus particulièrement celle de mon université. J’étudie aussi le chinois, et ai pu prendre plusieurs cours spécifiques sur l’Asie et la Chine, me donnant de nouvelles perspectives sur la corruption en Chine, les relations de Hong Kong à Pékin, les challenges du gouvernement chinois  etc…
 
Cependant c’est avant tout par mes découvertes en dehors de l’amphithéâtre que j’ai appris le plus de choses, ne serait-ce que par la découverte de Hong Kong ainsi que les autres pays que j’ai pu découvrir du fait de leur proximité. En un an et demi, j’ai en effet eu la chance d’aller en Corée du Sud, au Cambodge, à Taiwan ainsi que dans d’autres villes chinoises.

 Marine Krieger

samedi 4 novembre 2017

Des traces, 50 ans plus tard …

Il est un lien vivace constitué par un groupe de filles: elles ont vécu ensemble leurs années primaires au Gymnase à la fin des années 50 et ne se sont jamais perdues de vue. Des réunions régulières, chez les unes et les autres, maintient un lien chaleureux.

 Cette dynamique a suscité un projet de retrouvailles des bacheliers de 1967, développé par Jacqueline Gall, Doris Franckhauser, Marc Weber, Théo Klumpp et Bernard Steffner. 
Un minutieux travail de remontée dans les archives et les mémoires a permis de retrouver la trace et les coordonnées de 78 anciens condisciples. Une quarantaine a pu répondre à l’invitation de se revoir dans les locaux du Gymnase le 14 octobre 2017
  Pour bon nombre d’entre eux, ce furent de vraies retrouvailles après plusieurs décennies où chacun a tracé sa route. Retrouvailles facilitées par l’impeccable organisation de l’équipe animatrice du projet : les badges prévus pour identifier tous les inscrits n’ont pas été inutiles ! Mais c’est toi ……


Retrouvailles mais aussi, au fil d’une visite guidée,  redécouverte des locaux où l’imaginaire de chacun a été sollicité pour retrouver dans les murs actuels l’implantation des anciennes salles de classe: 
oui, la bibliothèque actuelle des élèves c’était bien la salle des 9ème de Madame Leroux ?  Et au bout du couloir du rez-de-chaussée, qu’est devenue la salle des professeurs ? Que vient faire ici cet escalier ? Mais « notre » amphi, la salle de musique qu’est-il devenu ? Ah, le bureau du directeur est bien resté au même endroit, tout comme le secrétariat.  La salle de sport aussi ; mais où sont les cordes à grimper ?

Les mémoires vivaces ont fait revivre le cadre de vie des études lycéennes, 50 ans plus tard, mais aussi bien des anecdotes et des souvenirs de potaches. 

Quelques prises de paroles ont permis de ressentir l’émotion d’un moment suspendu, tout comme les photos de classe reconstituant les scolarités de la 11ème à Philo/Maths Elem/Sciences Ex où chacun a pu se retrouver..

50 ans d’évolution pour chacun et pour leur ancienne école, dont les transformations continues ont été appréciées, ont souvent impressionné positivement, comme l’amphi du nouveau « Cube ». 
De même que l’évolution des anciennes caves – jamais fréquentées, et pour cause ! - en salle polyvalente dédiée essentiellement à la restauration.

Comme le veut maintenant une tradition bien établie (8 promotions de 2015 à 2017 !), l’accueil dans les locaux du Gymnase – gracieusement mis à disposition par sa direction - a été assuré par une équipe de l’association des Alumni. Antonio Lagala, Jean-Louis Pataillot et JP Perrin ont contribué à l’accueil et à la logistique pour que cette rencontre exceptionnelle se vive dans les meilleures conditions. 
Il est sans doute inutile de souligner combien a été appréciée la remarquable organisation mise en place par Jacqueline, Doris, Marc, Théo et Bernard,  assisté par Hélène. Au point qu'après ce franc succès,  semblent déjà germer d'autres projets.... 
Avant 50 ans !




vendredi 3 novembre 2017

Sophia et Emilie dans les prix


 Le 21 octobre dernier a eu lieu l’annuelle remise des prix du Gymnase, où l’Association des Alumni fut bien évidemment présente. Les Alumni étaient représentés par Sophia Huynh-Quan-Chiêu et Emilie Bondoerffer, afin de distinguer trois élèves pour leurs engagements dans la communauté du Gymnase et au-delà.

Si un grand nombre d’élèves furent récompensés pour leurs réussites, que ce soit dans des compétitions sportives, à des concours linguistiques ou encore pour des résultats exceptionnels au baccalauréat, les Alumni souhaitaient mettre en lumière les engagements personnels de trois jeunes femmes au cours de leurs années lycée.

Ysée Fladenmuller s’est engagée dans deux actions de solidarité, avec un premier voyage solidaire en février 2015 au Népal, avec l’association Club Tibet, et un deuxième voyage, cette fois à Madagascar en 2016, avec deux professeurs du Gymnase, Mme Rakotoarisoa et M. Nominé.
En parallèle de ces voyages, elle a rédigé des comptes rendus pour les deux associations et a su mobiliser les élèves lors de ventes au bénéfice de ces actions.

Agathe Blücher a été secrétaire du Yearbook pour l’année 2016/2017. Son engagement tout au long de l’année a permis d’assurer une belle coordination entre les différents membres pour la rédaction des articles. Son patience et ses capacités d’écoute distinguent une personne d’une grande sensibilité et d’attention à l’autre.


Lisa Wendling était également membre du comité du Yearbook. Sa touche artistique et créative a permis de présenter un très bel ouvrage en fin d’année scolaire. Les Alumni souhaitent saluer son travail précis et minutieux.

Pour leurs engagements dans ces différents activités, ces trois élèves ont reçu un chèque cadeau Fnac.

En tant qu’anciens élèves du Gymnase, nous nous réjouissons de voir que les valeurs humanistes de l’école continuent d’être portées par les nouvelles générations, qui ont fait, ou feront bientôt leur entrée dans la vie active. Tout cela laisse présager de très belles pour choses pour l’avenir…