vendredi 3 novembre 2017

Association loue pied-à-terre à Paris

Je vous livre une confidence : à l’étroit à Strasbourg, l’association Gymnase Alumni est en quête de nouveaux locaux pour y tenir ses réunions. Nos discrètes recherches nous ont menés à Paris le 6 octobre 2017.

Le plan ?
Déterminer si l’Hôtel de Ville de la capitale et/ou le Sénat ont le rang suffisant pour accueillir nos raouts.
Les participants ? Une quinzaine de Gymnasiens diplômés.

Le dispositif ? Le matin, Hôtel de Ville, avec la conférencière Séverine Roseau, sous les auspices de la Gymnasienne Michèle Margueron (bac 1985), cheffe de cabinet du secrétaire général. L’après-midi, le Sénat, avec Marie Bourgouin, assistante de la sénatrice Fabienne Keller (mère de Pierre, bac 2004), et un agent du Sénat fourmillant d’anecdotes.

État des lieux

Hôtel de Ville. Le point fort ? La salle des fêtes, façon galerie des Glaces. Parfaite pour accueillir les anciennes promotions aux soirées anniversaires du bac ! Certes, l’Alsace n’est pas mentionnée sur les somptueux plafonds « République française » de la fin du XIXe, mais on y a trouvé la Lorraine. 

Pour les réunions du comité de Gymnase Alumni, la salle du Conseil, presque intimiste, est également disponible.



Sénat. Le point fort ? 
Figurez-vous qu’un Cube a été installé dans la cour du Palais du Luxembourg. Comme au Gymnase ! On n’aurait pas fait mieux. Beau geste des architectes que de s’être inspirés de notre bel établissement strasbourgeois pour concevoir ces bureaux provisoires, le temps de quelques travaux. 
Les salons mêlent les allusions à la République française, à Napoléon, et au Royaume de France, ce qui permettra de contenter tout le monde. Quant au majestueux hémicycle sénatorial, il accueille 348 convives : de quoi voir venir pour les prochaines assemblées générales de Gymnase Alumni.

Le point commun des deux édifices ? Un escalier d’honneur presque identique. Il est «double» à l’Hôtel de Ville (fin XIXe) ; c’est lui qui a largement copié celui du Sénat (début XIXe).

Bilan
Un choix délicat : il s’agit de ne froisser personne. En attendant la signature d’un bail, la prochaine réunion du comité de Gymnase Alumni reste fixée le 21 novembre 2017… à Strasbourg !

Bonus : les infos people
Pendant le déjeuner, les plus observateurs ont constaté que nous étions attablés non loin d’un certain… Francis Lalanne (c’était au Bistrot Marguerite, si ça intéresse quelqu’un). Pendant le trajet entre l’Hôtel de Ville et le Palais du Luxembourg, on a pu croiser le regard d’un certain… Laurent Fabius (oui, le président du Conseil constitutionnel), circulant seul et à pied. Plus furtivement, d’aucuns ont cru voir entrer au Sénat un certain… Benoît Hamon (non, il n’est pas devenu sénateur), par une porte latérale.


Vertical


Les soirées «Vertical» visent à donner la parole à des penseurs contemporains pour nous aider à mieux comprendre le monde. Ces rencontres ont  aussi pour objectif de nous apporter des clés pour mieux affronter les défis et enjeux de notre époque. 
Persuadé que les crises actuelles sont davantage dues à un déficit de sagesse qu’à un déficit de moyens, le Gymnase a voulu inviter sous la forme de conférences-débats des philosophes qui pourront nous éclairer sur ce qui peut permettre à l’homme et à la société de s’élever ou de se relever.

Depuis 1538, année de sa fondation, le Gymnase perpétue au sein de la ville de Strasbourg une longue tradition de débats intellectuels et d’échanges dans l’esprit humaniste qui est son fondement.
« Ce qui fait la particularité de Vertical, c’est le lien entre philosophie et spiritualité», explique Reza Moghaddassi, professeur de philosophie qui porte le programme. Ces humanistes d’aujourd’hui partagent leurs réflexions sur la vocation de l’homme et offrent leur sagesse en réponse aux crises modernes. « Peut-être plus que de sagesse, il faudrait parler de maturité », réfléchit Reza Moghaddassi, lui-même auteur d’un livre intitulé « La soif de l’essentiel » aux éditions Marabout. 
Ses invités donnent des clés pour « nous aider à sortir d’un monde, d’une organisation sociale qui se révèlent infantiles ».
Les deux années précédentes, l’amphithéâtre du Gymnase, a vu passer une douzaine de penseurs aussi divers qu’Abdennour Bidar, Jean-Claude Guillebaud, Alain Houziaux ou Gérard Kurkdjian

Dans les DNA du 20/09/2017, Charlotte Dorn souligne qu’il s’agit « de gens lumineux, à la fois sur le plan intellectuel et humain. Des penseurs reconnus, capables de se rendre accessibles à un public non initié. Des intellectuels contemporains qui ne nient pas la dimension spirituelle de l’homme. Voilà le genre de personnes que Le Gymnase propose de rencontrer pour la troisième saison à Strasbourg ».
 Et Guy Mielcarek, directeur, précise qu’il y a « une logique toute protestante à faire émerger des idées qui sont éventuellement dérangeantes par rapport à la doxa actuelle au matérialisme plat. »  

Programme et archives (conférences filmées) sont disponibles en :

Lucie Berger croquée !

Un vaste chantier démolition/reconstruction a été lancé sur le site de Lucie Berger. Il a débuté pendant les congés de la Toussaint par la démolition du bâtiment de l’accueil, rue des Greniers.


Peu commode à utiliser, ce bâtiment n’était pas en mesure de supporter une élévation rendue nécessaire par l’évolution du nombre des enfants accueillis sur le site de Lucie Berger : 875 à la rentrée 2017.

D’une durée de 14 mois, les phases les plus délicates du chantier vont se dérouler exclusivement pendant les congés scolaires.

Voici les premières étapes, fin octobre 2017


   Le portail d’entrée a vécu......

 
Vue unique sur la cour de Lucie Berger : l’intégralité du bâtiment a été rasée.

Vous avez raté cette étape et souhaitez la revivre ?
Rendez-vous en :


Cela implique un changement complet des accès.
Comment accéder à mon école en chantier ?
Le mode d’emploi est en ligne :
  
 Voici l’allure générale prévue pour fin 2018
 Le nouveau bâtiment regroupera l’ensemble des fonctions supports (locaux pour les professeurs, l’administration et les services, salles collectives). Tous les locaux occupés antérieurement sont rendus disponibles pour en faire des salles de classes, comme cela peut déjà être constaté au 1er étage du bâtiment A (dit « administratif »).

 Tous nos vœux accompagnent les nombreux hôtes de Lucie Berger, élèves, parents, professeurs, les divers services et les corps de métier tout au long de ce complexe chantier. 

mardi 12 septembre 2017

On se refait la rentrée de 1985 au Gymnase ?



Il était une fois, en 1985, un (jeune) professeur épris de modernité et de technicité qui souhaitait rendre plus aisée l’intégration des nouveaux élèves de 6ème au Gymnase.
Marc Zillhardt le pensait. Il le fit.
Voici ce petit bijou d'époque qui vous plonge dans une rentrée d’autrefois au Gymnase. Des générations d’anciens élèves y retrouveront bien des visages, des locaux, des ambiances… Et pour ceux qui n’ont pas connu cet univers, voici l’occasion de plonger dans la mémoire des lieux et des esprits qui les ont animés.


Mais cette présentation n’aurait aucun intérêt sans donner la parole au réalisateur :


Cap sur la 6, juin 1985, moyen métrage de 28 mn et quelques secondes, tourné en super-8 à l’aide d’une caméra Braun Nizo 6056   sur pellicule Kodachrome sonorisée a posteriori en stéréo par double piste magnétique, à l’exception de deux séquences d’interview   filmées avec prise de son en direct…
Un peu rébarbatif certes, mais voilà pour l’aspect technique, aux concepts étrangement (délicieusement ?) obsolètes.
D’un point de vue plus historique, disons que ce petit film d’amateurs est sans doute le dernier avatar remarqué d’une expérience pédagogique intitulée « Langage de l’image et communication  audiovisuelle » dans laquelle s’était engagé le Gymnase dès l’année scolaire 1983-1984, sous l’autorité et avec le soutien de son Proviseur, M. Jean-Paul Weber. 

C’est dans ce cadre précis que, secondé par une petite équipe d’élèves motivés, j’avais conçu et réalisé ce film. L’objectif en était assez simple : il s’agissait de fournir une sorte de guide pratique au nouvel arrivant, au seuil de son entrée en sixième, tout en utilisant au maximum, fût-ce maladroitement, les ressources de la communication audiovisuelle telles qu’on pouvait les concevoir à l’époque. D’où par exemple les deux voix off, alternativement féminine et masculine, apostrophant  à la 2e personne du singulier le personnage de l’élève (incarné alternativement par Pierre et Alban). D’où également le scénario de la dramatisation humoristique de l’élève-qui-arrive-en-retard et la course contre la montre dans le labyrinthe des couloirs et des salles, figures métaphoriques d’un emploi du temps désormais caractérisé par la valse des matières et le défilé subséquent des professeurs. Pour donner plus de force expressive au propos, nous n’avions pas hésité à recourir à quelques « effets spéciaux », trucages rudimentaires, voire cascades audacieuses comme cette  chute contrôlée dans le grand escalier. Il est vrai que nous avions poussé le perfectionnisme jusqu’à vouloir synchroniser l’apparition rythmée des lettres du générique avec le fond sonore musical des Carmina Burana
Un vrai travail de moine, que le montage fastidieux de  ces dizaines de coupures aux images minuscules, collées bout à bout à l’aide de petites vignettes  ad hoc ! On avait beau entrevoir les prémices de la numérisation,  c’était encore l’époque du « cousu main » !

Se pourrait-il qu’il y eût dans cette  exclamation comme une once de regret ?
Nous y voilà ! Nostalgie, quand tu nous tiens ! Elle se manifeste dès les premières images et les premiers accords : yesterday, nostalgie de la fin des grandes vacances, nostalgie du cocon rassurant des classes primaires (tous les jours le même maître dans la même salle de classe !).
Mais au-delà de la nostalgie plus ou moins liée à toute rentrée (voire non-rentrée, quand on est retraité !), il y a la magie de l’apparition mystérieuse du film-cadeau offert au jeune Pierre tel un sésame pour ouvrir l’avenir…Qui sait,  peut-être cette  magie opère-t-elle toujours, autour d’une vieille bobine de cinéma oubliée, au discours daté et dont le décalage nous porte à sourire. Elle nous replonge aujourd’hui dans un passé merveilleusement idéalisé, avec nos frais visages d’enfants ou de jeunes profs, encore préservés pour quelque temps par ces quelques mètres de fragile pellicule. 

Film dans le film et temps dans le temps, il se pourrait bien  que l’alchimie de cette double mise en abyme ne fût pas tout à fait étrangère à la douce émotion que, de l’avis de nombre d’entre nous, nous pouvons encore éprouver devant ces quelques images sauvées momentanément de l’oubli.

Marc Zillhardt
12 septembre 2017




dimanche 10 septembre 2017

De Neudorf à Berkeley, via le Gymnase

Trajectoire peu ordinaire que celle de Baran Iscen. Ses résultats scolaires en collège n’ayant pas conduit à une admission directe en 2de au Gymnase, il obtient un entretien avec le Directeur.  Ce dernier se laisse convaincre par la détermination et la capacité de réflexion de Baran.

Les débuts en classe de Seconde s’avèrent difficiles, mais l’acharnement au travail du jeune Gymnasien et ses capacités d’assimilation des connaissances lui permettent de surmonter les obstacles et de combler ses lacunes, notamment culturelles. Le cycle Première et Terminale est franchi sans encombre pour atteindre une mention TB au baccalauréat de la session 2015.


Voici le récit d'un parcours singulier, illustration d’un « élitisme républicain », composante essentielle dans une démocratie.

Fils de restaurateurs de Neudorf, Baran Iscen a été accepté au sein de la prestigieuse université de Berkeley, aux États-Unis. Il s’envole ce dimanche pour deux ans d’études et rend hommage à ceux qui jusqu’ici ont pavé son chemin.

Il n’est pas trop du genre à se mettre en avant. Quand Baran Iscen nous a contactés une première fois, il y a quelques semaines, c’était parce qu’il ne voyait plus d’autre solution qu’un financement participatif pour boucler son budget, les frais de scolarité à Berkeley, où il venait d’être accepté dans le cadre d’un double cursus proposé par Sciences Po Paris, s’élevant à près de 100 000 $ pour deux ans.

Puis il s’était ravisé, estimant la démarche potentiellement « indécente », « […] beaucoup étant aujourd’hui dans notre pays bien plus légitimes, qu’il s’agisse des migrants ou des étudiants précaires ». Exit, donc, la cagnotte Leetchi. D’autant qu’après de longs mois de recherches, il avait enfin – « et par relations uniquement » – trouvé une banque prête à le suivre dans ses projets États-Uniens. De quoi compléter la subvention de 45 000 € que lui avait déjà octroyée la Fondation de la Légion d’honneur (dans le cadre de ses parrainages d’élèves méritants).

Guidé par ses rencontres
Ce mercredi, attablé à la terrasse du restaurant familial, rue de Thann, devant un père enthousiaste, fier et très ému à l’idée de voir l’aîné de ses trois enfants partir étudier dans une prestigieuse université californienne – 3e mondiale au classement de Shanghai 2016 –, le jeune homme de 19 ans prône une fois encore la modération et fustige les « excès de romantisme » du papa. Oui, il est heureux de partir vivre « l’aventure américaine » ; mais non, il n’a pas le sentiment d’être exceptionnel. Tout au plus s’estime-t-il « extrêmement chanceux » et admet-il l’importance des rencontres qui ont jalonné son jeune parcours.

À commencer par ses parents, Zahide et Wali, tous deux d’origine kurde. Arrivé en France en 1990, le père a un temps travaillé pour le patron du Napoli, avant de lui racheter le restaurant en 1998. « Baran est né dedans », résume celui qui, malgré des moyens modestes, a toujours voulu donner à ses enfants « une vie meilleure et un autre horizon ». « J’ai vécu l’envers du décor du restaurant », explique Baran. « Et très tôt, comme l’écrit Sartre dans « Les Mots », j’ai eu le goût de lire et d’apprendre… »
Il fréquente l’école du Neufeld, puis l’école Sainte-Anne, avant d’intégrer en seconde le Gymnase Jean- Sturm. Il se souvient encore de son premier entretien avec le proviseur, M. Mielcarek. « Il m’avait prévenu que je serai confronté à beaucoup d’élèves au profil sociologique différent du mien, que je devrai être très déterminé, mais ne pas faire des autres mes ennemis. Parce qu’on ne réussit pas contre quelqu’un, mais pour soi. » Baran a emporté cette réflexion dans sa besace, comme il a su tirer parti d’autres rencontres.

« J’ai toujours eu la chance de croiser des professeurs qui m’ont soutenu et élevé », explique-t-il. Ainsi de M. Alati, qui lui a fait aimer les mathématiques en les enseignant « de manière plus ludique, avec de la musique classique en fond sonore ». Ou de Mme Carthé, son professeur de français en première, « qui a su [nous] transmettre son amour de la littérature ». Avec elle, il a découvert Michel Serres, Voltaire, mais a aussi pu partager ses coups de cœur pour Kundera, Philip Roth ou l’écrivain kurde Yachar Kemal. Quant à Mme Valero, en le poussant à s’inscrire au Concours général en terminale, elle lui a permis d’approfondir sa connaissance de la langue anglaise, ce qui en Californie lui sera bien utile.

« L’école devrait permettre à chacun de trouver sa voie »
Baran a obtenu une mention Très Bien au bac (S), a longtemps hésité entre une prépa à Henri IV et Sciences Po. « J’ai fait mon choix en raison du caractère public de l’école et du côté transdisciplinaire des enseignements. Des horaires aussi, qui laissent du temps à chacun pour cultiver son jardin. » Durant ses deux premières années d’étude, il a effectué des stages au cabinet du président de la République – « sous François Hollande, une autre rencontre marquante » – et à celui du ministre de l’Économie et des Finances, à Bercy.

À Berkeley, il a choisi les mathématiques et l’économie comme matières principales. Baran aborde aujourd’hui son « aventure américaine » plein de confiance et d’optimisme, conscient que, même sous l’ère Trump, « la Californie reste un Eldorado ». Convaincu aussi qu’il reviendra en France. « J’estime que je dois quelque chose à l’État et, quoiqu’il arrive, je voudrais être utile au plus grand nombre. » Et qui sait, une autre rencontre guidera peut-être ses pas… À 15 ans, impressionné par son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? », il avait écrit à Jacques Attali. Étonné, ce dernier lui avait répondu, et avait noué une relation épistolaire avec le jeune homme avant de l’inviter à le rencontrer.

« Aujourd’hui, j’ai plein d’idées et de projets. Mais l’école devrait permettre à chacun de trouver sa voie, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. Mon parcours n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Il y a plein de voies possibles et une fois que l’on a trouvé la sienne, quelle qu’elle soit, chacun peut réussir ! »

Valérie Walch - DNA 13 août 2017

Le Gymnase, atout international de Strasbourg

Le Gymnase continue de développer son offre de formation internationale. Il s'agit de porter le plus loin possible les jeunes qui lui sont confiés. Mais aussi d'appuyer les efforts de Strasbourg et de sa région dans l'accueil de cadres d'entreprises internationales, les universitaires, chercheurs voire migrants dont les enfants sont scolarisés en langue anglaise. 
L’Américaine Janel Hooven-Boulogne, responsable de la filière anglaise du Gymnase, 
accueille les premiers élèves qui passeront le bac international (IB) à la fin de l’année prochaine
La durée de séjour de ces professionnels, habituellement limitée à peu d'années, leur fait rechercher pour leur famille des solutions internationales qui leur permettent de se réinsérer aisément. Il s'agit prioritairement de scolarisation en anglais, offre inexistante en Alsace jusqu'à présent en collège et en lycée. Seuls des établissements scolaires suisses et allemands répondent à cette demande.

L'article de Charlotte Dorn, paru dans les DNA du 6/09/17 récapitule les efforts du Gymnase pour s'impliquer dans ces enjeux.
 L’arrivée de l’International Baccalaureate (IB) au Gymnase en 1re
Plus qu’une langue, c’est une nouvelle offre éducative qui voit le jour au Gymnase. Dix élèves du niveau première ont fait leur rentrée lundi dans la première classe du baccalauréat international, qui n’existait pour l’instant pas à Strasbourg (*).
Ils passeront leur International Baccalaureate (IB) l’an prochain, selon le contenu qu’ils auront adapté à leur projet personnel, en choisissant six matières, à des niveaux différents, en français et en anglais. Ce nouveau cursus de Sturm – entièrement hors contrat puisqu’il n’applique pas le programme de l’Éducation nationale mais celui d’une organisation internationale – intègre à la fois des nouveaux venus et des lycéens issus de la filière anglaise du Gymnase, entièrement revue par la même occasion.

 Une possibilité d’école 100 % anglophone
La Bilingual International School of Strasbourg (Biss) qui scolarise à Lucie-Berger et à Sturm (les deux composantes du Gymnase) des élèves anglophones de la maternelle au bac, se découpe désormais en Biss Primary School, Middle School et High School. Sur le principe des filières bilingues paritaires franco-allemandes, elle accueille les enfants à mi-temps en français (sous contrat avec l’État) et en anglais (partie hors contrat, avec une pédagogie par projet).
Elle permettra désormais, pour les élèves demandeurs, de suivre une scolarité intégralement anglophone à tous les niveaux, avec un enseignement à 50 % en présentiel et à 50 % en partenariat avec un site pédagogique en ligne américain permettant un enseignement certifiant

(*) Le bac international est un examen reconnu dans tous les pays, né en Suisse en 1968, à ne pas confondre avec les sections internationales, dont les élèves passent le bac du système français, L, ES ou S, avec une option internationale.


lundi 10 juillet 2017

Ils ont sauté le pas !






Les résultats de la session 2017 du baccalauréat  ont été fort positifs pour les élèves du Gymnase, comme le précise le tableau ci-dessous (chiffres académiques et nationaux de 2016, pour mémoire):



Il en ressort que:
92,82 % des élèves du Gymnase 
bénéficient d’une mention.
94 élèves obtiennent la mention «Très bien » [42.15 %]
73 élèves obtiennent la mention « Bien » [32,73 %]
42 élèves obtiennent la mention « Assez Bien » [18,83 %]

Parmi les 21 élèves dont la moyenne dépasse 18/20, Jacques BIETH (TS3) culmine à 20,78/20 - record d'Alsace -  et Baptiste POTERZMAN (TS3) à 20,16/20 (avec les matières optionnelles).

Les Alumni  se réjouissent de ces beaux parcours et sont conscients des efforts qui ont été consentis pour y parvenir. Ils en félicitent vivement les élèves, leurs professeurs et aussi les parents dont l'action conjuguée, avec l'organisation mise en place par la direction du Gymnase, a permis de franchir cette importante étape.


Le diplôme du baccalauréat marque une échéance importante, tant par ses dimensions symboliques, familiales et sociales que par son aspect technique : il ouvre une porte sur l’enseignement supérieur.
Et les Alumni se réjouissent d’un record d’admission dans des classes préparatoires parisiennes de renom, que 17 Gymnasiens vont intégrer à la rentrée, dont 9 dans le recherché internat de « Ginette » (St Geneviève).
Mais pour l’immense majorité des bacheliers 2017 c’est aussi la fin d’un parcours bien balisé et l’entrée dans un univers de formation plus diversifié, complexe où l’expérience et la connaissance des parcours joue un rôle souvent décisif.

C’est là que le réseau du Gymnase Network, par les compétences disponibles de ses quelques 1 700 membres, peut jouer son rôle et appuyer les jeunes Gymnasiens dans leurs trajectoires, tant personnelles que professionnelles.

Un grand merci à tous ceux qui s’y associent !

Les Alumni en Meteor


 Une trentaine d’Alumni du Gymnase a eu le privilège d’être  accueillie le 30 juin 2017 par le PDG de la Brasserie Météor, Michel HAAG et son fils Edouard, tous deux anciens élèves pour une découverte de la Villa Meteor.








Et c’est  le « patron » lui-même qui nous a servi de guide sur les lieux de son enfance, puisque c’est la maison des HAAG qui sert de décor à ce parcours tant historique, avec son vécu particulier, que technique.








 L’histoire familiale croise un panorama complet de la fabrication de la bière depuis la culture du houblon et de l’orge jusqu’au conditionnement et une découverte de cette brasserie  alsacienne indépendante, en exploitation depuis près de 4 siècles ; explications illustrées par des images d’époque et des vidéos montrant l’évolution au fil du temps. 

Mais au-delà des aspects plus techniques, les commentaires de Michel HAAG nous ont fait entrer dans la saga d’une famille de brasseurs depuis sept générations, attachée au terroir et à la tradition tout en étant à la recherche de nouvelles gammes, telles les « bières éphémères ». 
Voire le whisky Meteor, le malt étant à la base de tout….

La visite s’est terminée par une dégustation - fort appréciée .... - des différents crus maison sous format "galopin" (non, il ne s'agit pas des dégustateurs ci-contre...) et un repas convivial au « Stammtisch » proche, des plus sympathiques !


jeudi 6 juillet 2017

1992 nuances d’émotions....



La quarantaine de bacheliers 1992 réunis le 1er juillet 2017 pour une mémorable soirée grâce aux recherches affûtées d’Erwin Marzolf et à la magistrale organisation de Claire Kleitz ont vécu des moments de grande intensité. 
Nombreux étaient ceux qui ne s’étaient pas revus depuis tant d’années …  
Que d’émotions !  Erwin s’en fait l’écho ci-dessous.
 





La Joie des Retrouvailles, 25 ans après au Gymnase Jean Sturm

Ils sont venus de Bergerac, Aix-en-Provence, Luxembourg, Paris… et bien sûr de Strasbourg, la génération du Gymnase Jean Sturm qui a eu son bac en 1992 a décidé de se retrouver dans l’enceinte du Gymnase, 25 ans après. La soirée débute par une visite des locaux sous la houlette de Jean-Pierre Perrin, ancien proviseur de l’établissement. Difficile de reconnaitre l’établissement qu’ils ont fréquenté, tant les travaux et rénovations ont modifié les lieux… donnant presque envie de reprendre ses études.

Après un petit mot de Jacques Flurer, Président de l’association des anciens élèves du Gymnase, rappelant les valeurs humanistes du Gymnase et invitant chacune et chacun à contribuer à faire vivre le réseau, la soirée peut débuter par l’apéritif suivi d’un buffet dans le foyer, sous le regard bienveillant et la participation active de Jean-Louis Pataillot, Président des Parents d’Elèves.

Maisl’essentiel n’était pas là. Il fallait voir la joie sur les visages et l’émotion qui a gagné la plupart des participants, heureux de se revoir 25 ans après. Comme s’ils s’étaient quittés il y a quelques semaines sur la place des Etudiants. La visite de certains enseignants ajoutait à l’émotion.

Les photos de classe, les films de l’époque, la consultation du yearbook 1986 alimentent les conversations et sont l’occasion de se remémorer des anecdotes croustillantes.A l’issue de la soirée qui s’est poursuivie jusque tard dans la nuit, tous ont convenu qu’il était indispensable de se revoir, sans attendre 25 ans.



L’after nocturne du 2 juillet s’est prolongé comme il se devait par un pèlerinage en un autre lieu emblématique des souvenirs lycéens, juste en face du Gymnase…. 

Même si le Cintra a bien changé lui aussi !

A retrouver aussi sur Facebook en: https://www.facebook.com/groups/605678312945697/

Et dans les DNA du 18 juilleet 2017: