samedi 9 mai 2026

NSI au Gymnase Jean Sturm : une filière d’excellence tournée vers l’intelligence artificielle et le monde

 Entre compétitions nationales, ouverture internationale vers la Chine, réflexion de haut niveau sur l’intelligence artificielle et structuration d’une véritable filière d’excellence, l’année 2025-2026 marque une étape majeure pour la spécialité NSI (Numérique et Sciences Informatiques) du Gymnase Jean Sturm.

Portée par une dynamique rare mêlant exigence académique, innovation pédagogique et rayonnement international, la section NSI confirme sa capacité à former des élèves déjà capables de dialoguer avec les grands enjeux scientifiques et technologiques contemporains.

 Une année placée sous le signe de l’excellence

Les résultats obtenus par les élèves témoignent d’un niveau particulièrement élevé. Lors des Olympiades académiques de NSI 2025, les élèves du Gymnase Jean Sturm ont remporté l’ensemble des distinctions mises en jeu, confirmant la solidité scientifique et technique de la formation. (https://futurs-ingenieurs.eu/)

Cette dynamique s’est poursuivie avec le Concours général 2025 de NSI, où un élève a obtenu une mention nationale, distinction particulièrement prestigieuse dans le système éducatif français.

Au-delà des résultats eux-mêmes, c’est surtout la nature des compétences développées qui impressionne : raisonnement algorithmique, autonomie intellectuelle, créativité technique, rigueur logique et capacité d’adaptation à des outils en évolution rapide.

 Une ouverture stratégique vers la Chine et les enjeux mondiaux de l’IA

L’un des faits marquants de l’année est sans doute l’ouverture internationale engagée avec la Chine autour des questions d’intelligence artificielle et d’éducation.

En septembre 2025, un enseignant de NSI du Gymnase Jean Sturm a participé à un forum international consacré à l’IA et à l’éducation à Shanghai, aux côtés du prestigieux High School Affiliated to Fudan University.

Cette rencontre avait plusieurs objectifs :

  • comparer les approches éducatives françaises et chinoises ;
  • analyser l’impact de l’IA sur les apprentissages ;
  • comprendre le rôle des relations humaines dans les écosystèmes éducatifs chinois ;
  • poser les bases d’une coopération durable.

Le résultat le plus concret fut la mise en place d’un partenariat actif entre le Gymnase Jean Sturm et Fudan FZH autour de l’intelligence artificielle.

Cette collaboration dépasse le simple échange symbolique. Elle place les élèves dans une confrontation directe avec des visions différentes du numérique, de l’apprentissage et de l’innovation technologique.

 Une génération déjà native de l’intelligence artificielle

L’article publié côté chinois à la suite des échanges avec les élèves français a particulièrement retenu l’attention. Les interlocuteurs chinois y décrivent des lycéens capables d’utiliser le « vibe coding », d’explorer des contenus hors programme et de développer une réflexion autonome déjà proche des standards professionnels.

Le texte évoque même l’émergence d’une véritable génération « AI native ».

Plus encore, il insiste sur un point essentiel : à l’ère où le langage naturel devient progressivement un langage de programmation, la maîtrise de l’expression et de la pensée devient elle-même une compétence technique.

Cette idée constitue l’un des fils directeurs de la pédagogie développée au Gymnase Jean Sturm : former non seulement des programmeurs, mais aussi des élèves capables de comprendre, structurer et expliquer des systèmes complexes.

 Cybersécurité : apprendre par le défi

L’année a également été marquée par une montée en puissance de la culture du défi technique. En janvier 2026, la soirée « Passe ton Hack » a réuni une trentaine d’élèves autour d’épreuves de cybersécurité et de résolution de défis informatiques.

Ces exercices permettent de développer des qualités particulièrement recherchées :

  • raisonnement logique sous contrainte ;
  • persévérance face à l’échec ;
  • travail collaboratif ;
  • culture technique concrète.

Dans un domaine où les technologies évoluent constamment, cette capacité à expérimenter et à résoudre des problèmes nouveaux devient fondamentale.

 Des élèves confrontés aux grands lieux de savoir

Le 22 janvier 2026, les élèves de terminale NSI ont également effectué une sortie pédagogique à Paris avec des visites chez Google, au Collège de France et à l’Institut de France. https://legymnase.eu/les-terminales-nsi-du-gymnase-a-paris/

Cette immersion dans des institutions scientifiques et intellectuelles majeures participe d’une ambition plus large : donner aux élèves une conscience du niveau d’exigence international auquel ils peuvent prétendre.

L’intelligence artificielle comme révolution du langage


Le 20 mars 2026, une conférence consacrée aux grands modèles de langage (LLM) a réuni les élèves autour de Haobo Jiang et de Basile Sauvage.

La réflexion portait notamment sur la convergence entre langage naturel et langage technologique à l’ère de l’IA générative. Les discussions ont permis d’aborder plusieurs transformations profondes :

  • évolution du rôle du développeur ;
  • importance croissante de la précision dans l’expression ;
  • place du langage comme interface technique.

Une idée forte ressort de ces échanges : savoir formuler précisément une pensée devient désormais une compétence informatique à part entière.

Strasbourg–Shanghai : un dialogue interculturel inédit

Quelques jours plus tard, le 23 mars 2026, un duplex entre Strasbourg et Shanghai a permis aux élèves français et chinois d’échanger directement sur leurs usages et leur vision de l’intelligence artificielle.

Les thèmes abordés étaient particulièrement riches :

  • l’IA comme outil ou comme risque ;
  • le rapport à l’effort et à la vérité ;
  • les préoccupations éthiques ;
  • les usages quotidiens des outils d’IA.

Les témoignages des élèves chinois résument parfaitement l’esprit de cette rencontre :

« La valeur de l’échange n’est pas de trouver une réponse unique, mais de reconnaître que nous partageons les mêmes questions. »

« Même à des milliers de kilomètres, nous faisons face aux mêmes défis liés à l’IA. »

Ces échanges illustrent une dimension essentielle de la formation : apprendre à penser la technologie dans un cadre culturel et humain global.

 Des élèves déjà présents au niveau national

La spécialité NSI du Gymnase Jean Sturm rayonne également à l’échelle nationale. En avril 2026, Eliott, élève de Première, s’est qualifié pour la finale nationale des Olympiades d’Intelligence Artificielle après un stage intensif organisé par France-IOI et une épreuve finale de six heures.

L’enjeu était majeur : une possible qualification pour les Olympiades internationales d’IA. Cette réussite symbolise parfaitement la double dynamique de la filière :

  • excellence locale des élèves ;
  • projection internationale du projet pédagogique.

 Une filière construite dès le collège

L’ambition du programme ne commence pas au lycée. La création de la classe « Turing–Lovelace » dès la classe de quatrième permet d’identifier et d’accompagner précocement les élèves intéressés par :

  • l’algorithmique ;
  • la logique ;
  • la programmation.

L’objectif est clair : construire une véritable filière cohérente, progressive et exigeante, capable d’accompagner les talents jusqu’aux concours nationaux et aux meilleures universités internationales.

 Une vision cohérente de l’excellence

Ce qui frappe dans l’ensemble des actions menées cette année, c’est leur cohérence globale. Depuis la classe Turing–Lovelace jusqu’aux Olympiades nationales, en passant par les partenariats internationaux et les réflexions avancées sur l’intelligence artificielle, une même ambition se dessine :

  • développer l’excellence académique ;
  • ouvrir les élèves au monde ;
  • inventer une pédagogie adaptée aux mutations technologiques contemporaines.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme déjà les métiers, les langages et les modes de pensée, la spécialité NSI du Gymnase Jean Sturm apparaît ainsi comme bien plus qu’une option informatique : une véritable filière de formation aux compétences du futur.

 Olivier Elophe, professeur de la filière NSI