lundi 18 novembre 2024

40 ans plus tard, il était temps !

 40 ans après avoir passé notre bac et nous avoir dit "au revoir", même si certains d'entre nous étaient restés en contact, pour la plupart ce furent des retrouvailles émouvantes dans ce lieu mythique auquel nous sommes tous particulièrement attachés : le Gymnase Jean Sturm.


 Quel bonheur et quelle émotion de pouvoir visiter ces lieux et de constater les changements et la qualité des installations et multiples aménagements modernes et récents au service du bien-être des élèves qui s'y succèdent aujourd'hui et dont certains furent enfants.

Que de souvenirs, en évoquant les anciennes salles de l’école primaire, l’escalier à risques du « poulailler », les traumatisantes cordes à grimper de la salle de sport, les petits pains réconfortants de l’accueil à la récréation, un restaurant scolaire alors que nous devions nous débrouiller pour déjeuner à midi, le bureau du directeur – diversement fréquenté ! – mais toujours présent au même endroit … 

Souvenirs toujours en retrouvant Madame Fabienne Diebold, déjà secrétaire dans nos années et qui se souvenait de beaucoup d’entre nous.

Souvenirs aussi nourris par des photos qui ont pu faire revivre des séquences vécues ensemble. 

Il nous a plu de constater que nous avions bien moins changé que le Gymnase, dans l'ambiance feutrée et sympathique du foyer des collégiens, accompagnés des membres du Comité des Alumni qui nous ont guidés et soutenus dans l'organisation des retrouvailles. 


Venus de tous horizons, les visages étaient radieux et nous avions tous le sourire aux lèvres autour du buffet agrémenté de bulles offertes par l'association et les conversations, ponctuées d'éclats de rire, allaient bon train.




50 anciens de la promo 1984 avaient répondu présents à cette invitation et nous nous sommes donnés rendez-vous dans 2 ans, pour fêter ensemble nos 60 ans.

Une soirée mémorable, assurément !

 Isabelle Dietrich et Claudine Koell





Saurez vous les reconnaître ?







dimanche 3 novembre 2024

Marjolaine Grappe (bac 2003) nous raconte Kamala Harris

Marjolaine Grappe nous raconte pour Arte, le récit de l’irrésistible ascension d’une femme politique ambitieuse et charismatique, qui a su "briser les barrières" pour devenir la première vice-présidente des États-Unis - et peut-être la première femme à la Maison-Blanche ?

Fille d’une mère indienne, fervente militante pour les droits civiques, et d’un père jamaïcain, Kamala Harris incarne une vision contemporaine du rêve américain. Née en Californie en 1964, alors que la ségrégation raciale vient d’être définitivement proscrite, elle prend très tôt fait et cause pour la communauté afro-américaine à laquelle elle se sent appartenir. Sur les bancs de l’université Howard, "la Harvard noire", la jeune femme se passionne pour l’art oratoire, avant de poursuivre des études de droit. Membre du barreau de Californie, elle brigue la charge de procureure de district de San Francisco, qu’elle obtient après une campagne acharnée. 

À ce poste, elle affirme des convictions fortes : contre la peine de mort, la violence armée, pour l’éducation des Afro-Américains et le droit à une seconde chance pour les jeunes délinquants. S'ensuit une fracassante entrée en politique : élue en 2017 au Sénat américain – deuxième femme noire de l’histoire à ce poste – sous les couleurs démocrates, elle se présente à la primaire du parti, avant d’être choisie comme colistière par le candidat Joe Biden, à qui elle avait pourtant porté bien des coups lors des débats. Première vice-présidente des États-Unis, dans l’ombre de celui dont elle est tenue de représenter les positions plus conservatrices, Kamala Harris est désormais bien placée pour se hisser jusqu’à la fonction suprême…


 "Obama au féminin"

Ambitieuse, charismatique, d’une extraordinaire pugnacité, Kamala Harris affiche une trajectoire exemplaire bien que semée d’embûches. Son genre, ses origines étrangères, sa couleur de peau : de ces barrières, elle a su faire un atout dans son ascension, jusqu’à incarner l’avenir du parti démocrate, à l’image d’un "Obama au féminin" – en dépit de la déception qu’elle suscite dernièrement et du récent déclin de sa popularité. 

Que raconte son parcours de la démocratie américaine, du racisme et des inégalités hommes-femmes en politique ? Des bastions du mouvement pour les droits civiques de Berkeley et d’Oakland aux coulisses du pouvoir à Washington, ce documentaire retrace la genèse d’une héroïne américaine et pose une question centrale : une femme peut-elle conquérir la Maison-Blanche ?

https://www.arte.tv/fr/videos/102310-000-A/kamala-harris-une-ambition-americaine/



lundi 30 septembre 2024

12 ans plus tard. Et pourtant les bacheliers de 2012 ont si peu changé !

 Sur une belle initiative d’Emilie Bondoerffer et Sophie Heckmann, c’est avec un plaisir certain qu’une vingtaine de bacheliers de la promotion de 2012 a franchi à nouveau le seuil de la place des Etudiants. 

La plupart n’y étaient jamais revenus. Et beaucoup d’entre eux ne s’étaient pas revus depuis la Terminale.

             
Saurez-vous les reconnaître ?

                         

La déambulation les a menés au fil de locaux en partie transformés, depuis l’ensemble de la vie scolaire au rez-de-chaussée, le Cube et des diverses composantes, le très apprécié foyer des collégiens – bouffée de nostalgie pour certains – jusqu’au foyer des lycéens (mais où est le babyfoot ?!), la salle de musculation (oh ! On peut venir quand ?) et quelques salles de classe qui les ont marqués (aaaah, les TP de bio...) etc... 
Autre lieu marquant: les boites aux lettres des professeurs, scrutées avec grande attention pour retrouver les noms de "leurs" professeurs ou s'interroger sur leur devenir. 

Si les locaux les ont intéressés, ce sont tous les souvenirs qu’ils y ont amassés qui ont fait revivre ces lieux dans leurs conversations de plus en plus denses, entre humour et émotions partagés.

De quoi bien lancer la convivialité d’une soirée qui s’est poursuivie avec entrain dans un lieu adapté du voisinage.

dimanche 22 septembre 2024

Sara Balzer, Paul Weick, Clara Mallien: des Alumni du Gymnase très présents aux JO 2024


 On ne présente plus Sara Balzer (bac 2013) championne du monde en titre de sabre et vice-championne olympique. 

Le documentaire d’A2 qui retrace son brillant parcours – et son passage empreint d’émotion au Gymnase – est en ligne jusqu’en septembre 2025.

https://www.france.tv/documentaires/documentaires-sport/6366878-sara-balzer-d-argent-et-d-acier.html

D’autres anciens élèves se sont illustrés dans les jeux de Paris 2024. Voici ceux dont l'action a été portée à notre connaissance.

 Paul Weick (Bac 1995) a été très mobilisé en tant que Directeur régional adjoint Sécurité Transports et Défense de la DRIEAT Ile-de-France. 


Voici le message qu’il a adressé à ses équipes le 27 juillet 2024 :

  Intense moment collectif hier lors des remerciements du chef de l’Etat aux forces vives qui ont œuvré à la réussite des Jeux olympiques de Paris 2024 : COJO, services de l’Etat, collectivités locales, opérateurs publics, entreprises, ONG, fédérations sportives, volontaires…

 Heureux d’avoir pu vivre ce moment aux côtés de nos collègues de la préfecture de région Ile-de-France, de la préfecture de police, de VNF, Haropa Port, du ministère, de la DIJOP, de la Solideo, des collectivités locales et bien sûr du COJO avec lesquels nous avons préparé depuis 7 ans ces Jeux de Paris 2024.

 L’héritage de ces premiers Jeux entièrement durables de l’histoire restera : une cérémonie d’ouverture avec le fleuve pour scène qui restera gravée dans les mémoires, une Seine baignable, un verdissement des bateaux bien entamé, des équipements dont nous avons instruit les permis de construire et les multiples autorisations environnementales, l’essor du réseau cyclable, un réseau routier national amélioré, etc etc…

 Mille mercis à nos équipes de la DRIEAT qui ont œuvré dans l’ombre pour la réussite de ces Jeux depuis 7 ans. Sans leur engagement et leur enthousiasme rien n’aurait été possible !! 

Ancienne sportive de haut niveau en taekwondo, Clara Mallien  (Bac 2009) est Head of E-réputation & Social Media dans le groupe LVMH.

Elle a été retenue pour porter la flamme olympique sur un moment du parcours.

Une expérience unique dont elle témoigne :

 Il y a 20 ans je regardais les JO d’Athènes à la télé avec mes yeux d’enfant. Je découvrais Pascal Gentil et le taekwondo. Love at first sight.

J’ai passé les 20 années suivantes sur les aires de combat, de mon club strasbourgeois aux tapis de l’INSEP - Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance et dans tous les gymnases du monde.

Championne de France, représenter mon pays, rencontrer mes meilleurs amis, s’entraîner, devenir meilleure, douter, gagner, perdre et recommencer.

20 ans plus tard Paris s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques et moi j’ai eu l’honneur de porter la Flamme Olympique. 200m de liesse et de ferveur populaire, 200m pour faire briller les yeux des enfants, 200m pour se rappeler les sacrifices, 200m qui concentrent toutes les émotions que peut procurer le sport.

Merci la famille LVMH pour l’opportunité, merci aux équipes du Relais de Paris 2024 - Comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 qui accomplissent l’extraordinaire, merci le taekwondo pour les 20 dernières années.

Les Alumni sont fiers de tels engagements et félicite vivement Sara, Paul et Clara. Si vous avez connaissance des actions menées pendant ces jeux par d'autres anciens élèves, n'hésitez pas à en informer le Comité  : alumni.legymnase@gmail.com



Comment évacuer l'angoisse de Parcoursup au Gymnase

 

Parcoursup, étape décisive pour accéder à l’enseignement supérieur, génère habituellement une grande angoisse dans les familles. Mais depuis plusieurs années et dans la grande majorité des cas, voire quasiment tout le temps, les élèves du Gymnase obtiennent les vœux qu’ils ont formulés.

 Cela correspond à un nécessaire travail en amont pour que les vœux soient en phase avec les réalités, les résultats des élèves et leurs ambitions. Il s’agit de l’aboutissement d’un travail d’accompagnement piloté par la responsable du lycée avec les professeurs principaux. Il débute dès la classe de 3éme même si ce suivi est principalement positionné en classe de 2e, 1e et terminale (Forum des Métiers, Midis de l’Orientation, intervenants nombreux, aussi à l’initiative des professeurs…). Les interventions de la Conseillère d’Orientation sont aussi précieuses.

Ce travail d’accompagnement des lycéens dans leur orientation passe aussi par une harmonisation des dossiers dans les appréciations et les positionnements des élèves afin de viser à plus de cohérence et de crédibilité de l’établissement scolaire aux yeux des filières post-bac. De même, des contacts directs sont pris avec les responsables des admissions de diverses filières, notamment les plus exigeantes, pour mieux appréhender leur approche et leurs attentes.

Les résultats sont très majoritairement à la hauteur de l’investissement de l’équipe de direction et de tous ceux qui suivent le parcours de leurs élèves.

 Les Alumni félicitent la direction du Gymnase pour la qualité de cet accompagnement des élèves, de nature à rassurer les familles et à valoriser efficacement le potentiel des lycéens.

 


Les bacheliers de 1999 à la redécouverte de Lucie Berger

 A l’initiative de Jean-Daniel Brenckmann, un groupe d’anciens élèves des promotions 1999 et 2000 s’est retrouvé à Strasbourg pour partager un moment de convivialité.

 Ce fut l’occasion de revenir découvrir les lieux où certains ont passé l’intégralité de leur scolarité. Les souvenirs sont remontés au fil des escaliers et des couloirs, dans des locaux très modifiés depuis leur baccalauréat :

« Mais ce n’est pas là qu’il y avait la salle des professeurs ? » « Et le bureau du directeur, qu’est-il devenu ? » « Ah, c’est là que nous avions allemand … » « Et où est passée la cabine téléphonique du couloir du rez de chaussée ? » « Qu’est devenu l’internat ? » …..

Les salles des classes maternelles, toujours au même endroit, et le CDI, inchangé, ont permis de faire revenir des anecdotes et même le souvenir de quelques heures de colle par des documentalistes apparemment sourcilleuses.


Sont présents sur la photo : 

Jean-Daniel Brenckmann, Cassandra Eilar, Barbara Huss, Marie Jacob, Soledad Kaercher, Virginie Klein, Arnaud Kleinknecht, Lionel Lidzborski (accompagné de ses deux filles), Camille Puel, Mélanie Roos, Clara Spielmann (accompagnée de sa fille), Joachim Unternaehrer, ainsi que Dominique Verreman, membre de l’équipe d’animateurs-éducateurs en ces années-là.

Quelques années avant... Qui saura retrouver qui est qui ? 




mardi 2 juillet 2024

Lucie Berger au cœur : les chaleureuses retrouvailles des derniers bacheliers (2004) du site.

  



Un grand moment que ce 22 juin 2024 : Julie Goulon et Maryline Schell, toujours aussi volontaires (!) se sont lancées dans l’aventure de réunir leur promotion de bacheliers, la dernière à avoir passé son bac intégralement à Lucie Berger !                                                                      Comment les retrouver ? Le Yearbook des terminales a été le fil d’Ariane pour les retrouver 20 ans plus tard. Tous n’ont pas pu venir, du fait notamment d’une grande dispersion géographique.                     Mais bien des horizons étaient présents, dont un fort contingent parisien, pour partager un moment rare où le bonheur de se retrouver transparaissait.                                           Dans le fort contingent de représentants de la filière ES, allez vous retrouvez dans les photographies de la soirée les visages des élèves de Terminale tirées de leur Yearbook de 2004, ci-contre ?

Plusieurs professeurs et animateurs ont aussi pu venir pour profiter de ce bain de jouvence. Le passage dans les classes maternelles, au cours de la visite des locaux, a permis de rencontrer Myriam Abid qui a reconnu bien des visages – plus de 30 ans après les avoir eus en charge.


Myriam, à la mémoire prodigieuse, s’est amusée à leur rappeler quelques anecdotes de leur enfance. Ce qui a permis à certaines jeunes mères présentes de constater que le comportement de leur propre enfant  actuel pouvait relever d’une certaine hérédité… 

Ils étaient là:

Un montage vidéo réalisé par Julien Flippes, ancien animateur, avec la bande son adaptée, a rappelé le souvenir des « boums » dans la salle polyvalente où la joyeuse troupe s’est à nouveau réunie. 

La joyeuse soirée où ont afflué souvenirs et émotions partagées s'est poursuivie dans une annexe à la périphérie de Lucie Berger, comme semble le vouloir une tradition immémoriale. 

Les Alumni du Gymnase Lucie Berger-Jean Sturm ont très volontiers accompagné la logistique de ce superbe projet, une première dans les locaux.

mercredi 19 juin 2024

Pour la science, des collégiens du Gymnase Lucie Berger - Jean Sturm envoient un ballon dans la stratosphère

 Après un an de travail avec leur professeur de technologie, des élèves de troisième du collège Jean-Sturm ont fait s’envoler ballon, sonde et camera mardi 28 mai 2024, afin de réaliser des mesures dans la stratosphère et d’observer la courbure de la Terre. Une opération qui se déroule dans soixante écoles françaises, dont deux en Alsace.

Initié en 1992 par le Centre national d‘études spatiales, ce projet propose aux établissements de participer à une véritable expérience scientifique. 

« Il s’envole ! », s’exclament en chœur de jeunes élèves de primaire en regardant l’immense ballon jaune quitter le sol de la cour de Lucie-Berger. Dans son sillon, s’élève une boîte minutieusement accrochée à l’intérieur de laquelle se trouvent des sondes et deux objectifs afin de recueillir des données et des photos depuis la stratosphère. Pour en arriver là, une quinzaine d’élèves de troisième a travaillé toute l’année avec Vivien Baert, professeur de technologie passionné par l’espace. « Cela fait quatre ans que je participe au dispositif « Un ballon pour l’école », organisé par Planète Sciences et le Centre national d‘études spatiales (CNES)  », explique ce dernier.



Vivien Baert, professeur de technologie passionné de spatial, participe pour la quatrième fois à ce dispositif.


Accrochée au ballon, une sonde réalisée par les élèves contenant des capteurs et des caméras.


Les collégiens ont assemblé le ballon, la sonde et le parachute dans la matinée. Une antenne a été installée afin de capter les informations de la sonde.  

Capter des données sur la pollution et des images du ciel

Initié en 1992, ce projet propose aux établissements du premier et second degré en France de participer à une véritable expérience scientifique. Cette année, une soixantaine de classes, dont deux en Alsace, ont décidé de jouer le jeu. « Pendant l’année, nous avons conçu la nacelle, choisi et programmé les capteurs correspondant aux expériences que nous voulons mener, puis monté le tout » retrace Victoria, 15 ans.

Mardi, c’était donc le jour tant attendu, celui de l’envol du ballon, gonflé à l’hélium. « J’ai choisi de le faire dans la cour de Lucie-Berger où se trouvent les maternelles et les primaires afin de pouvoir convier les plus petits au lancement. J’aime l’idée d’éveiller la curiosité scientifique chez les plus jeunes », détaille Vivien Baert avant d’expliquer que les relevés devraient permettre de montrer la pollution de l’air et lancer des discussions autour de l’écologie. « Il devrait voler environ trois heures et pourrait atteindre les 30 kilomètres de haut ! Ensuite, il redescendra en douceur avec un parachute, et j’irai le chercher cet après-midi, grâce à un GPS glissé à l’intérieur. »




Images captées par le ballon stratosphérique envoyé par une classe l’année dernière. Il peut monter à 30 000 mètres.


« On travaille sur quelque chose de très concret ! »

Toute la matinée, les élèves participants ont fini d’assembler l’engin. « C’est intéressant car on travaille sur quelque chose de très concret ! », s’exclame Annaïk, 14 ans. Malgré quelques couacs, ils ont réussi à en venir à bout grâce à Pierre Scheidecker, animateur représentant de Planète Sciences. C’est lui qui s’assure que tout est bien monté, que l’antenne qui sert à capter les informations de la sonde est bien installée et la zone de décollage sécurisée. « L’idée est de rendre accessible la science aux élèves et de leur permettre de mieux comprendre les enjeux du réchauffement climatique », résume-t-il. En s’élevant, le ballon stratosphérique prend la direction de la cathédrale. Espérons que la caméra embarquée ait pris de belles images de Strasbourg.

Par Alizée Chebboub-Courtin – DNA du 29 mai 2024

Revivez le lancement avec les élèves de Lucie Berger, sur X (Twitter): 

https://x.com/le_Gymnase/status/1795392219081560310/video/1


mardi 18 juin 2024

Le grand partage de convivialité des bacheliers 2004.

Mémorables retrouvailles pour la bacheliers 2004. 

A l’initiative de Marion Herda et Pauline Dartevelle, une quarantaine d’anciens élèves, soutenus par une dizaine de professeurs et autant de proches et d'enfants, se sont retrouvés au sein du Gymnase le soir du 8 juin 2024.

Le Comité des Alumni a eu plaisir à accompagner les organisatrices pour la logistique de la soirée et l'organisation de la visite des lieux.

 La redécouverte des locaux fut longue, prolongée de la recherche de lieux qui ont marqué la mémoire de certains. Comme une fameuse salle 214 où l'enseignement de l’allemand semble avoir durablement marqué l'esprit de certains élèves .... 

 Nul besoin d’animation ensuite dans le restaurant scolaire : conversations, rires et joies partagées ont longuement résonné dans la salle où passait – quand même ! – un montage défilant de souvenirs parfois enfouis. 


Qui les reconnaîtra ?


Et maintenant ....

                      

                   

                       


Qui étaient-ils ?


Nul besoin d'autres témoignages que ceux dont vibrait le groupe WhatsApp dès les heures qui ont suivi la fin des retrouvailles, qu'on en juge plutôt:


Et que serait des retrouvailles au Gymnase sans un "after" dans une annexe, juste en face de la porte ? 

Une démultiplication des liens et des partages d'émotion qui en appellent d'autres. Le Comité des Alumni se réjouit d'avoir pu faciliter cette belle rencontre et remercie tous les participants pour leur aide et leur bonne humeur tout au long de la soirée. 









Guillaume Marival (bac 2016) nous partage son expérience depuis Dubaï.

Plusieurs années et métiers plus tard, nous sommes encore tous des “Sturmiens” comme peut en témoigner la récente rencontre de la Promo 2016 organisée par Célia Chemli et Ilana Eschbach…

Mon passage au Gymnase aura été de la Sixième (Lucie Berger) jusqu’à la Terminale. Ce fut une période de croissance personnelle où j'ai appris autant des autres élèves que de mes professeurs. L'ambiance dynamique et la diversité des profils d'élèves m'ont permis de tisser des liens forts et qui durent encore avec tous mes amis. On n’oublie rarement ces années au lycée et en particulier venant du Gymnase qui dresse une identité très forte et nous relie tous. Ces relations ont façonné ma vision du monde et ont contribué à forger ma personnalité.

Les enseignants du Gymnase étaient passionnés par leurs métiers. Ils ont suscité mon intérêt pour l'apprentissage. Leur dévouement et leur engagement envers notre réussite étaient palpables à chaque cours. Ils nous ont non seulement transmis des connaissances académiques, mais aussi des valeurs. Dans mon cas, c’est surtout les valeurs qui m’ont aidé. En effet, je suis encore frappé par mon style de l’époque et comment je suis maintenant. Je n’avais pas de grands objectifs et n’avais pas du tout de bonnes notes. Le sport me plaisait et j’en faisais beaucoup mais n’ai jamais eu les résultats qui suivaient ni au tennis ni au basket donc ce qui m’a vraiment aidé à me développer ce sont vraiment les valeurs acquises lors de mes années au Gymnase.

Je retiendrais tout de même mon échange à Madrid en Seconde. En tant qu'élève LV2 Espagnol, je suis  parti avec ma classe pour passer une semaine mémorable dans une famille espagnole. J’ai tissé des liens forts avec mon correspondant qui avait exactement le même âge. Nos profils correspondaient et furent de même pour mon ami de Sturm qui était lui aussi tombé sur un correspondant ayant les mêmes passions. Nous avons passé les étés de la Seconde à la Terminale ensemble, combinant 2 semaines à Madrid et 2 autres à Strasbourg. Nous avons pu leur faire découvrir le Haut-Kœnigsbourg ou bien encore Colmar avec ses maisons colorées, mais il s’agissait surtout pour eux d’apprendre le français aux côtés de nos amis. Cette expérience a renforcé ma passion pour les voyages, les échanges et a prouvé que l’hospitalité est précieuse.

  Qu’améliorer au Gymnase ?

Il est difficile de trouver des axes d’amélioration car j’ai passé le collège et le lycée au Gymnase uniquement. Cependant, mes expériences extra-européennes, notamment en Colombie, en Chine et actuellement à Dubai sont très enrichissantes car j’ai pu voir d’autres méthodes éducatives. Ici à Dubai, le modèle anglo-saxon domine dans les écoles et dès le collège, on donne des business games aux étudiants. Il s’agit de projets où les élèves doivent gérer une micro-entreprise en groupe. Ces projets semblent offrir des opportunités uniques pour développer des compétences pratiques et entrepreneuriales telles que la créativité, la recherche de solution, le leadership et la gestion financière. Ces initiatives, axées sur l'apprentissage par l'action, pourraient compléter avantageusement le curriculum français.

 Quel est l’élément important qui a orienté votre trajectoire professionnelle ?

Mon professeur d'économie, Monsieur Hubert Mayer, a joué un rôle crucial dans mon orientation professionnelle. Sa passion pour le sujet a éveillé en moi un intérêt pour le domaine de l'économie et du commerce, ce qui a influencé ma décision de poursuivre des études dans ce domaine.

 Et après le Gymnase ?

Après le Gymnase, j'ai choisi de poursuivre mes études en rejoignant un IUT en Techniques de Commercialisation. Ces années ont été une période d'apprentissage intense où j'ai acquis des compétences pratiques et une compréhension approfondie des principes du commerce et du marketing. Je suis parti effectuer un stage en Colombie pendant 3 mois dans une association œuvrant pour le développement des échanges étudiants entre universités colombiennes et IUT de France.

 Par la suite, j'ai intégré SKEMA Business School à Sophia-Antipolis (près de Nice) pour obtenir un Master en Digital Business et Data Analytics. Cette expérience a été transformative, me permettant d'explorer de nouveaux domaines et saisir une nouvelle occasion d'ouvrir mes horizons puisque je suis parti en échange universitaire en Chine. L’Empire du Milieu a fortiori réussi à ouvrir mes horizons car je pensais que c’était un mythe le fait qu’on mangeait du chien en Chine. Malheureusement, j’ai dû partir précipitamment à cause de la Covid-19 et n’ai pu compléter mon semestre d’études à Shanghai.

 Quelles seraient pour vous les connaissances, compétences, les qualités personnelles à privilégier ?

Il est important de rester curieux et de ne jamais cesser d'explorer de nouveaux horizons. Il y a deux types de profils, les généralistes et les spécialistes. Essayez de trouver votre groupe.

La vie est un marathon, pas un sprint donc dépensez votre énergie intelligemment. Vous pouvez vous reposer sur vos lauriers quelques années mais choisissez bien les années au trot et celles au galop.

Enfin, la vie n’est qu’une question de décision, soyez visionnaire, apprenez à prioriser et prenez votre temps pour les décisions importantes. Rien n’arrive par hasard.

 Quels sont les dangers/risques auxquels il convient d’être attentif ?

L'un des pièges à éviter est de se laisser influencer par les attentes extérieures au détriment de ses propres aspirations. Il est essentiel de rester fidèle à soi-même et de suivre son propre chemin, même s'il semble moins conventionnel. Chacun a un parcours unique à suivre, et il est important de ne pas se comparer aux autres.

 Vous poursuivez votre parcours dans un pays autre que la France. Pourquoi ?

Mon choix de vivre à Dubaï après mes études a été une décision audacieuse, mais gratifiante. Je n’avais pas vraiment choisi Dubaï mais comme j’avais passé un mois seulement en Chine à cause de la Covid-19, je devais encore passer trois mois à l’étranger pour l’obtention de mon Master à SKEMA. J’ai donc obtenu un stage chez Adidas dans le département stratégie. Depuis Dubaï, Adidas pilote tous les marchés émergents de la Thaïlande jusqu’à l’Afrique du Sud en passant par l’Inde et j’étais dans le département Stratégie.

 Si la Covid-19 n’était jamais arrivée, je n’aurais sans doute jamais été à Dubaï ni même travaillé pour Adidas, donc je recommande aux lycéens actuels d'être résilients et de voir les défis comme des opportunités car elles peuvent ouvrir des portes insoupçonnées.

  Suite à mon stage, j’ai terminé mon Master à Skema et ai déménagé officiellement à Dubaï, ville conue pour son hospitalité, à mes 23 ans avec un CDI chez Adidas dans le même département.

 Que pourriez-vous tirer de votre expérience pour informer des lycéens actuels?

En conclusion, je dirais aux lycéens actuels : restez ouverts aux opportunités et suivez votre instinct. Les meilleures choses arrivent souvent quand on s'y attend le moins.